×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    SIAM: Comment la filière du lait renaît de ses cendres

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5499 Le 19/04/2019 | Partager
    Hausse de 42% de la production en dix ans
    La demande intérieure satisfaite à hauteur de 96%
    2,8 millions de têtes en 2008 à plus de 3,3 millions actuellement
    chiffres_cle_099.jpg

    A deux semaines seulement de l’avènement du mois de ramadan, le lait s’invite au Siam. Même si les péripéties de l’opération boycott du lait menée l’année dernière sont encore présentes dans les esprits. Département de tutelle et producteurs veulent faire oublier cet épisode qui a été préjudiciable à toute la filière.

    Pourtant, elle crée près de 474.000 postes d’emploi directs et indirects. Elle est aussi une source de revenu pour 1,4 million de personnes. A noter que 95% des éleveurs de bovins disposent de moins de 10 vaches, selon le département de l’Agriculture. En outre, un peu plus de 200.000 éleveurs sont engagés dans la production laitière. C’est dire l’importance de cette filière quant à sa contribution à la sécurité alimentaire.

    Les professionnels rappellent à ce niveau la hausse de 42% de la production enregistrée entre 2008 et 2017. Une hausse qui a permis une satisfaction de la demande intérieure à hauteur de 96% (2,5 milliards de litres). Tout cela notamment grâce aux différentes stratégies adoptées par le ministère de l’Agriculture depuis 2008.

    En effet, pas moins de 68 projets ont été lancés dans le cadre du Plan Maroc Vert. En outre, la filière laitière génère 4% des emplois au Maroc et l’amont laitier représente 9% des emplois agricoles. Il est prévu qu’à l’horizon 2020, la filière atteindrait 490.000 emplois.

    L’investissement privé a participé à cet effort tant à l’amont qu’à l’aval en injectant 5,3 milliards de DH entre 2008 et 2017. Le Fonds de développement agricole (FDA) a également joué un rôle prépondérant dans cet effort en favorisant l’investissement dans les projets de réalisation d’unités d’élevage de vaches laitières à travers l’octroi d’aides financières et de subventions aux éleveurs.

    Sans oublier les efforts d’amélioration génétique dans le cadre du Plan Maroc Vert et qui ont été un «élément essentiel de la prédominance de la race améliorée des vaches (71%)».

    De même, le nombre des vaches laitières sélectionnées a presque doublé entre 2014 et 2017, en passant de 6.000 à 11.960, est-il indiqué auprès du département de tutelle. Il faut aussi savoir que le développement de l’élevage de la vache laitière depuis le lancement du Plan Maroc Vert a permis de passer de 2,8 millions de têtes en 2008 à plus de 3,3 millions actuellement.

    En outre, la filière laitière crée près de 7 milliards de DH de richesses. Un contrat programme; un second; couvre actuellement la période 2015-2020. Objectif: renforcer le développement de la filière et améliorer les revenus des éleveurs et la structure génétique du cheptel et, également, vulgariser la valorisation du lait et la mise à niveau de la réglementation régissant la filière. La création de nouvelles unités de transformation du lait et des extensions des unités existantes sont aussi prévues. Sans oublier la promotion de la consommation en tant qu’axe important de la stratégie du secteur.

    Mais, tout n’est pas rose pour autant dans cette filière. En effet, depuis 2017, elle est confrontée à des difficultés conjoncturelles qui en empêchent le développement. A commencer par les coûts des intrants, de plus en plus chers, du recul de la consommation et de l’impact des dotations d’exploitation.

    En 2017, la filière a bénéficié des dispositions d’un contrat programme établi entre l’Etat et les fédérations interprofessionnelles de neuf filières de production en vue de la mise en place de mesures dites transversales portant essentiellement sur le développement de l’aval des filières. Il s’agit, en fait, d’un contrat programme pour le développement des industries agroalimentaires pour la période 2017-2021.

    Pour la filière laitière, il prévoit notamment le renforcement de l’intégration amont-aval, le développement de nouveaux produits à forte valeur ajoutée, le renforcement de la promotion des exportations, la création et la stabilisation de l’emploi, la promotion de la consommation des produits et la stimulation du marché local par le lancement de campagne de promotion de la consommation du lait et des produits laitiers.

    Sur le plan de la sécurité sanitaire, la filière laitière fait de la maîtrise de la qualité une priorité à chaque maillon de la chaîne de valeur. Travaillant de concert avec l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), l’ensemble des sociétés et des coopératives industrielles adhérant à la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait (Fimalait) se sont engagées sur le chapitre de la qualité.

    Outre des mesures de sensibilisation et d’encadrement au bénéfice des opérateurs de l’amont laitier, la Charte Qualité du Lait Collecté prévoit de soutenir la production en récompensant les éleveurs et centres de collecte méritants, notamment à travers un système de rémunération indexée à la qualité. Ce dispositif permet de promouvoir des pratiques d’élevage respectant les normes sanitaires et environnementales.

    Faible consommation

    La consommation nationale moyenne par habitant de produits laitiers ne dépasse pas un produit par jour. Alors, qu’en fait, elle doit être de 2 à 3 produits. De plus la catégorie des produits laitiers affiche un recul de 1,4% depuis 2014.
    Selon les nutritionnistes, les produits laitiers, malgré qu’ils soient la source principale d’apport en calcium, ne sont pas suffisamment consommés. Pourtant, ils sont déterminants en matière de santé infantile par leur apport en calcium nécessaire à la croissance et à la consolidation des os.

    Jamal Eddine HERRADI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc