×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossier Spécial

    La montée en cadence du digital pédagogique

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5498 Le 18/04/2019 | Partager
    digital-pedagogique-098.jpg

    A L’UM6P, c’est désormais l’expérience «étudiant», la dématérialisation des cours et l’incubation de nouvelles idées et méthodologies qui constituent le modèle d’enseignement (Ph. L’Economiste)

    Où en sont les écoles et universités par rapport au digital pédagogue? Pas très loin, si on les compare aux autres établissements à l’international. A l’ère de l’intelligence artificielle, cette mutation est un véritable enjeu et permettrait pour l’université publique à la fois de simplifier sa gouvernance, de décongestionner ses amphis et de donner une chance à tous les étudiants de suivre les cours dans les meilleures conditions possibles.

    Le privé a tout intérêt à faire de cette mutation un levier pour concevoir de nouveaux formats de programmes qui permettent de mieux ancrer l’apprentissage. Pour que l’étudiant devienne un acteur de son apprentissage, il faut transformer les classes en lieu de débats et d’échanges, où les étudiants se responsabilisent vis-à-vis de leur apprentissage.

    Ce modèle d’enseignement de classe inversée est en train de devenir le standard pédagogique des grands établissements. Les apprenants préparent leur cours théorique à l’avance chez eux, à travers des capsules éducatives et se penchent sur les exercices et les études de cas pendant le cours. Or,  la majorité des écoles et universités se contente de réajuster ses programmes, en réadaptant ses filières à la demande des entreprises.

    Dans ce domaine encore balbutiant au Maroc, quelques initiatives. C’est le cas de l’Université Cadi Ayyad qui a opté pour une pédagogie inversée en 2015 (Cf. L’Economiste n°4515 du 29 avril 2015). Elle a réussi, grâce à un partenariat avec Microsoft à généraliser l’accès au wifi au sein de l’université et mis à la disposition des étudiants des cours en ligne. C’est aussi une des premières universités marocaines à lancer une formation diplômante en Blended Learning.

    Une méthode qui allie à la fois formation à distance et formation réelle. Du côté des écoles privées supérieures, chaque établissement veut innover pour attirer plus d’étudiants et donner plus de valeur à son diplôme. Par exemple, l’Université Mohammed VI des sciences de la santé travaille également sur la réduction des cours magistraux et leur remplacement par de petits groupes de travail avec une utilisation intelligente du numérique.

    Depuis 2018, l’Institut supérieur d’ingénierie et des affaires (ISGA) a décliné cette méthode dans ses 5 campus qui se trouvent à: Rabat, Casablanca, Marrakech, Fès et El Jadida. Le quart des cours sont dispensés en e-learning, grâce à une plateforme dédiée. A l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, la digitalisation est le mot d’ordre.

    En dehors des cadres de l’apprentissage présentiel, où les étudiants et professeurs sont réunis dans une salle de classe, c’est désormais l’expérience «étudiant», la dématérialisation des cours et l’incubation de nouvelles idées et méthodologies qui constituent le modèle d’enseignement dans cet établissement.

    D’autres formules d’enseignement et de recherche complètent ce dispositif à l’instar du learning center qui fournit plus de 12.000 ouvrages avec des accès à des milliers de ressources électroniques et le digital learning lab avec des cours en ligne (MOOC). L’UM6P a aussi doté ses départements de «Living Labs».

    Ce sont des sites d’expérimentation ouverts à la communauté scientifique en vue de tester des solutions à l’échelle réelle, comme le pôle urbain novateur et respectueux de l’environnement de Mazagan, la plate-forme dédiée à l’énergie solaire «Green Energy Park» ou encore le parc de Laâyoune «Blue Energy Park» consacré à la transformation de l’espace urbain en une structure écologique.

    Universités numériques

    Outre Cadi Ayyad qui s’est lancé en numérisation en 2015, l’université Ibn Zohr d’Agadir (UIZ), a été choisie, avec celle de Kénitra, pour faire partie de la phase pilote du projet d’universités numériques. Le département de l’Enseignement supérieur en a annoncé le démarrage pour 2019-2020. L’idée est de transformer les amphis et salles de cours en mode «smart». Les séances seraient, par exemple, diffusées en temps réel, avec une possibilité d’interactions en ligne, enregistrées et mises sur une plateforme, afin que les étudiants puissent les revoir. Un centre d’innovation pédagogique a, également, été créé, et des cours y seront enregistrés.

    Badra BERRISSOULE

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc