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    Analyse

    Banques: Les tarifs s’emballent depuis cinq ans

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    Les hausses dépassent très largement l’inflation
    BAM veut davantage contrôler les pratiques des établissements
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    La Banque centrale veut renforcer son travail sur la relation client/banque mais avertit qu’elle ne peut tout faire seule. Il faut aussi des associations de consommateurs plus dynamiques

    Mains levées, mobilité, réclamations, conditions appliquées à la clientèle, commissions... La Banque centrale veut s’attaquer à la relation banque/client. En même temps, elle ne peut pas tout faire, prévient-elle. Il faut,  à côté, des associations de consommateurs plus dynamiques.

    Les marges de progrès en termes de transparence et sur la tarification des services bancaires restent significatives, malgré des améliorations de la qualité des prestations. De vieilles habitudes font de l’ombre aux avancées.

    A l’ère du digital, certaines pratiques engendrent un coût qui peut paraître exorbitant pour le client. La lettre d’injonction envoyée au client en cas de dépassement du découvert par exemple est facturée autour de 100 DH.

    «Les process vont basculer progressivement. Aujourd’hui, le courrier est la solution la mieux adaptée pour ce type d’intervention. En outre, le contenu de la lettre d’injonction est complexe et réglementé, ce qui limite l’usage de certains canaux», défend un banquier.

    Plus globalement, la tarification du découvert est méconnue. Or, une part très importante de la clientèle consomme régulièrement le découvert, voire dépasse le plafond autorisé. Jusqu’en mars 2020, le taux d’intérêt appliqué à la facilité de caisse ne peut dépasser 13,57%. La tarification varie selon le client et son profil de risque. Ceci dit, il faut savoir que les conditions négociées au départ changent en cas de dépassement du découvert.

    «C’est comme un malus d’un contrat qui n’est pas respecté. Le taux du découvert change de palier. Il faut qu’il y ait une discipline de part et d’autre. Un client doit gérer son compte en toute responsabilité», indique un dirigeant.

    Au-delà de la tarification de certains services qui peut être jugée disproportionnée, le manque de transparence sur les frais facturés au client est le plus critiqué. Les conseillers clientèle, eux-mêmes, n’ont pas toujours la bonne information.

    Depuis 2011, les banques sont tenues de transmettre aux clients le récapitulatif des frais au moins une fois par an. Elles doivent également communiquer les commissions et frais adossés aux crédits, aux opérations sur titres ou encore sur les opérations de placement. Dans la pratique, il y a encore du travail.

    Sur les quatre dernières années, les prix des services bancaires ont évolué plus vite que l’inflation, selon les données de l’IPSB calculé par Bank Al-Maghrib.

    F.Fa

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