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    Régions

    Larache renforce son capital oliveraie

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5529 Le 03/06/2019 | Partager
    Avec 400 ha de plus, la région concurrence Ouezzane, fief historique de l’olivier du Nord
    Les variétés prévues sont les marocaines Haouzia et Mnara à raison de 50% chacune
    Le rendement moyen visé est de 4 t/ha, soit le double du rendement actuel
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    Cadence maintenue pour le développement de l’olivier à Larache. La direction provinciale de l’agriculture de Tanger, dont dépend cette ville atlantique, compte lancer la plantation de 400 hectares supplémentaires d’oliviers sur les 24 prochains mois.

    Cette plantation aura lieu dans le cercle de Moulay Abdessalam. L’initiative intervient dans le cadre du programme de développement de l’arboriculture fruitière dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, lancé par le département de l’Agriculture. L'objectif de ce choix est de «dynamiser et restaurer l'économie locale» en modernisant les systèmes de production et de valorisation.

    Le site sélectionné est idéalement adapté à ce type de plantation avec des conditions climatiques favorables et un savoir-faire des agriculteurs et surtout un important potentiel de production. Les variétés prévues sont les marocaines Haouzia et Mnara à raison de 50% chacune. Selon la DPA, l’estimation du coût de l’opération, qui a fait l’objet d’un appel d’offres, est de 4,8 millions de DH.

    Historiquement, l’olivier était concentré dans la région d’Ouezzane, connue pour ses hivers frais, dont cet arbre est friand. Mais depuis quelques années, sa culture a essaimé et l’une des régions les plus encourageantes est Larache qui offre des conditions climatiques similaires.

    Et il semble que le pari est réussi. La zone que caressent les fraîches brises de l’Atlantique a montré sa capacité à concurrencer les flancs des montagnes du Rif et la superficie dédiée à l’olivier y a explosé, passant de 10.000 à 34.000 ha en moins de cinq ans.

    Cette réussite a été accompagnée par le programme Maroc Vert avec l’appui financier du Morocco Challenge Account (MCA) qui a pris en charge la plantation de 19.000 hectares d’oliviers au Nord. Ces plantations entrent dans le cadre du développement de la filière oléicole chez les petits agriculteurs, inscrite dans le Pilier II du Plan Maroc Vert.

    Le programme vise la reconversion des superficies à vocation non céréalière par la plantation d’oliviers, culture à plus forte valeur ajoutée. Il s’agit aussi de tirer vers le haut la valeur de la production en encourageant une production d’olives et d’huile de qualité conforme aux normes. En outre, il cherche à encourager la création de nouveaux emplois qui, pour la seule région du Nord, ont dépassé les 4.000.

    Le rendement moyen que vise ce programme est de 4 tonnes par hectare, soit le double du rendement actuel. Le volume traité atteindra les 75.000 tonnes d’olives avec un rendement par hectare de près de 60.000 DH, trois fois plus que la moyenne actuelle.

    Le programme a aussi permis la construction de plusieurs unités de trituration dont 12 unités modernes de taille moyenne d’une capacité totale de 20 à 30 tonnes par jour. En plus, 4 autres unités de taille plus importante avec une capacité de 60 tonnes par jour ont été lancées dans le cadre de projets du genre «Catalys Fund» financé par le MCA au profit de 4 groupements d’intérêt économique (GIE). A noter que la capacité de trituration frôle actuellement les 200.000 tonnes par an.

    La trituration se développe

    La région dispose actuellement de 125 unités de trituration modernes. Leur nombre a explosé avec le lancement du programme Maroc Vert qui a encouragé leur mise en place. La capacité de trituration est passée de 27.000 tonnes en 2010 à 195.000 tonnes en 2018, soit un accroissement de 700%. La plus grande quantité d’huile d’olive provient du secteur moderne, ce qui confère à l’huile d’olive de la région une bonne notoriété sur le marché.
    Afin de maintenir cette qualité, le ministère a entamé un programme de mise à niveau et d’accompagnement de ces unités en vue de leur mise en conformité avec les normes sanitaires requises.

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