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    Moral des cadres: La sinistrose!

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
    Près des ¾ sont démotivés, en hausse de 12 points depuis 2017
    Stress, indifférence, mal-être, agacement... tout y est
    6 sondés sur 10 sont pessimistes quant à leur avenir
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    Parmi les facteurs qui impactent le moral des cadres, le stress vient en pole position. L’indifférence ressentie vis-à-vis de l’entreprise est aussi une source de démotivation. Plus alarmant encore, à peine 1 sondé sur 10 affirme être heureux dans sa vie professionnelle!

    Le moral des troupes est au plus bas! La démotivation a gagné 12 points depuis 2017 et touche 72% des sondés, relève l’enquête du jobboard ReKrute.com «Moral des cadres en 2019», menée auprès de 1.926 profils.  
    Très peu satisfaits de leur travail, ils sont à peine 28% à être motivés tous les matins pour rejoindre leur bureau. Les raisons de ce défaitisme ambiant sont nombreuses. 69% des cadres incriminent l’absence d’évolution de carrière et les deux tiers, la faible rémunération et le manque de reconnaissance professionnelle. Dans de moindres proportions, plus du tiers sont démotivés car ils n’arrivent pas à trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et leur carrière, tandis que d’autres ne supportent pas l’atmosphère au bureau en raison des conflits avec la hiérarchie (29%) et leurs collègues (10%). A noter que tous ces facteurs de démotivation sont en trend haussier par rapport à l’enquête de 2017. Par ailleurs, près des deux tiers estiment qu’ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs. 

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    Cette sinistrose engendre un désamour envers leur entreprise et leur employeur. En 2019, la moitié affirme être totalement indifférente à leur organisation alors qu’ils étaient 38% en 2017, et 13% se sentent rejetés. A l’inverse, 27% ressentent un fort sentiment d’appartenance vis-à-vis de leur entreprise, toutefois ce taux est en baisse de 9 points sur les deux dernières années. Seuls 11% disent être fiers de leur entreprise. 
    Parmi les éléments qui plombent le moral des cadres marocains, l’on retrouve le stress, la fatigue et les insomnies. En effet, 54% des répondants affirment que leur job est source de stress et fatigue morale, et 12% souffrent de fatigue chronique et d’insomnies. Par ailleurs, près du tiers des cadres interrogés estiment que leur vie professionnelle est décourageante et 23% qu’elle est épuisante. Sur un registre plus optimiste, ils sont 15% à penser que leur travail est agréable et 7% qu’il est stimulant. Toutefois, ces taux restent insignifiants face au mal-être ambiant. En effet, 6 cadres sur 10 sont pessimistes quant à leur avenir chez leur employeur actuel. De plus, les ¾ sont persuadés que leur entreprise ne fournit aucun effort pour améliorer leur bien-être au travail. «La majorité des entreprises ne prend toujours pas les mesures nécessaires pour améliorer le bien-être de ses collaborateurs. Pourtant, l’importance de ce type de programmes n’est plus à prouver. Il est essentiel pour l’organisation de multiplier les actions pour rendre non seulement ses salariés heureux, mais aussi augmenter leur performance globale», souligne l’étude. 
    Le mal dont se plaignent le plus les cadres marocains est le stress. Ils démarrent leur carrière avec, et restent stressés même en gagnant de l’expérience professionnelle. Néanmoins, les plus affectés (45%) sont ceux ayant entre 6 à 8 ans en entreprise. L’indifférence est l’un des états d’esprit le plus présent auprès des cadres interrogés, surtout pour ceux ayant entre 8 à 10 ans d’expérience (31%), et les débutants (25%). Les cadres avec 4 à 6 ans en entreprise sont les plus heureux. Les seniors, pour leur part, restent plus sereins (17%). 
    Pour finir, quel que soit le temps passé en entreprise, plus de 12% des sondés confient être malheureux en entreprise. Toujours par niveau d’expérience, 7 débutants sur 10 affirment être stressés et fatigués. Cet état psychologique plus souvent ressenti par les seniors à cause des responsabilités qu’ils assument au fil des années, touchent davantage les juniors. Ils sont suivis de ceux ayant 6 à 8 ans d’expérience (64%), et les seniors (53%). 
    Cependant, une catégorie de cadres marocains semble être épanouie. Il s’agit de ceux travaillant dans le secteur associatif qui affirment avoir une vie professionnelle agréable et stimulante.

    Echantillon

    L’étude du jobboard ReKrute.com a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.926 cadres marocains, dont 53% ont plus de 10 ans d’expérience, près du quart entre 6 à 10 ans et 15% entre 4 à 6 ans en entreprise. Les questionnaires ont été transmis par mail. La majorité des répondants sont des hommes (70%). Les secteurs qui ressortent le plus sont: la banque et finance (15%), l’informatique (8%), le BTP et génie civil (8%), l’automobile (6%) et l’agroalimentaire (6%). La plupart des cadres sondés (31%) travaillent dans de très grandes entreprises de plus de 1.000 employés, 24% dans des PME de moins de 500 salariés, 19% dans des GE (entre 500 et 1.000 employés), 14% opèrent dans des TPE de moins de 50 salariés et 11% dans le secteur public.  

     

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