×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Comment LafargeHolcim gère ses externalités

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5497 Le 17/04/2019 | Partager
    L’expérience des usines de Meknès, Settat et Agadir
    Le groupe fait le bilan de sa politique RSE

    LafargeHolcim parie sur le développement durable pour atténuer ses externalités négatives. L’engagement du groupe a été confirmé par l’obtention en mars dernier du label RSE de la CGEM. «Nous sommes leader en matière de production de ciment et béton, mais ce n’est pas parce qu’on est grand qu’on peut tout faire», soutient Malika Youssoufine, directrice RH, RSE et communication chez LafargeHolcim Maroc.

    Le cimentier a adopté un plan baptisé «Plan 2030» articulé autour de 4 grands domaines d’intervention: le climat, avec la protection de l’environnement, l’économie circulaire, en déployant des actions pro-actives en lien avec les communautés riveraines de ses sites de production ou encore l’économie verte, l’eau, la nature et les communautés.

    Lors de la présentation du bilan de ses réalisations, le cimentier a fait un focus sur 3 de ses 8 usines: l’unité de Meknès (entrée en service en 1953), celle de Settat (entrée en service en 2005) ainsi que son projet d’usine en cours de construction dans le Souss. Des cimenteries qui génèrent des externalités négatives, notamment la poussière pour les populations avoisinantes.

    Pour maîtriser les émissions de poussières, des technologies sont déployées au niveau des usines. «Sur les 10 dernières années, plus de 17 millions de DH ont été investis via les filtres à poussières», indique Mohamed Agoumi, directeur de l’usine de Meknès. Mais les dirigeants ne communiquent pas sur le budget global alloué aux actions RSE.

    L’industriel utilise de plus en plus des matériaux moins polluants, privilégiant les alternatives au fioul, notamment le grignon d’olive à Meknès, les pneus déchiquetés... «Nos usines sont alimentées à l’énergie verte. Nous avons un contrat avec Nareva. Aujourd’hui, la moyenne tourne autour de 75,8%. Par temps de grand vent, nous arrivons à 100% d’énergie électrique verte provenant de parcs éoliens», fait valoir Youssoufine.

    A Settat, les déchets ménagers sont utilisés en tant que combustible dans les fours, avec à la clé une structuration des communautés de chiffonniers. A Meknès, plus de 200 hectares de carrière désaffectée ont été réhabilités, avec la plantation de 130.000 arbres…

    Le géant cimentier issu de la fusion entre Lafarge et Holcim produit plus de 60% du volume de ciment au Maroc. Il exploite 8 usines sur le territoire marocain: Oujda, Nador, Tanger, Tétouan, Settat, Meknès, Fès, Bouskoura et bientôt Agadir, où une usine est en cours de construction. Ces unités produisent un spectre assez large de matériaux de construction allant du béton prêt-à-l’emploi aux granulats, en passant par le ciment.

    En 2018, le cimentier a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 7,88 milliards de DH. Au-delà de son offre, le groupe est très intégré dans l’environnement de tous les sites sur lesquels il intervient, travaillant dans une optique de co-développement à long terme. Chaque direction de site maintient un dialogue permanent avec les acteurs locaux et analyse avec eux les besoins dans les domaines d’actions prioritaires.

    Les projets sont ensuite portés seuls ou en partenariat avec des organismes publics ou privés. En 2018, près de 65.000 riverains ont ainsi bénéficié d’actions mises en œuvre par les équipes LafargeHolcim Maroc dans l’un des axes prioritaires de sa politique RSE.

    Concrètement, les sites de LafargeHolcim Maroc sont investis dans plusieurs projets: transport scolaire, réhabilitation d’écoles… Cela passe aussi par la mise en place de caravanes médicales thématiques pour les habitants des communes avoisinantes, en partenariat avec des associations spécialisées et les autorités locales.

    A travers leurs relations avec les parties prenantes, les différents sites industriels œuvrent de manière décentralisée sur 4 axes d’intervention: l’éducation de proximité et la lutte contre l’abandon scolaire notamment des filles, l’accès aux soins pour les communautés les plus proches, le développement de l’employabilité des jeunes et le partenariat dans les actions locales allant dans le sens de l’écologie et l’économie circulaire.

    Les actions RSE mises en place reposent sur un processus de dialogue de proximité permanent avec les parties prenantes locales, dans le cadre d’échanges réguliers sur les projets et problématiques locales prioritaires. Ces actions sont menées en concertation avec les populations riveraines à l’issue de réunions de comités de voisinage.

    Chiffres-clés

    • 65.000 bénéficiaires des actions RSE
    • 30.000 bénéficiaires directs du 1er cercle
    • 130 actions sociales réalisées à travers les différents sites de production
    • Plus de 34.000 enfants et adolescents ont été encadrés dans des actions de lutte contre l’abandon scolaire
    • 17.000 parties prenantes ont bénéficié d’une action santé&sécurité.

    M.Ko.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc