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    Analyse

    Banques: Les commissions montent dans les revenus

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    5,3 milliards de DH perçus en 2018, en hausse de 6%
    Trois moteurs: l’extension de l’assiette des services, du parc client et les ajustements tarifaires
    Elles représentent autour de 15% des revenus des banques
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    L’évolution des habitudes de consommation des clients pousse les banques à développer leur offre de services. Ce qui génère aussi d’importantes commissions. Sa part dans les revenus des banques devrait se renforcer à l’avenir

    Malgré la baisse des taux d’intérêt guidée par l’orientation de la politique monétaire et le renforcement de la concurrence sur certains segments, notamment le crédit à l’habitat, les revenus des banques (en social) ont augmenté de 3% à 38,8 milliards de DH en 2018.

    Une bonne partie du stock de crédit a été accordée à des conditions plus avantageuses, ce qui permet d’amortir l’impact du contexte actuel sur la marge d’intérêt, colonne vertébrale du compte d’exploitation des banques. La conjoncture pousse aussi les établissements bancaires à développer les autres sources de revenus, les commissions et les activités de marché.

    L’apport du résultat des opérations de marché est tributaire de la santé des marchés financiers. Les banques n’ont pas réellement de prise sur les conditions de marché et doivent donc gérer l’impact de la volatilité des marchés sur leurs revenus.

    La performance de Crédit Agricole du Maroc ces trois dernières années l’illustre bien. Les revenus tirés des activités de marché sont passés de 866 millions de DH en 2016 à 378 millions de DH en 2017 puis -13 millions de DH l’année dernière. Ils ont baissé à deux chiffres chez BMCE Bank et BCP en 2018.

    La branche qui affiche une croissance dynamique et régulière reste les  commissions. Pour les huit principales banques, la marge sur commissions a augmenté de 6% à 5,3 milliards de DH en 2018.

    «Les banques ne sont plus uniquement des institutions qui collectent des dépôts et octroient des crédits, elles développent de nouveaux services pour s’adapter aux habitudes de consommation des clients. Ces services génèrent des commissions et il est donc normal qu’elles prennent plus de place dans les portefeuilles», relève un banquier.

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     Dans les revenus des banques, c’est la branche qui affiche une croissance dynamique et régulière

    L’élargissement du portefeuille des services, mais aussi l’augmentation du parc client et les ajustements tarifaires soutiennent le dynamisme des commissions. Leur part dans le produit net bancaire est appelée à se renforcer.

    Les commissions représentent en moyenne 15% du chiffre d’affaires des banques mais son poids varie selon l’établissement. Les commissions génèrent 7% du produit net bancaire de la BCP. Ce niveau s’explique par l’organisation de la banque. Les activités de marché prennent plus d’importance dans les revenus de l’entité sociale avec une part de 29% alors que la marge d’intérêt pèse 43%. La marge sur commissions compte pour 15% dans le produit net bancaire d’Attijariwafa bank, Société Générale et Crédit du Maroc. Cette part s’élève à 12% à Crédit Agricole, 13% à CIH Bank, 16% à BMCI et 18% à BMCE Bank of Africa.

    Les frais de tenue de compte et les commissions perçues sur les moyens de paiement constituent le socle de ces revenus. Les montants dégagés de la gestion des comptes (toutes catégories de clientèle) ont baissé en 2018. Il l’a été au moins pour cinq établissements.

    Le renforcement de la concurrence et l’innovation devrait tirer les prix vers le bas. Si cette source de revenus est non négligeable, les banques misent encore plus sur l’équipement des clients pour accroître le chiffre d’affaires. Les commissions tirées de l’usage des moyens de paiement progressent à deux chiffres pour pratiquement toutes les banques. Hors Société Générale, ces commissions ont totalisé 2 milliards de DH en 2018 en hausse de 11%.

    Par ailleurs, le développement de l’assurance-vie ouvre des opportunités supplémentaires puisque les polices sont principalement commercialisées dans le réseau bancaire. En moyenne, les primes collectées par les banques ont augmenté de 16% l’an entre 2014 et 2017 à 9,7 milliards. La bancassurance a généré plus de 400 millions de DH de commissions en 2017 en hausse de 16% sur un an.

    F.Fa

     

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