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    Rabat: La grève du personnel de Stareo se poursuit

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5501 Le 23/04/2019 | Partager
    Les bus immobilisés depuis plus d’une semaine
    L’arrivée du nouvel opérateur suscite des inquiétudes auprès du personnel
    Plus de 300 receveurs risquent de perdre leur emploi
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    Le syndicat du secteur affilié à la CDT poursuit les actions de mobilisation du personnel de Stareo pour ouvrir des négociations sur leurs revendications. Un sit- in organisé jeudi dernier devant la wilaya de Rabat (Ph. NEA)

    Les bus de la société Stareo ne circulent pas depuis plus d’une dizaine de jours suite à une grève menée par le syndicat du personnel affilié à la CDT. Une situation qui aggrave davantage les conditions du transport des habitants de l’agglomération de Rabat-Salé-Témara et favorise l’activité du transport clandestin. Une grande partie des usagers attendent avec impatience l’entrée en service du nouveau repreneur qui devrait remplacer Stareo dès août prochain.

    Pour rappel, suite à la crise profonde dans laquelle se trouve Stareo depuis des années, la gestion déléguée du transport public par autobus a été confiée au groupement composé de Alsa et City Bus. Une arrivée qui suscite de vives inquiétudes auprès du personnel de Stareo, et dont les revendications s’articulent autour de la stabilité de l’emploi et la sauvegarde des acquis pour l’ensemble des employés.

    Aussi, une grève est menée depuis quelques jours pour faire pression en vue d’ouvrir des négociations avec le management. Et pour cause, précise Hassan Ait Amour, SG du syndicat du personnel de Stareo affilié à la CDT, «le nouveau délégataire compte intégrer seulement 1.600 employés, alors que l’effectif actuel en compte 2.000». Et ce sont les receveurs, qui sont le plus exposés à cette opération de dégraissage.

    En effet, les 350 bus composant le nouveau parc seront dotés d’un système de billetterie électronique dont la charge sera confiée aux chauffeurs. D’ailleurs, des sessions de formation dans ce sens ont été programmées par la nouvelle société mais «boycottées par les chauffeurs», avance le responsable syndical, qui insiste sur le fait que «cette charge supplémentaire devrait être compensée par une indemnité».

    En ce qui concerne cette crise, le bureau syndical rejette la responsabilité sur l’Etablissement de coopération intercommunale (ECI) «Al Assima» dont relève ce secteur. «Beaucoup d’efforts ont été déployés pour sauvegarder les acquis du personnel mais on ne peut pas imposer au nouvel opérateur d’intégrer la totalité du personnel, car on risque de revivre le même scénario que Stareo», confie un membre de l’ECI Alassima.

    Il rappelle l’effort financier mobilisé pour faire bénéficier 700 employés de Stareo d’une opération de départ volontaire à la retraite. Aujourd’hui, sur un total de 993 receveurs, il reste actuellement 339, indique notre source. Ceux là même qui sont menacés par la billetterie électronique.

    A cela s’ajoute une enveloppe de 150 millions de DH comme soutien financier pour l’acquisition de nouveaux bus. Rappelons par ailleurs que le réseau objet de cette gestion déléguée comprend 58 lignes de bus d’une longueur totale de 1.084 km et transporte plus de 60 millions de voyageurs par an.

    De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI

     

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