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    Régions

    Oujda: Rififi à l’Université Mohammed Ier

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5523 Le 24/05/2019 | Partager
    L’UMT en lutte ouverte avec la présidence qui refuserait de répondre à ses doléances
    L’administration assure mener un dialogue concret avec tous les autres syndicats
    L’UMT exclue de la commission car n’a pas participé aux précédentes élections
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    Les participants à ces sit-in appellent à plus de transparence dans la notation, l’octroi des primes et la gestion administrative (Ph. A.K)

    Le torchon brûle à l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda entre les partisans de l’Union marocaine du travail (UMT) et la présidence. Grèves et sit-in de mécontentement sont régulièrement tenus par ces syndicalistes qui déplorent que leur cahier revendicatif reste lettre morte et pointent du doigt l’entêtement de la présidence à l’égard de leurs revendications. Ils protestent également contre le refus d’autorisation infligé aux fonctionnaires qui souhaitent poursuite des études.

    Aussi, les 22 et 23 mai derniers, ont-ils manifesté leur désapprobation à travers des actions ciblées, à savoir le port d’un brassard rouge lors des heures de travail, le boycott des activités administratives durant une heure et la tenue d’un sit-in de protestation devant la présidence de l’université. Leur but est de mettre fin à ce qu’ils qualifient «d’autisme de la présidence» qui refuserait d’initier un dialogue responsable débouchant sur des solutions concrètes.

    Les protestataires se considèrent également «lésés en matière de rémunérations de mérite et que la distribution des primes n’est pas équitable», soulignent-ils dans leur dernier communiqué. La marginalisation des cadres lors des consultations pour l’organisation des concours administratifs et le redéploiement des fonctionnaires font également partie de leurs revendications.

    La présidence de l’Université Mohammed 1er tient un tout autre discours. Elle précise que ses portes sont ouvertes à tout dialogue constructif et qu’elle est prête à répondre positivement aux propositions qui placent l’intérêt général en tête des revendications.  C’est la conduite tenue avec les représentants des syndicats les plus représentatifs dans le cadre des commissions paritaires.

    «Les décisions importantes sont prises après réflexion et consultation avec les 18 membres des commissions paritaires (11 UGTM, 3 FNE,  2 CDT et 2 indépendants). «L’UMT ne fait pas partie de cette commission car elle n’a pas participé aux précédentes élections», précise un haut responsable à la présidence de l’UMP. 

    Et d’ajouter, «la gestion administrative est de la responsabilité de ceux qui l’assument. Ils sont appelés à veiller sur l’application des lois de manière rigoureuse pour lutter contre l’absentéisme, le laisser-aller ou la poursuite des études sans autorisation».

    De même, les primes doivent être octroyées selon les critères de rendement et l’assiduité et non selon des affinités syndicales ou partisanes, est-il indiqué. «Il ne faut pas confondre les allocations de solidarité accordées aux petits fonctionnaires et celles du rendement qui sont tributaires de l’assiduité et la compétence», conclut ce haut responsable. 

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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