×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Renault-Fiat: Un géant de l’automobile dans les starting-blocks

    Par L'Economiste | Edition N°:5525 Le 28/05/2019 | Partager
    Le nouvel ensemble table sur la vente de plus de 8,7 millions de véhicules par an
    Chamboulement du rapport de forces Renault/Nissan
    renault-fiat-025.jpg

    Renault et FiatChrysler, un futur géant. Les deux groupes formeraient un mastodonte mondial de la construction automobile avec des synergies annuelles supérieures à 5 milliards d’euros (Ph. L.T.)

    Marier FiatChrysler (FCA) et Renault pour donner naissance à un mastodonte pesant plus de 30 milliards d’euros en Bourse. Telle est l’offre présentée hier, lundi 27 mai, par le constructeur automobile italo-américain FiatChrysler (FCA) à son homologue français Renault. Saluée par les Etats français et italien, l’offre pourrait chambouler l’industrie automobile mondiale et le rapport de forces entre le français et son allié japonais Nissan.

    Le rapprochement FCA-Renault donnerait naissance au troisième «fabricant d’équipements d’origine» (FEO) mondial, avec des ventes annuelles s’élevant à 8,7 millions de véhicules et une «forte présence dans des régions et segments-clés. Le portefeuille des deux groupes étant large et complémentaire, une fusion fournirait une couverture complète du marché, du luxe au segment généraliste et grand public.

    FCA et Renault, qui produisent tous deux des voitures populaires, auraient la possibilité de faire jouer des synergies et partager de nombreux éléments techniques. Renault apporterait son savoir-faire dans l’électrique, et Fiat Chrysler s’offrirait ainsi une part de marché importante en Amérique du Nord, avec des gros SUV et pick-up particulièrement rentables.

    Pour rassurer les représentants du personnel, FiatChrysler assure que la fusion ne se traduirait pas par une fermeture de sites de production, tout en évoquant des synergies annuelles supérieures à 5 milliards d’euros.

    Autre enjeu et non des moindres, les constructeurs cherchent à joindre leurs forces pour réaliser les investissements colossaux rendus nécessaires par les évolutions technologiques: électrification, conduite autonome, véhicules connectés... Les constructeurs affrontent, par ailleurs, une conjoncture mondiale difficile avec notamment un retournement du marché chinois.

    L’opportunité d’un tel rapprochement conforterait l’empreinte industrielle du constructeur français Renault. Cela pourrait se traduire par de nouvelles opportunités chez Renault Maroc dont le volume de production est en progression continue. En 2018, le groupe a dépassé pour la première fois la barre des 400.000 unités produites (402.150 véhicules précisément), soit une hausse de près de 7% par rapport à 2017.

    Selon une source proche du dossier, citée par l’AFP, l’annonce est l’aboutissement de discussions qui avaient commencé sous Carlos Ghosn, l’ancien patron du constructeur français, mis en examen au Japon pour des malversations financières.

    L’arrestation fin novembre de Ghosn a déclenché une crise entre Renault et son allié japonais Nissan (qui contrôle Mitsubishi Motors). La source estime que le projet laisse la porte ouverte à Nissan pour faire partie de ce rapprochement.

    En comptant Nissan et Mitsubishi, la fusion créerait un ensemble de près de 16 millions de véhicules, devançant le mastodonte allemand Volkswagen (10,6 millions) et Toyota (10,59 millions). Une alliance franco-italo-américaine changerait aussi le rapport de forces au sein de l’attelage Renault-Nissan-Mitsubishi. Laquelle vient justement d’être sèchement éconduite par Nissan, à qui Renault proposait une union plus étroite.

    Quant à FiatChrysler, en grande difficulté en Europe, il est depuis plusieurs semaines au centre de rumeurs de rapprochement. Début mars, le français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) avait également manifesté son intérêt pour le groupe italo-américain.

    Deal

    Le projet présenté par FCA prévoit la fusion des deux groupes au sein d’une société-mère de droit néerlandais. La nouvelle entité serait détenue à parité (50/50) par les deux constructeurs et serait cotée à Paris, New-York et Milan. Afin de rééquilibrer la valeur des deux groupes, un dividende exceptionnel de 2,5 milliards d’euros sera versé aux actionnaires de FCA. Réuni hier, lundi 27 mai, le conseil d’administration de Renault a annoncé qu’il allait «étudier avec intérêt l’opportunité d’un tel rapprochement, générateur de valeur additionnelle pour l’Alliance» avec Nissan et Mitsubishi. Mais il faudrait attendre des jours, voire des semaines, pour que soit connue la décision de Renault sur l’offre de fusion de FCA.

    M.Ko. avec Agences

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc