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    Marrakech: Le transport urbain, toujours confié à Alsa!

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5531 Le 10/06/2019 | Partager
    La mairie rallonge le contrat pour une année de plus et reporte l’appel d’offres
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    Jusqu’à maintenant, Marrakech est une des rares villes où la gestion du transport urbain roule sans générer de gros problèmes, à la grande satisfaction des usagers (Ph. L'Economiste)

    Pas de changement pour l’heure pour le transport urbain à Marrakech. Du moins jusqu’à 2020. Le conseil communal de la ville vient d’approuver la décision de rallonger exceptionnellement d’une année de plus le contrat d’exploitation d’Alsa. Il reporte en conséquence l’appel d’offres lancé en décembre dernier.

    Derrière cette décision, des vices de forme autour du cahier des charges de l’appel d’offres pour renouveler la concession et désigner le futur adjudicataire. Celui-ci avait été en décembre dernier pour une ouverture des plis le 7 janvier, qui sera reporté à fin février avec des clauses jugées en deçà des attentes de Marrakech. Entre temps, le wali de Marrakech/Safi aurait demandé plus de temps pour peaufiner le processus d’adjudication.

    C’est en 1999 que le groupe Alsa s'était adjugé la concession de l'exploitation du transport urbain à Marrakech, investissant quelque 120 millions de DH pour prendre le relais de la Régie de transport de la ville après sa débâcle financière. Le groupe espagnol a obtenu la concession exclusive de l'exploitation des lignes régulières de transport urbain sur la ville de Marrakech pour une période de quinze ans et un rallongement de 5 ans.

    Ainsi, son contrat devait s’achever fin juin. Initialement, le transporteur s’était engagé sur 18 lignes avec bus en service. Il opère aujourd’hui avec 37 lignes mises dont 15 en périphérie couvrant l’ensemble des quartiers de Marrakech et plusieurs provinces. «Le développement des lignes a été toujours discuté entre les deux partenaires et aussi la société civile. C’est ce qui nous a permis d’avancer malgré l’existence de lignes déficitaires», indique le DG d’Alsa, Alberto Perez.

    De son côté, l’autorité délégante à Marrakech a assumé ses responsabilités créant, par conséquent, des conditions de succès à l’exploitant des transports urbains. L’opérateur présent aussi à Tanger et à Rabat souhaite poursuivre son expérience à Marrakech et compte bien soumissionner pour un nouveau contrat de gestion dans la cité ocre. Il lorgne aussi l’exploitation des bus à Casablanca.

    A Marrakech, la société transporte 200.000 passagers par jour, soit le quart de la population de la ville pour un chiffre d’affaires de 200 millions de DH par an. Depuis 1999, c’est une des rares villes où la gestion du transport urbain roule sans générer de gros problèmes, à la grande satisfaction des usagers. Cela ne signifie pas pour autant que tout est parfait. 

    Aujourd’hui, le transport par bus enregistre un bond sans précédent et la ville fait face à un si grand essor économique, subissant désormais une circulation monstre qui exige une réflexion sur son futur. «Nous sommes dans une boucle: lorsque les trajets en bus prennent plus de temps, la capacité du transport urbain baisse. Et les passagers habituels vont vers d’autres formes de transport qui, de leur côté, créent davantage de turbulences au niveau de la circulation. Il faut anticiper ce genre d’évolution qui finira par nuire à la ville», espère le DG d’Alsa.

    B.B.

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