×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Evaluation de GMT+1: Les premières indiscrétions

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5511 Le 08/05/2019 | Partager
    Le gouvernement se veut rassurant sur les effets mesurés sur la santé, la sécurité,…
    Le rapport définitif rendu public prochainement
    Une économie d’énergie d’une ville moyenne

    Les premiers éléments de l’étude d’évaluation du choix du GMT+1 en octobre dernier, lancée par les services de Mohamed Benabdelkader, commencent à filtrer. Même si le ministre de la Réforme de l’administration et de la fonction publique n’a pas encore validé le rapport définitif, les résultats préliminaires semblent confirmer la pertinence des hypothèses de travail posées lors du choix de l’horaire d’été.

    Bien que le sujet ait été abordé lundi dernier lors des questions orales à la Chambre des représentants, il n’a pas révélé les détails, officiellement en raison du peu de temps (1mn30) accordé au ministre pour répondre. Visiblement, Mohamed Benabdelkader veut réserver l’exclusivité des enseignements de cette étude sur l’heure d’été à ses collègues à l’occasion d’un Conseil de gouvernement.

    Et pour cause, le bureau d’études n’a pas encore finalisé et remis le rapport définitif. En fait, l’étude a porté sur  la deuxième étape de l’évaluation de la période actuelle, c’est-à-dire la mise en œuvre de GTM+1 depuis octobre à fin mars dernier. Le ministère de tutelle compte annoncer les résultats définitifs de l’étude au cours des prochaines semaines.

    Selon les premières indiscrétions, les mesures des effets de l’horaire GMT+1 sur la santé, la sécurité, l’éducation, la consommation intérieure,… sont rassurantes, a indiqué à L’Economiste Mohamed Benabdelkader. Toutefois, pour affiner ce diagnostic, le ministre a demandé au bureau d’études d’y introduire une dimension régionale (Casablanca et Marrakech notamment).

    L’objectif est de disposer d’une image plus nuancée des résultats, a noté le ministre. D’autant que la décision prise en octobre avait mécontenté une grande partie de l’opinion publique au point de sortir les élèves dans les rues pour manifester leur colère dans plusieurs villes. Le tout couronné par un sit-in devant le Parlement.

    Le ministre cherche à relativiser cette colère en affirmant qu’il y avait «une confusion entre l’horaire d’été stable et durable avec le passage de l’horaire d’été à celui de l’hiver. Ce changement a des effets présentés comme ceux de l’horaire d’été alors qu’il est le résultat du passage de l’un vers l’autre. Cela s’est aggravé par les deux changements apportés au début et à la fin du mois de Ramadan. Ce sont ces changements qui ont un effet sur l’horloge biologique, les perturbations du sommeil,…», affirme Mohamed Benabdelkader. Il enfonce le clou en rappelant que «pendant le débat intense qui avait suivi le choix de GMT+1, des citoyens avaient avancé que c’était le fuseau horaire GMT+1 qui a créé les perturbations».

    Tout cela n’a été que pures spéculations. Il préfère évoquer les avantages obtenus à la suite de l’institution de ce système. Ainsi, 37,6 gigawatt-heures ont été économisés d’octobre à mars derniers. Cela représente l’équivalent de la consommation en énergie d’une ville moyenne comme Meknès ou Tétouan, dit-il. D’autres économies ont été réalisées en matière de consommation de carburants, ce qui a induit une baisse du CO2 et une meilleure protection de l’environnement.

    «Pas d’effets négatifs sur les élèves»

    Les détracteurs de l’horaire d’été avaient brandi l’épouvantail de son impact négatif sur les élèves. Pour en avoir le cœur net, le bureau d’études s’est tourné vers les Académies régionales d’éducation et de formation. Après des séances de travail, il en est ressorti avec une conclusion: il n’y a pas d’effets négatifs ni sur la qualité de l’apprentissage, encore moins sur les résultats des examens. Les mesures d’accompagnement, avec l’introduction d’une souplesse au niveau des horaires scolaires, ont facilité l’adaptation et éliminé tout impact sur les rendements des élèves.

    M.C.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc