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    Jusqu’où iront les étudiants en médecine?

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
    Les promesses de l’Enseignement supérieur et de la Santé n’ont pas suffi à les dissuader
    Ils continuent à boycotter leurs cours
    Concours d’internat: Pourquoi écarter les étudiants du privé?
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    Rien n’y fait, les étudiants des facultés de médecine et pharmacie et de médecine dentaire continuent de boycotter leurs cours et d’organiser marches et sit-in (Ph. Jarfi)

    La mobilisation des deux ministres, de l’Education nationale et de la Santé, et de tous les doyens des facultés de médecine et pharmacie et de médecine dentaire, pendant douze heures vendredi 12 avril, n’a pas suffi à dissuader les étudiants de médecine. Ces derniers, qui boycottent leurs cours et enchaînent les sit-in depuis quelques semaines, persistent et signent. Jeudi dernier, ils se sont retrouvés pour une marche nationale vers le Parlement à Rabat. Pourtant, le département de l’Enseignement supérieur affirme avoir répondu favorablement à toutes leurs demandes. L’ouverture du concours d’internat aux étudiants des universités privées fait partie des points les plus décriés. Ce concours est censé préparer à une carrière dans l’enseignement. L’accès y est limité par le nombre de postes budgétaires alloués. Les étudiants du public verraient d’un mauvais œil la concurrence de leurs camarades du privé sur ces postes, selon un cadre de l’Enseignement supérieur. Mais comment peut-on écarter des étudiants de ce concours pour le seul motif qu’ils proviennent du privé? Sachant qu’ils reçoivent des diplômes reconnus par l’Etat. «Pour l’instant, le problème ne se pose même pas. La loi, qui date d’une trentaine d’années, ne considère que les étudiants du public. A l’époque, il n’existait pas de facultés de médecine privées», souligne une deuxième source au ministère. Les étudiants du privé sont donc exclus, pour le moment. Avec la réforme du 3e cycle, le concours pourrait, peut-être, leur être ouvert, partant du principe que seule la méritocratie devrait primer. La question n’est pas encore tranchée.  
    Pour sa part, le concours de résidanat reste ouvert à tous, y compris pour les étrangers. D’ailleurs, aujourd’hui, ce sont les candidats du public qui postulent pour le concours de résidanat des établissements privés, puisque leurs propres étudiants n’ont pas encore atteint ce niveau. Autre motif de mécontentement, l’introduction de la mention sur le diplôme délivré. La mesure a été catégoriquement refusée par les étudiants. La tutelle a accepté de la retirer. 
    Les futurs médecins souhaitent, par ailleurs, être impliqués dans la réforme du 3e cycle. «Les étudiants sont représentés dans les conseils des établissements et ils seront naturellement consultés», précise le cadre de l’Enseignement supérieur. 
    Parmi les revendications, également, l’amélioration des conditions d’encadrement dans les hôpitaux où les stages sont effectués. Là encore, le ministère de la Santé a promis d’allouer des équipements et de fournir des efforts pour améliorer les conditions de stage. Les étudiants, eux, ne semblent pas convaincus. Ils préfèrent continuer le bras de fer.

     

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