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    Culture

    Mawazine, Gnaoua: Le plein de musique ce week-end

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5539 Le 20/06/2019 | Partager
    Essaouira et Rabat reprennent le flambeau
    Rock, jazz, pop, musique arabe, gnaoua… Il y en aura pour tous les goûts
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    Depuis de nombreuses années, la scène du Bouregreg est exclusiment dédiée à la musique africaine. De très grands noms y sont passés, tels que Manu Dibango, Rokia Troré, Oumou Sangaré. Cette année, c’est les Sud-Africains BCUC qui ouvrent le bal (Crédit Mawazine)

    C’est parti, la saison des festivals bat son plein. Après les Musiques sacrées de Fès, le Marrakech du Rire, dans la ville ocre, c’est autour des villes d’Essaouira et Rabat d’emboîter le pas. Les dates se succèdent, se télescopent, au grand dam des festivaliers, désœuvrés toute l’année et  qui ne savent plus où donner de la tête en cette période de foisonnement musical.

    Dans la ville des Alizées, la fête commence ce soir. Cette 22e édition du festival Gnaoua et Musiques du monde propose trois jours d’exploration musicale déclinée en 40 concerts, dans toute la ville. Fidèle à son esprit qui fusionne les affluences musicales avec le genre gnaoui, la programmation de cette édition a été pensée  comme une invitation au voyage. 

    Musique cubaine, touareg, tamoule, mais aussi le jazz, le flamenco, le reggae… et bien sûr la tagnaouite seront au cœur d’un dialogue. De belles conversations en perspective entre les maâlem gnaouis et les Cubains Osain des Monte, les Touaregs Tinariwen, les représentants du flamenco Maria del Mar Moreno et Jorge Pardo, ou encore les Amazighs Imdiaze. Voyage dans la musique plus contemporaine également avec l’artiste sorcier congolais Baloji, ou la chanteuse britannique d’origine tamoule Susheela Raman.

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    A Essaouira, malgré la présence de grands musiciens dont certains mythiques, les mâalem restent les stars incontestées du festival (Ph. FGMM)

    Du côté de la capitale, le coup d’envoi de Mawazine sera donné demain, vendredi 21 juin. L’évènement phare se poursuivra jusqu’au 29. Pour ce week-end, sur la scène OLM Souissi, le phénomène de la musique espagnole, Rosalía, et le Colombien J Balvin lanceront les festivités. Le lendemain, le rappeur franco-marocain Lartiste précédera l’un des DJ les plus populaires du monde, David Guetta.

    Dimanche, les rappeurs toulousains Bigflo reprennent le flambeau, devançant les sonorités Rnb du Franco-Congolais Dadju, qui n’est autre que le jeune frère de Maître Gims. Sur la scène Nahda, les grandes voix du Liban, d’Egypte, de la Palestine, de la Jordanie et des Emirats arabes se succéderont, comme à l’accoutumée, au grand plaisir des amateurs de musique arabe et autre pop moyen-orientale.

    En première partie, des artistes marocains, dont le registre est proche des sonorités orientales, échaufferont le public. C’est la diva libanaise Carole Samah, artiste aux multiples récompenses internationales, qui fera l’ouverture. Le même soir, Mohamed Réda assurera la première partie de la soirée. Toujours du Liban,  Assi El Hillani, le spécialise de la chanson «Jabali», surnommé le «Chevalier de la musique arabe», reprend le relais samedi 22 juin. 

    L’Afrique, qui a élu domicile depuis de nombreuses années sur la scène du Bouregreg, sera dignement fêtée. Un concert d’ouverture explosif en perspective avec le groupe sud-africain BCUC, des sonorités entre soul et punk-rock, mélangées à des rythmes traditionnels Nguni et Tsonga. La soirée du samedi sera tout aussi électrique.

    Venu de Kinshasa, le groupe Kokoko se produira pour la première fois au Maroc. Composé de musiciens et d’artistes plasticiens, le collectif réinvente la musique électronique  avec des instruments de récupération. Kery James, figure du rap francophone,  sera lui programmé dimanche  23 juin. Figure de prou du rap politique, l’artiste d’origine haïtienne livrera, comme d’habitude, une performance sans concession.

    A.Bo

     

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