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    Economie

    Enquête L’Economiste-Sunergia: 3% des Marocains sont végétariens, en majorité des seniors

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5533 Le 12/06/2019 | Partager
    La consommation des viandes concentrée à 50% sur la volaille
    14 kg de viande rouge par habitant
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    Un peu plus des 2/3 des Marocains consomment de la viande de manière fréquente (plus de 3 fois par semaine). Ils relèvent davantage des villes et sont âgés de 45-54 ans

    Autres temps, autres mœurs. Le Marocain n’est plus à 100% «carnivore». Il se range désormais parmi les végétariens. Certes, la tendance est encore timide mais elle est révélatrice de nouvelles habitudes alimentaires véhiculées par le monde développé.

    L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes, évalue à 3% la population sondée au sujet de la consommation des viandes. (Voir encadré ci-contre). L’échantillon de l’enquête est essentiellement urbain (84%) et une personne sur deux (53%). Il prédomine dans la région du Centre où la proportion des sondés atteint 78% et la proportion des végétariens 5%. Mais dans l’absolu, ce sont les seniors (65 ans et plus) qui prennent la distance avec la viande. L’apparition de pathologies chroniques parmi cette tranche d’âge y est sans doute pour beaucoup.

    L’enquête révèle en effet, que les 2/3 des Marocains restent accros aux viandes. Ils déclarent consommer les produits carnés de manière fréquente: plus de 3 fois par semaine. Ils relèvent pour plus de moitié des âges de 45-54 ans. Là aussi, la région du Centre tient la pole position avec un taux de 48%.

    Par milieu de résidence, les urbains arrivent en tête: 82% alors que les ruraux représentent moins de 30%. Ils se mettent toutefois sur un pied d’égalité le jour de la fête du mouton. Quoi qu’il en soit, la consommation des viandes reste en dessous de la ration recommandée par l’Organisation mondiale de la santé: 50 grammes par habitant et par jour.

    marocains_vegetariens_2_033.jpg

    La consommation des viandes rouges a peu évolué. De 6 kg/hab/an en 2000, elle frôle actuellement les 14kg. En revanche, celle de la viande blanche est en hausse soutenue, vu son prix très compétitif

    Selon les derniers chiffres de l’interprofession de la filière des viandes rouges, la consommation par habitant et par an aurait dépassé la barre de 14 kg actuellement. Par contre, celle de la volaille avoisine les 17 kg. (Voir infographie ci-contre). Pourquoi la viande bovine reste la moins consommée bien que la production ait augmentée de 20% environ? C’est l’effet prix, constatent les éleveurs puisque le prix carcasse a tendance à se stabiliser aux alentours de 65 DH/kg.

    Au niveau du détail, ce prix passe à 75 DH pour le tout venant (tagine), à 90 DH pour la viande hachée et 120 DH/kg pour le steak, voire plus chez certains bouchers de quartiers huppés. Pas donc de comparaison avec le salaire minimum garanti. Entre l’éleveur, le boucher et le consommateur se trouve bien évidemment le chevillard qui constitue le maillon le plus fort de la chaîne.

    Officiellement, ils sont 3.000 sans compter les chevillards-bouchers à détenir la licence pour exercer le métier. Le tout, dans un marché super-protégé à l’import: le droit d’importation culmine à 200%. Seule la viande hachée destinée aux fast-foods bénéficie de droit d’importation réduit et celle destinée aux Forces armées royales est exonérée.

    A l’opposé, la viande blanche enregistre une dynamique soutenue tant en ce qui concerne la production que la consommation. Avec 500.000 tonnes de production annuelle, la filière avicole assure une consommation de plus de 16 Kg/hab/an. 

    Cette moyenne est légèrement supérieure à celle de nos voisins algériens qui consomment 12 kg de volaille mais inférieure à celle des Tunisiens qui atteint 18,6 kg. La filière participe par ailleurs par une productin d’œufs de consommation estimée à 3,9 milliards d’unités.

                                                           

    Fiche technique de l’enquête

    L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes fait partie de My Market Insights de Sunergia. Elle a été réalisée par téléphone du 18 février au 7 mars 2019. Ce sondage aborde plusieurs thématiques: marques marocaines, consommation viande, l’assurance est-elle halal?, logo d’entreprise, l’importance de la musique dans la vie d’une personne...
    L’échantillon de base compte 8.404 personnes. Au final, environ 1.000 appels ont abouti à des réponses. Ce qui représente 12% de l’échantillon contre 13% de refus, 3% d’abandon et 72% de personnes injoignables. Le profil des sondés a été établi conformément à la structure de la population marocaine recensée en 2014 par le Haut commissariat au plan (HCP). Les sondés sont à 49% des hommes et à 51% des femmes. Par ailleurs, 78% des personnes interrogées sont des citadins et 21% des ruraux. Toutes les grandes régions sont pratiquement représentées: nord-est (30%), centre (41%) et sud (29%). Par tranches d’âge, les 15-34 ans représentent environ la moitié de l’échantillon contre 34% pour les 35-54 ans et 19% ont 55 ans et plus. Le tiers des répondants déclarent avoir effectué des études supérieures.

    A.G.

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