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    Saida Fikri: «Le bonheur en entreprise ne se décrète pas»

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5510 Le 07/05/2019 | Partager
    Ecoute, soutien, développement personnel… Les actions des «chief happiness officer» à partager avec les managers
    Les entreprises encore très frileuses en matière de budget pour ce type de poste pourtant bénéfique à la productivité
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    Saida Fikri est «chief happiness officer» chez Comdata depuis deux ans. Elle met régulièrement en place des campagnes de sensibilisation, des ateliers, des formations et des séances d’échanges pour améliorer la satisfaction et l’épanouissement des salariés du groupe (Ph. Fadwa Al Nasser)

    La fonction de «responsable du bonheur» ou «chief happiness officer», récemment apparu sous nos latitudes, atteint aujourd’hui une certaine maturité alors qu’elle prêtait à sourire il n’y a pas si longtemps. Tandis que ce type de métier demeurait jusque-là l’apanage des startups et des sociétés du secteur numérique, bon nombre d’entreprises locales commencent à l’intégrer dans leur organigramme. Saida Fikri, pionnière marocaine dans ce domaine à Comdata (fournisseur de solutions innovantes pour les opérations clients), nous livre son propre bilan du sujet.

    - L’Economiste: Quelles sont les principales qualités et les diplômes à acquérir pour exercer la fonction de responsable du bonheur ?
    - Saida Fikri:
    Le métier étant relativement récent sur le marché du travail, il n’existe pas encore de formation spécifique au Maroc. Seuls certains organismes privés proposent en Europe des ateliers dans ce sens. Néanmoins, la grande majorité des CHO en activité sont de formation RH ou communication et font preuve d’une parfaite connaissance de l’entreprise au sein de laquelle ils exercent. Ce poste requiert par ailleurs bon nombre de qualités humaines, parmi lesquelles l’écoute, l’empathie, l’altruisme, la créativité ou encore la bienveillance.

    - Quels sont les freins et quelles peuvent être les contraintes à l’exercice d’un tel métier au Maroc?
    - Les contraintes les plus souvent rencontrées face à ce type de poste sont avant tout financières. En effet, les managers peuvent facilement recruter un responsable du bonheur, mais se montrer particulièrement frileux quand il s’agit de lui accorder un budget. Une réelle volonté d’implication émanant de l’ensemble de la direction est donc indispensable pour la réussite d’un tel métier.

    - Un salarié heureux est-il forcément plus productif?
    - Les salariés les plus heureux gagnent en productivité et sont moins susceptibles de quitter leur emploi. Se sentant davantage en sécurité et autrement plus considérés, ils sont plus enclins à satisfaire leurs clients et à démontrer de l’empathie à leur égard.

    - Une entreprise qui embauche un CHO garantit-elle des résultats en termes d’épanouissement de ses salariés? Comment mesurer le bonheur en entreprise?
    - Le bonheur ne se décrète pas. Il serait irréaliste de penser que la satisfaction et l’épanouissement des employés dépendent exclusivement de l’efficacité des CHO. Son état d’esprit et son programme doivent en effet être partagés et soutenus par les managers de l’organisation afin d’offrir aux salariés écoute, soutien, possibilités de carrière ou encore développement personnel. Quoi qu’il en soit, le retour sur investissement s’avère difficilement quantifiable.

    Propos recueillis par Karim AGOUMI

     

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