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    International

    Elections européennes: Et c’est parti…

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5522 Le 23/05/2019 | Partager
    Le scrutin organisé du 23 au 26 mai
    Des pays épargnés par l'envolée des eurosceptiques
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    Espagne, Portugal ou encore Irlande.... La vague eurosceptique attendue aux élections européennes ne touchera pas tout le continent. Extrême droite europhobe, conservateurs eurosceptiques et populistes ambitionnent une percée lors de ce scrutin organisé du 23 au 26 mai dans les 28 pays de l'UE pour renouveler le Parlement européen.

    Selon une enquête réalisée par l'institut Real ElCano en France, en Italie, en Allemagne et en Espagne, le sentiment d'appartenance à l'Union est plus marqué chez les Espagnols. Même le programme de Vox, le parti d'extrême droite qui a fait une percée aux législatives fin avril, commence par «nous croyons en l'Europe car nous sommes l'Europe».

    L'adhésion à l'UE a propulsé l'Espagne dans la modernité. Elle s'est notamment dotée du réseau de trains à grande vitesse le plus étendu d'Europe, co-financé par des fonds européens. Comme l'Espagne, le Portugal figure aussi en bonne place (69%) parmi les pays pro-UE dans l'Eurobaromètre. Le pays a bénéficié aussi du projet européen en matière sociale, de transport ou d'éducation.

    Les sondages y donnent, comme en Espagne, les socialistes gagnants dimanche prochain tandis que le score de la droite populiste devrait y être négligeable.
    Parmi les pays les plus europhiles, l'Irlande (83% d'opinions positives selon l'Eurobaromètre) a elle aussi largement bénéficié de son adhésion à l'UE en 1973.

    Selon des chiffres officiels irlandais, 42 milliards d'euros de fonds européens y ont été injectés, 700.000 emplois y ont été créés depuis son entrée dans l'UE et le commerce extérieur a été multiplié par 90. L'Irlande sera en première ligne des conséquences économiques du Brexit et bénéficie d'un soutien de ses partenaires.

    Dans les Etats baltes, l'UE a aussi été synonyme de prospérité via l'accès au marché unique et les fonds européens, mais aussi de sécurité face au voisin russe. Même en Estonie, où un parti d'extrême droite eurosceptique fait partie de la coalition au pouvoir, le taux d'opinions positives à l'égard de l'Union est de 74% selon l'Eurobaromètre, plus qu'en Lituanie (71%) ou en Lettonie (54%). Dans ces deux derniers pays, aucune force eurosceptique notable n'est en lice pour les européennes.

    Malgré les nombreux défis internes et externes ces dernières années, le sentiment d’appartenance à l’UE ne semble pas s’être affaibli, selon l’Eurobaromètre de printemps du Parlement européen (http://www.europarl.europa.eu), qui a mesuré l’attitude des citoyens à trois mois des élections européennes. Cette perception s’accompagne d’une forte conviction (68%) que l’ensemble des pays européens ont bénéficié de cette adhésion, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis 1983.

    Pour 61% des personnes, elle demeure une bonne chose. Le sentiment de doute des citoyens, en partie dû aux défis, a évolué. 27% des Européens considèrent que l’UE n’est «ni une bonne ni une mauvaise chose», avec une hausse enregistrée dans 19 pays. La moitié des répondants (50%) en moyenne estiment que les choses ne vont pas dans la bonne direction que ce soit dans l’UE ou dans leur pays. Ils sont autant à penser que leur voix est écoutée.

    Les priorités

    Les priorités de campagne pour les citoyens ont à nouveau évolué ces six derniers mois. L’économie et la croissance (50%) ainsi que le chômage des jeunes (49%) sont désormais en tête. Suivent ensuite l’immigration (44%) et le changement climatique (43%). La lutte contre le terrorisme chute à la cinquième position avec 41%. Plusieurs personnes (54%) aimeraient aussi que le rôle du Parlement européen soit renforcé à l’avenir, afin de traiter ces problématiques transfrontalières.

    F. Z. T.

     

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