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    Economie

    Les Finlandais affichent leurs appétits au Maroc!

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5506 Le 30/04/2019 | Partager
    Le pays souhaite exporter sa technologie médicale
    98% de la production des centres de recherche expédiés à l’étranger
    Ouverture d’une agence commerciale à Casablanca
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    Les centres de recherche finlandais s’activent à mettre au point de nouveaux dispositifs permettant de repousser les limites de la digitalisation de la santé publique

    Le Maroc bipe sérieusement dans les radars finlandais. Après le lancement des activités de  Kreab, agence de relations publiques finlandaise, et l’ouverture de la première école finlandaise à Marrakech, le ministère des Affaires étrangères de ce pays nordique a organisé un voyage au profit de quatre journalistes œuvrant dans des supports francophones en Côte d’Ivoire, Egypte, Maroc et Tunisie. Des pays couverts depuis début 2019 par une section dédiée au ministère des Affaires étrangères de Finlande.

    L’éductour était axé sur la technologie médicale dont le pays veut faire la promotion à l’international. Plusieurs visites étaient prévues dans des établissements médicaux spécialisés ainsi que des centres de recherche.

    «L’ensemble de la population bénéficie d’une couverture universelle. En plus de la Constitution, les droits des citoyens en matière de soins médicaux sont inscrits dans une loi. Depuis 2010, les délais d’accès aux soins de santé sont fixés par le législateur. Une loi qui définit également l’organisation du circuit de la prise en charge des citoyens», précise Katri Kannonen, conseiller principal au département du bien-être et des services sociaux.

    A l’instar de la majorité des pays industrialisés, la Finlande est un pays dont la population est vieillissante. Et comme les ressources ne sont pas extensibles à l’infini, la gestion doit être rationnelle. L’utilisation des nouvelles technologies est au cœur de la politique sanitaire du pays.

    La Finlande est engagée dans une ambitieuse stratégie de numérisation de la santé. Les prises de rendez-vous sont évidemment digitalisées. Le système d’information détermine le degré d’urgence de chaque cas pour définir l’ordre de prise en charge des patients. La société Remote vient d’ailleurs de lancer un système de gestion des rendez-vous permettant d’éviter les bouchons dans les hôpitaux et de mieux cibler les besoins des citoyens.

    A l’inverse de l’écrasante majorité des cabinets médicaux au Maroc, l’ordonnance a été virtualisée. Le support papier a complètement disparu des usages. Pour servir leurs patients, les pharmaciens se connectent à la base de données. Outre les officinaux, les patients peuvent aussi accéder à leur dossier médical et le mettre à jour.

    Le gouvernement planche actuellement sur un projet de loi relatif à la numérisation des dossiers médicaux. La méga-base de données permettra de réaliser des études sur la situation sociale des patients sur une longue période, l’évolution de leurs pathologies, leurs antécédents de santé…

    Autant d’informations qui guideront le gouvernement dans sa stratégie de santé publique grâce à la connaissance des maladies les plus prépondérantes au pays, la détermination des besoins de chaque tranche d’âge de la population…

    Une base de données à laquelle les laboratoires de recherche pourront évidemment accéder. Le projet de loi prévoit la création d’une autorité chargée de définir qui pourra demander une licence pour se connecter à ce guichet unique de données et dans quelles conditions.

    La Finlande est un petit pays par sa démographie (5,5 millions d’habitants, soit à peu près la région de Casablanca), mais un grand par sa matière grise et son ambition de s’exporter pour ne plus être à l’étroit. Jukka Lähesmaa, expert en santé publique, affirme que la Finlande développe une stratégie visant à accueillir des compétences internationales pour booster la recherche-développement.

    Plusieurs projets ont d’ailleurs été annoncés par les responsables du ministère finlandais de la Santé tels que la création d’un centre de recherche spécialisé dans le cancer, un autre en génétique et génome, un troisième pour le développement de nouvelles thérapies… Autant de projets pour lesquels le pays est demandeur de compétences étrangères.

    Pays nordique, pas scandinave

    • 390,909 km2
    • 75% du territoire couvert par la forêt
    • Indépendant depuis 1917
    • Membre de l’UE depuis 1995
    • Langues: Finnois (88%), suédois (5,2%), mais l’anglais est couramment parlé
    • 7% du territoire utilisé par l’agriculture
    • 5,5 millions d’habitants
    • 224 milliards d’euros de PIB
    • Monnaie: euro

                                                                             

    Un hôpital futuriste pour enfants

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    Par mesure de confidentialité, les jeunes patients doivent choisir un bracelet avec le nom d’un animal qui permettra de les identifier à la réception à la place de leur nom (Ph. HE)

    Helsinki, capitale de la Finlande, s’est dotée depuis septembre 2018 d’un hôpital pour enfants de nouvelle génération. L’établissement se distingue par de nombreux aspects. Il a d’abord été construit par la commune, avec un financement public. Sa capacité d’accueil est de 140 chambres et autant de lits. En effet, l’hôpital offre une place par chambre. C’est un lieu de vie censé offrir aux enfants et à leur famille un concept unique.
    Les pensionnaires bénéficient de toutes les prestations médicales, depuis la consultation jusqu’à l’opération, en passant par les radios, les analyses de sang. Pendant leur hospitalisation, les enfants se voient proposer une tablette leur permettant de se connecter à leur médecin et au personnel soignant, mais aussi de naviguer sur internet. «L’objectif est de permettre aux patients de vivre la meilleure expérience maladie possible», explique Dr Pekka Lahdenne, directeur du département du digital et de l’innovation de l’hôpital.   Toutes les chambres donnent sur l’extérieur pour que les jeunes malades ne soient pas coupés du reste du monde. Le nouvel hôpital pour enfants d’Helsinki va produire 300 revues scientifiques internationales par an.

    DNES à Helsinki, Hassan EL ARIF

     

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