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    Vivatech 2019: Le Maroc sur les traces du salon de Paris

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5519 Le 20/05/2019 | Partager
    Moulay Hafid Elalamy promet une grand-messe panafricaine
    Le ministre de l’Industrie fait du lobbying pour les startups nationales
    «L’Afrique pourra faire des merveilles dans le domaine du digital», appuie Macky Sall
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    Moulay Hafid Elalamy a appelé les startuppeurs marocains qui ont participé (du 16 au 18 mai) au VivaTech à Paris, à lever la main de la victoire. Accompagné de Chakib Benmoussa, Ambassadeur du Maroc en France, le ministre de l’Industrie a promis un bel avenir pour la jeunesse marocaine «grâce à l’intérêt que lui accorde SM le Roi» (Ph YSA) 

    «Le Maroc a l’ambition d’organiser un salon panafricain du digital à l’instar du Viva Tech tenu à Paris (du 16 au 18 mai)». C’est ce que souhaite Moulay Hafid Elalamy notant que «grâce à l’Agence du développement du digital et l’OCP, qui ont montré, à Paris, ce qu’ils font de mieux, le Maroc devrait avoir des stands plus grands lors des éditions futures».

    Mieux encore, «parce que nous avons vu l’attrait et l’intérêt du forum parisien, nous devons avoir une plateforme panafricaine du digital au Maroc», renchérit le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement, et de l’économie numérique.

    Ce dernier était, vendredi 17 mai, au millésime 2019. Il est venu apporter «son appui aux startuppeurs marocains qui attestent d’une grande synergie avec leurs homologues français et européens». En effet, plusieurs d’entre eux ont effectué leurs études en France et démarré leurs projets dans l’Hexagone.

    D’autres ont créé leurs startups au Maroc et commercialisent, avec succès, leurs produits et activités en France. «Ce qui montre qu’il y a des synergies existantes, mais aussi un grand potentiel à promouvoir entre la Station F et tout ce qui est autour du digital», estime Elalamy.

    Sans plus tarder, ce dernier «veut récupérer l’expertise nécessaire et partager notre savoir-faire, dans certains domaines, avec la France qui a pris une avance sur des sujets qui intéressent une grande frange de la jeunesse marocaine». «Surtout que la relation entre la France et le Maroc est à un très bon niveau, et nous collaborons sur tous les plans», déclare le ministre.

    Particulièrement pour le digital, cette collaboration est assez bonne et touche différents sujets. Pour aller vite, le département de l’économie digitale «a aussi étudié tout ce que la France a pu réaliser ces dernières années». «Elle a été assez innovante. Elle a transformé sa démarche en rattrapant un retard qui était constaté. Et ce grâce au président Emmanuel Macron qui a remis l’innovation et la technologie au bon niveau», renchérit Elalamy.

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    «Nous avons les cerveaux et la volonté politique. Il faut pousser les jeunes startuppeurs, les soutenir et les accompagner», appelle le président sénégalais Macky Sall appuyant aussi «l’idée d’un salon panafricain des technologies» (Ph YSA)

    Pour lui, ce type de forum (ndlr ; le salon Viva Tech) qui regroupe des startuppeurs venant des quatre coins de la planète est un bel exemple de réussite. Il permet l’ouverture, l’échange d’expertise, et la promotion de projets. Au Maroc, «le Souverain accorde une importance capitale, d’abord aux jeunes en général, et à la partie innovation et développement de façon tout à fait particulière», rappelle le ministre.

    Et d’ajouter: «Certes, le Maroc a pris du retard dans ce domaine qui était réservé aux pays très développés. Toutefois, et de façon impressionnante, notre jeunesse est rentrée de plain-pied dans ce secteur depuis plusieurs années». Le département de l’Industrie et l’OCP accompagnent ces jeunes à travers le programme «Massir», dédié à la partie recherche et développement.

    En outre, le Royaume entend booster sa coopération africaine en matière du digital. En plus d’offrir son expertise digitale aux pays africains, le pays est prédisposé d’organiser un salon continental, à l’instar de Viva Tech, au Maroc. A ce titre, le Maroc peut, d’ores et déjà, compter sur l’appui du Sénégal. C’est le président Macky Sall, présent au Viva Tech 2019, qui l’affirme.

    Dans une déclaration à L’Economiste, le président  sénégalais a indiqué que les deux pays tenteront de «réfléchir ensemble avec le reste du continent, et voir dans quelle mesure l’Afrique pourrait elle aussi disposer d’un salon de technologie, de l’information et de la communication, ou tout simplement un salon africain des technologies».

    En attendant, les ministres marocain et sénégalais de l’Economie numérique esquisseront, avec leurs homologues, les démarches à suivre. «Nous avons les cerveaux et la volonté politique. Il faut pousser les jeunes startuppeurs, les soutenir et les accompagner. Et l’Afrique pourra faire des merveilles dans ce domaine», conclut Macky Sall.

    Le génie des startups marocaines

    Les 16 startups invitées par l’Agence du développement digital ne manquent pas d’imagination. Nous le savons, l’intelligence artificielle n’a pas de limites. Le génie des startuppeurs marocains aussi. Parmi ces derniers, figure Souhail Benhamou qui a développé un détecteur de fraudes. En effet, sa startup, Caronae Systems, fournit aux entreprises et aux gouvernements africains des solutions KYC clés en main. Celles-ci permettent une prise en charge rapide et sécurisée dans les agences. La suite logicielle Trustkyc de Caronae peut détecter à elle seule plus de 150 documents. Les services proposés permettent également de détecter la fraude d’identité et le blanchiment d’argent.

    DNES, Youness SAAD ALAMI

     

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