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    Donald Trump: «Promesses faites, promesses tenues…»

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5537 Le 18/06/2019 | Partager
    En quête d’un second mandat, il repart en campagne
    Il y a des leçons à tirer
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    Donald Trump doit lancer mardi 18 juin à Orlando sa campagne pour sa réélection en 2020. L’économie américaine a démarré 2019 sur les chapeaux de roue mais la conjoncture pourrait se détériorer en raison de l’intensification de la guerre commerciale et une inflation toujours au ralenti malgré le plein emploi. Pour l’heure, le FMI a revu à la hausse les prévisions de croissance: +2,6% cette année et +2% l’an prochain, prenant acte d’une activité plus forte que prévu au premier trimestre (Ph. AFP)

    Donald Trump doit lancer officiellement ce mardi 18 juin sa campagne pour un second mandat. Face à lui, les électeurs ont encore de longs mois pour choisir parmi plusieurs candidats dans la course à l’investiture démocrate qui ne s’achèvera officiellement qu’à l’été 2020. «Promesses faites, promesses tenues»: c’est le slogan du président américain en quête d’un second mandat qui lui permettrait de diriger la première puissance mondiale jusqu’en janvier 2025. Tour d’horizon du premier mandat:

    Les réalisations

    ■ Economie: Donald Trump devrait axer sa campagne sur ce volet. La croissance est de 3,1% au premier trimestre 2019 et la dernière récession remonte à la décennie précédente. Le chômage pointe à son taux le plus bas en cinquante ans, à 3,6%. Mais les fréquentes envolées du milliardaire républicain se targuant d’avoir la meilleure économie de l’histoire américaine sont néanmoins exagérées. Les économistes anticipent des menaces exponentielles, dont une dette publique en forte ascension et les fronts ouverts par les Etats-Unis dans la guerre commerciale. Malgré les promesses de l’administration Trump de financer les réductions d’impôts grâce au boum économique, le déficit budgétaire américain continue de se creuser pour bientôt approcher 1.000 milliards de dollars.

    ■ Justice: Le républicain avait promis de nommer un grand nombre de juges fédéraux conservateurs. Mission accomplie. Sa plus grande réussite sur le terrain du droit reste la nomination de Neil Gorsuch et de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis. Ces deux nominations ont ancré pour des années dans le camp conservateur la plus haute juridiction américaine, qui tranche les débats sociétaux les plus vifs.

    ■ Politique étrangère: Le natif de New York avait promis de secouer la scène internationale, c’est chose faite. Mais les Etats-Unis sont-ils désormais respectés dans le monde, comme il le martèle? Le débat est ouvert. Trump a retiré les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat et du traité entre les grandes puissances et l’Iran censé forcer Téhéran à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Guerre commerciale avec la Chine, exigences d’une hausse des dépenses des alliés au budget de l’Otan, renégociation de l’accord de libre-échange Aléna avec le Mexique et le Canada: Donald Trump n’a pas tergiversé. Mais sa tentative de charme avec le leader nord-coréen Kim Jong Un n’a, jusqu’à présent, pas abouti à la dénucléarisation de Pyongyang. Prenant le contrepied de décennies de statu quo dans la diplomatie internationale, il a reconnu Jérusalem (Al Qods) comme capitale d’Israël et y a transféré, depuis Tel-Aviv, l’ambassade américaine.

    Les ratés

    ■ Santé: L’ancien homme d’affaires, qui vient de fêter ses 73 ans, n’a pas transformé l’essai de l’une de ses principales promesses: abroger Obamacare, réforme santé emblématique de son prédécesseur démocrate. Cette loi, qui a permis à des millions d’Américains de souscrire une assurance santé, est critiquée par les conservateurs mais elle est en général plutôt populaire. Et les républicains n’ont pas proposé d’alternative crédible.

    ■  Immigration: Eriger un mur à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l’immigration clandestine et faire payer la construction à Mexico, c’était une autre promesse phare. Mais ce mur n’est pas sur pied et Mexico n’a rien déboursé. Le bras de fer entre Donald Trump et le Congrès sur le financement pour achever cette infrastructure a même provoqué 35 jours de fermeture partielle de l’administration fédérale au tournant de 2018-2019, un record. Trump a finalement décrété l’urgence nationale pour débloquer des fonds fédéraux. Mais un juge a bloqué temporairement cette mesure. Il a aussi récemment menacé le Mexique d’instaurer des taxes douanières, pour le forcer à freiner l’arrivée d’immigrants d’Amérique centrale à la frontière américaine.

    ■ Elections de mi-mandat: Son nom ne figurait pas sur les bulletins aux élections de mi-mandat en novembre 2018, mais Donald Trump en a fait un référendum sur sa personne en faisant campagne. Et il a, en somme, perdu. Si les républicains ont consolidé leur maigre avance au Sénat, le Grand Old Party a perdu la majorité à la Chambre des représentants. Ce qui permet aux parlementaires démocrates de lancer de nombreuses enquêtes le concernant.

    F. Z. T.

     

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