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    International

    Uber entre en Bourse en mai

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5495 Le 15/04/2019 | Partager
    Une valorisation à 100 milliards de dollars
    Au Maroc, l’aventure du spécialiste des VTC a été écourtée

    L'américain Uber a donné en fin de semaine dernière le coup d'envoi officiel de ce qui sera l'une des plus importantes entrées en Bourse de l'histoire, autour de 100 milliards de dollars.

    A cette occasion, le leader mondial des plateformes de réservation de voitures avec chauffeur a révélé son premier bénéfice... mais uniquement dû à des cessions d'activité.  Selon des sources bancaires, Uber vise une valorisation proche de 100 milliards de dollars. Ces sources évoquent également une entrée en Bourse qui pourrait intervenir en mai prochain. 

    Uber a déposé son dossier au gendarme américain des marchés, la SEC, mais sans encore préciser ses ambitions en termes de levée d'argent frais, ni la date de sa première cotation. Dans ce document, Uber a donné des détails sur ses finances, avec un chiffre d'affaires en 2018 de 11,3 milliards de dollars (+42% sur un an) et un bénéfice net de près de 1 milliard de dollars contre une perte de 4 milliards en 2017.

    Mais ce bénéfice est dû à des cessions d'activités à des concurrents en Russie et en Asie du Sud-Est, est-il précisé. La perte d'exploitation, qui reflète mieux la situation opérationnelle de la firme, était quant à elle de 1,8 milliard de dollars.

    «En 10 ans, à mesure que les besoins et les préférences de nos clients ont changé, nous avons changé nous aussi. Aujourd'hui, nous devenons encore quelque chose de différent: une entreprise cotée», a déclaré le patron du groupe Dara Khosrowshahi dans une lettre jointe au document boursier.

    Le secteur attire énormément les investisseurs, qui misent sur les changements d'habitude des consommateurs, de plus en plus enclins à abandonner la voiture personnelle au profit de modes de déplacement partagés. Ils parient aussi sur la conduite autonome.

    Présent dans quelque 65 pays, Uber fait néanmoins toujours face à de gros défis, contesté souvent en justice par les taxis traditionnels ou poursuivi par des chauffeurs. «Nos activités seraient pénalisées si les chauffeurs devaient être reconnus comme salariés et non plus comme travailleurs indépendants», reconnaît Uber.

    Mais l’activité ne s'arrête pas au transport à deux ou quatre-roues et s'est diversifiée en particulier dans la livraison de plats à domicile avec Uber Eats. Un service disponible dans 500 villes avec un réseau de 220.000 restaurants, ce qui en fait la plus grande plateforme de ce genre hors de Chine, affirme l'entreprise.

    Elle a aussi lancé Uber Freight, qui veut révolutionner la logistique et le transport routier comme Uber a révolutionné le transport individuel. Cette application met depuis 2017 en relation chauffeurs routiers et entreprises désireuses de transporter des marchandises.

    Ce segment a réalisé un chiffre d'affaires de 125 millions de dollars sur les trois derniers mois de 2018 et a annoncé en mars qu'il comptait conquérir l'Europe.

    L’opérateur revient par la fenêtre…

    Lancée en 2015, l’aventure d’Uber au Maroc a officiellement pris fin en février 2018. Après moult péripéties (et autant d’échauffourées avec les taximen), le spécialiste des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) a fini par jeter l’éponge. Les syndicats des chauffeurs de taxi ont dénoncé une «concurrence déloyale» . A cela s’ajoute l’absence d’un cadre réglementaire clair et d’innovation dans le secteur du transport, outre les agressions contre les chauffeurs d'Uber. L'entreprise a racheté récemment son concurrent au Moyen-Orient, Careem (présent au Maroc). Les deux groupes ont trouvé, en mars dernier, un accord pour ce rachat contre un montant de 3,1 milliards de dollars, soit 1,7 milliard de dollars en billets convertibles et 1,4 milliard de dollars en espèces.

    A.E.

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