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    Economie

    Gouvernement: Le mea culpa d’El Othmani

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5516 Le 15/05/2019 | Partager
    Au-delà des «réalisations», il reconnaît que «les citoyens ne ressentent pas l’impact»
    Il rassure sur la cohérence de la majorité, mise à l’épreuve dans plusieurs dossiers
    Le chef du gouvernement conscient des fortes attentes sociales
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    Si le chef du gouvernement s’est engagé à «interagir positivement avec les critiques et les propositions des groupes parlementaires», il n’a pas hésité à s’attaquer à «ceux qui mènent des campagnes de dénigrement, en vue de saper la confiance des citoyens dans l’action politique» (Ph. Bziouat)

    Deux ans après l’installation du gouvernement, Saâdeddine El Othmani considère que «plusieurs réalisations et réformes» sont à mettre à l’actif de son équipe. Intervenant devant les deux Chambres du Parlement réunies, lundi dernier à Rabat, le chef du gouvernement a énuméré, dans un long discours, «les avancées» consacrées durant les deux dernières années. Il a mis en avant, par exemple, «le dernier accord tripartite résultant du dialogue social».

    Pour l’instant, il n’a pas encore été interpellé par les groupes parlementaires de l’opposition. Une prochaine réunion sera consacrée à la discussion du bilan présenté par le chef du gouvernement. Au-delà «des réalisations», El Othmani a évité d’évoquer les chantiers en suspens. Il a toutefois reconnu que «les citoyens ne ressentent pas suffisamment l’impact de ces avancées sur leur vécu quotidien».

    Ce qui nécessite, selon le chef du gouvernement, «d’accélérer le rythme des réformes et des chantiers en cours, et surtout de garantir leur efficience». Il a également attaqué «ceux qui mènent des campagnes de dénigrement en vue de saper la confiance des citoyens dans l’action politique».

    Face aux critiques contre la faible cohérence de la majorité et les tiraillements qui rythment son action depuis quelques mois, El Othmani botte en touche. Il s’est contenté de rappeler la signature d’une charte qui fixe les mécanismes d’action commune.

    Pourtant, plusieurs dossiers ont mis à nu le faible impact de cette instance. En témoigne l’actuel blocage du processus d’adoption du projet de loi-cadre sur l’enseignement, en raison notamment des divergences entre le PJD et d’autres partis de la majorité.

    Face aux parlementaires, le chef du gouvernement a mis en avant «l’approche» de son équipe, dans la gestion de «l’échec de certains chantiers et la multiplication des contestations». Il s’agit notamment des événements d’Al Hoceïma et de Jerada, mais également du dossier des enseignants contractuels et l’introduction du régime fiscal pour les commerçants.

    El Othmani a avancé que «la priorité a été donnée aux réalisations sur le terrain et la détermination de solutions pratiques permettant de traiter les causes de ces problèmes». Rappelons que pour les événements d’Al Hoceïma, c’est essentiellement le rappel à l’ordre royal et le limogeage de certains responsables qui avaient relancé les chantiers dans cette région.

    Pour le cas des enseignants contractuels, l’accord consacré reste fragile. Le chef du gouvernement a estimé qu’il «faut être pragmatique et reconnaître qu’en dépit des efforts déployés, nous ne pouvons pas avancer que le gouvernement est capable de résoudre les problèmes du pays durant un mandat». Pour la période qui reste de cette législature, il a promis de «faire mieux, notamment pour finaliser les engagements inscrits dans la déclaration gouvernementale».

    El Othmani est conscient des «fortes revendications sociales combinées à une hausse du niveau des attentes des citoyens». Mais il n’a pas hésité à critiquer l’attitude des «Marocains qui, généralement, tendent à sous-estimer leur potentiel et leurs réalisations».

    Quid des chantiers en stand-by?

    Au-delà du bilan des deux années précédentes, le gouvernement est attendu sur les chantiers à lancer d’ici la fin du mandat. El Othmani a estimé que son équipe «continuera à fonctionner selon la même approche, basée sur l’écoute et les réalisations». Ceci est d’autant plus important que plusieurs dossiers sont encore bloqués. Outre l’épineux dossier de la réforme du système éducatif, l’élaboration d’un nouveau modèle de développement et la mise en œuvre des recommandations des dernières Assises nationales de la fiscalité figurent parmi les principaux chantiers des prochains mois. Lors de son intervention devant les parlementaires, le chef du gouvernement a mis l’accent sur certains dossiers prioritaires. Il a insisté sur «le renforcement des prestations sociales au profit des citoyens et la réduction des disparités». S’y ajoutent «l’appui aux entreprises, la promotion de l’emploi et la mise à niveau du modèle de gouvernance».

    M.A.M.

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