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    Société

    États généraux des entreprises citoyennes: Le rêve d’une croissance équitable pour tous

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5539 Le 20/06/2019 | Partager
    Préserver le capital financier, mais aussi le capital humain et naturel
    Etats, entreprises et citoyens, une action tripartite obligatoire
    Un plaidoyer en ce sens sera présenté à l’ONU en septembre
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    Amandine Lepoutre, présidente de Thinkers & Doers, aux commandes de l’organisation de l’événement, met en avant l’impératif d’une action commune entre les entreprises et la société civile (Ph. Thinkers & Doers)

    Le climat, l’égalité et le progrès social sont des enjeux clés pour l’humanité. Pour y arriver, le changement doit être radical. C’est cette perspective qui est au coeur des États généraux des entreprises citoyennes, organisés du 28 au 30 juin prochain à Essaouira. Quelque 250 personnes sont attendues dans la ville des alizés pour travailler sur un plaidoyer qui sera présenté à l’ONU en septembre, mettant au cœur de son propos le rôle des acteurs économiques pour que la croissance soit inclusive.

    Amandine Lepoutre, présidente de Thinkers & Doers, aux commandes de l’organisation de l’événement, met en avant l’impératif d’une action commune entre les entreprises et la société civile. Pour elle, le fonctionnement classique d’un monde économique, qui crée de la richesse et du progrès et d’un système politique qui en régule le fonctionnement et en corrige les défauts, n’est plus valide. La question aujourd’hui étant de savoir comment concilier l’avènement d’un nouveau modèle sans déstabiliser l’ordre général. Quelques éléments de réponse.

    - L’Economiste: Vous parlez de prospérité et de mobilisation des acteurs économiques pour l’humanité, et vous appelez à la bascule...
    - Amandine Lepoutre:
    Nos sociétés sont en train de changer. Elles doivent changer. Et pour retrouver une sérénité dans l’action, pour continuer à grandir, à se développer, à renouer avec une certaine idée du progrès social, nous défendons parmi les membres de Thinkers & Doers le principe d’une action commune entre les entreprises et la société civile. Appuyées, soutenues par l’État. Le principe d’une action tripartite permettra de créer ce nouveau modèle, de basculer vers un système qui met au cœur de ses considérations la question de la prospérité finalement. Si les industries, les entreprises, les plateformes technologiques ne mettent pas au cœur de leur performance les enjeux qui mettent en danger l’humanité entière, elles ont peu de chances de durer.

    - Quelques pistes de changement?
    - Si les mesures que nous prenons vont dans le bon sens et sont prises à des niveaux institutionnels, gouvernementaux, internationaux mais aussi locaux, il est urgent aujourd’hui de rassurer les entreprises, les acteurs économiques et sociaux sur la faisabilité à mettre en place cette transformation. C’est par des mesures concrètes qui font changer les perceptions et les modalités d’action dans le même temps que nous y arriverons. Prenons, par exemple, l’universalité de la norme comptable. Nous échangeons en ce moment avec différents acteurs pour faire évoluer la comptabilité triple capital. Un terme barbare pour «compter ce qui compte vraiment». A savoir, changer notre approche de la création de valeur qui, aujourd’hui, veille à préserver le capital financier sans tenir compte du capital humain et naturel. Il devient primordial également de développer la culture de l’impact ou de l’impact investing. Nos membres, les fonds, les banques, les sociétés d’investissement parlent de plus en plus de ces nouveaux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) qui conduisent à repenser totalement les logiques d’investissement, les portefeuilles bancaires.

    - Quelle place ont les citoyens dans cette transformation?
    - Dans ce nouveau modèle de croissance inclusive, il y a désormais 3 acteurs. Un historique, les Etats qui deviennent des facilitateurs. Un en qui on place beaucoup d’espoirs et envers lequel on multiplie les injonctions à l’action pour le bien commun: l’entreprise. Un troisième acteur s’est invité à la table des négociations et du changement: les citoyens. Des opérations comme l’Affaire du siècle qui regroupe 2 millions de signataires réclamant l’action des Etats, des marches pour le climat, 1 million d’enfants rassemblés en Asie pour manifester pour la paix… montrent clairement le pouvoir des actions citoyennes.

    Propos recueillis par J.A.

     

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