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    Dossier Spécial

    Inégalités territoriales: 50 milliards de DH sur la table

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    Désenclavement, éducation, santé, eau, électricité, les chantiers prioritaires
    Le Fonds de développement rural, levier d’intégration des politiques sectorielles
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    Le programme de réduction des disparités territoriales et sociales concerne les 12 régions du royaume. Son coût global s’élève à 50 milliards DH. Il est financé par l’ensemble des partenaires. Il est déployé sur 7 ans

    Régime turbo pour le Programme de réduction des disparités territoriales et sociales. Lancé en 2017, il a déjà enregistré l’engagement de 22 milliards de DH. «Et sur les prochaines années, pas moins de 7 milliards de DH seront investis annuellement», promet Hammou Ouhelli, secrétaire d’Etat chargé du Développement rural.

    A cette cadence, le programme sera achevé dans les délais prévus: 2023. Pour le financer l’effort consenti par la collectivité est estimé à 50 milliards de DH. Pour le moment, les résultats atteints entre 2017 et 2018 sont plutôt probants.

    En termes d’infrastructures, 26% du programme ont été réalisés, soit 1.270 km de routes rurales et 1.490 km de pistes. S’ajoute également la construction de 24 ponts, ce qui représente 70% des projets. L’éducation et la santé ne sont pas en reste.

    Construction d’écoles, de centres de santé et acquisition de moyens de transport et de soins viennent en soutien avec le désenclavement et l’accès direct à l’électrification. «Au total, 470 acquisitions d’ambulances, d’unités médicales et de 30 centres de traitement pour 68% et 90% des opérations programmées», précise le secrétaire d’Etat.

    L’année 2017 marque le démarrage effectif du programme

    Le programme de réduction des inégalités territoriales et sociales a été élaboré suite au discours royal du 30 juillet 2015. Le souverain avait en effet invité le gouvernement à établir un plan d’action intégré, fondé sur le partenariat entre les différents départements ministériels et les établissements publics concernés. L’objectif est d’assurer le financement des projets d’infrastructures dans les communes et régions enclavées. Le tout, selon un échéancier précis.

    A cet effet, et pour consolider les initiatives et stratégies déjà mises en chantier, l’élaboration du plan a été lancée dans le cadre du dispositif institutionnel de gouvernance de la Stratégie nationale de développement de l’espace rural et des zones de montagnes. D’où l’importance accordée aux mécanismes de coordination et de financement des acteurs impliqués.

    Ainsi des instances de gouvernance ont été mises en place au niveau national et régional, et le Fonds pour le Fonds de développement rural et des zones de montagne a été érigé en tant que levier d’intégration des politiques sectorielles à travers la redynamisation de ses ressources financières.

    En termes de consistance, le programme de réduction des inégalités prévoit la correction des gaps territoriaux et sociaux inter et intra-régions à travers des interventions intégrées et ciblées en matière d’infrastructures rurales dans les secteurs des routes rurales, la santé, l’éducation et l’accès à l’eau potable et l’électricité. Dans cette perspective, les régions ont été sensibilisées pour mener une planification participative et concertée.

    L’année 2017 marque le démarrage effectif du programme. Cet exercice a connu le lancement de chantiers régionaux d’élaboration des 12 plans. La totalité a été validée par les partenaires en juillet 2017.

    Trois objectifs fondamentaux sont assignés au programme. En tête, figure le désenclavement des populations rurales et celles des zones de montagne via la construction des routes, pistes et ouvrages de franchissement.

    L’amélioration de l’accès de ces populations aux services de base liés à l’électricité, l’eau potable, la santé et l’éducation, vient en second lieu. Enfin, la création des conditions nécessaires au renforcement et à la diversification des potentiels économiques des zones rurales et montagneuses.

    A.G.

     

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