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    Economie

    INDH: La nouvelle feuille de route vulgarisée

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5520 Le 21/05/2019 | Partager
    Le 14e anniversaire célébré dans la province de Khénifra
    Priorité à la jeunesse et à l’enfance
    Nouvelle culture pour garantir la durabilité des activités
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    L’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a 14 ans déjà. L’évènement a été célébré, samedi dernier, à Mrirt dans la province de Khénifra. Ce fut aussi l’occasion de rappeler que l’Initiative est en train de s’installer dans la nouvelle phase qui lui a été tracée, 13 ans après son lancement le 18 mai 2005.

    Et à nouvelle vision, nouvelle stratégie. Et, partant, nouvelle approche. Celle retenue pour la troisième phase, qui va couvrir la période  2019-2023, est d’abord méthodologique. Elle a pour but de recadrer chez les responsables (autorités et élus) les objectifs et l’esprit de l’Initiative et de rappeler que l’INDH n’est pas un organisme d’assistance sociale et qu’elle est loin de considérer ses bénéficiaires comme des assistés en permanence.

    Certes, l’objectif premier, qui a prévalu à son lancement, était de lutter contre la précarité et la pauvreté particulièrement en milieu rural et dans les quartiers défavorisés des villes. Pendant 13 ans, l’INDH a donc en toute logique œuvré dans ce sens. Des fonds de l'ordre de 43 milliards de DH ont été ainsi investis et l'INDH y a contribué à hauteur de 28 milliards de DH. Depuis son lancement, cette institution a participé au financement de 44.113 projets et 17.374 actions. Ces derniers ont bénéficié à près de 10,5 millions de personnes dont la moitié en milieu rural.

    En outre, l’INDH a contribué à la création de 9.400 activités génératrices de revenus (AGR) au profit de 132.000 personnes avec un budget de 2,7 milliards de DH. Sans oublier les 3.660 projets dans le secteur de la santé ayant bénéficié à 846.000 personnes (3 milliards de DH) et 9.800 projets dans le domaine de l'éducation ayant mobilisé un budget de 5 milliards de DH et bénéficié à 2,2 millions de personnes. Ces chiffres témoignent des succès accumulés par l’INDH au cours des 13 années de son existence.

    Améliorer les indices de développement humain du pays

    Certes, l’objectif majeur et prioritaire fixé à l’INDH par la plus haute autorité de l’Etat est de lutter contre la pauvreté, l’exclusion et la précarité. Mais, fondamentalement et à long terme, son objectif est de contribuer, un tant soit peu, à l’amélioration des indices de développement humain du pays.

    Et ce n’est pas sans fierté que les responsables de la gestion de cette initiative, unique en son genre en Afrique et dans le monde arabe, voire dans le monde, affirment que l’institution cible tous les domaines du développement humain. Il est vrai que son champ d’action s’est étendu au-delà de la lutte contre la précarité pour toucher également les domaines de la santé, de l’éducation, du sport de proximité… Et cela tout aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.

    Aujourd’hui, l’INDH projette de passer à la vitesse supérieure. Notamment en se tournant vers la jeunesse et les générations montantes, grand capital humain du Royaume. L’Initiative veut participer activement à l’insertion de la jeunesse dans le processus de développement de tout le pays.

    Cet objectif figure dorénavant en tête de liste des défis que s’est lancés l’INDH, partant d’une conviction bien simple, mais, très importante de nos jours: la jeunesse est la véritable richesse du Maroc. Et à ce titre, elle doit être perçue comme un moteur de développement et non comme un handicap.

    Une jeunesse qui doit être soutenue dans sa quête d’un mieux-vivre à même de la protéger et la prévenir des risques de dérives tout en lui offrant des possibilités réelles de se prendre en charge. Et, partant, d’une intégration sociale et d’un épanouissement dignes de sa force et de ses compétences.

    La troisième phase de l’INDH a donc placé l’enfance et les jeunes au centre de ses objectifs afin de réunir les conditions d’un développement global. C’est ce que le wali, chargé de la coordination nationale de  l’INDH, Mohamed Dardouri, a essayé de vulgariser au cours de la série de rencontres régionales organisées autour de cette 3e phase de l’INDH.

    Au cours d’une tournée dans les 12 régions administratives du pays, la phase 3 de l’INDH a été présentée et ses objectifs expliqués aux acteurs locaux, élus, administrations et société civile. Dardouri a relevé que cette nouvelle phase, qui nécessite une enveloppe estimée à 18 milliards de DH, comporte deux nouveaux programmes (programmes 3 et 4) dédiés respectivement à l’inclusion économique des jeunes et le développement humain des générations montantes, dans le cadre de la promotion du capital humain.

    En ce qui concerne les jeunes, cette 3e phase devrait s’atteler à la consolidation des acquis des deux étapes précédentes (2005-2010 et 2011-2018), qui ont permis la création de près de 9.400 activités génératrices de revenus, a-t-il expliqué. Cela tout en développant une nouvelle culture pour garantir la durabilité de ces activités à travers l’accompagnement des porteurs de projets, la contribution à la formation et l’accompagnement des catégories les plus précaires dans le tissu économique, a-t-il précisé.

    Le programme 4, relatif aux générations montantes, s’emploie, quant à lui, au développement de l’enfance, en mettant l’accent sur la santé de la mère et de l’enfant, l’éducation et l’accompagnement de la petite enfance et des jeunes issus de milieux pauvres.

    Quant aux programmes 1 et 2, liés respectivement à la résorption du déficit en infrastructures et services sociaux de base et à l’accompagnement des personnes en situation de précarité, ils visent à préserver les acquis des première et deuxième phases tout en poursuivant l’action pour remédier à une partie du déficit relevé par la carte de pauvreté multidimensionnelle. Tout en renforçant et élargissant les domaines d’intervention de l’INDH au profit des catégories prioritaires.

    Pratiquement, il s’agit en particulier d’améliorer le ciblage des projets de l’INDH afin d’assurer un effet positif et concret sur les catégories concernées, en plus de développer la gouvernance territoriale de l’Initiative.

    Acquis

    Réalisation de 8.200 km de routes, pistes et ouvrages d’art, raccordement de 230.000 familles au réseau d’eau potable et 60.000 foyers au réseau électrique, création de 519 centres de santé et 240 maisons de maternité, construction de 1.400 maisons de l’étudiante et création de 2.200 centres multisports et 512 maisons des jeunes. Ce sont là quelques acquis des deux premières phases de l’INDH. Ils vont être renforcés lors de cette 3e étape qui s’attachera également à régler certains dysfonctionnements, notamment à travers l’investissement dans le volet immatériel, l’amélioration de l’interaction des différents intervenants, le développement du professionnalisme du tissu associatif partenaire de l’INDH et le renforcement des mécanismes de suivi et d’évaluation des projets.

    Jamal Eddine HERRADI

     

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