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    Analyse

    Matériaux de construction: Des signes avant-coureurs de relance

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5495 Le 15/04/2019 | Partager
    Ciment, préfabriqué, marbre, céramique et acier: les 5 écosystèmes porteurs
    Un chiffre d'affaires de 45 milliards de DH
    L'Etat contribue avec un budget de 750 millions de DH
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    L'objectif du contrat programme, signé avec l'Etat en 2016, est de créer un surplus de 3 milliards de DH de valeur ajoutée et générer près de 28.000 emplois à l'horizon 2020

    85% de la production nationale des matériaux de construction vont vers le bâtiment et le logement. La demande en logement est autour de 800.000 unités. Marchés publics, routes, autoroutes, infrastructures de base, réhabilitation des villes, régionalisation avancée, potentiel à l'export vers l'Afrique, chantiers de l'accélération industrielle...  Les opérateurs parlent d'un marché potentiel de 40 milliards de DH cette année.

      C'est le montant des investissements publics prévus dans le secteur du BTP uniquement.  Ce sont là autant d'indicateurs et de marchés à prendre qui plaident en faveur de nouvelles capacités, voire une relance de l'activité des matériaux de construction. «Un secteur qui a des marges de progression gigantesques», précise Othmane El Firdaous, secrétaire d'Etat à l'Investissement.

    Le secteur brasse un chiffre d'affaires de 45 milliards de DH, mais il a accusé un ralentissement ces dernières années. Désormais, la tendance est à la relance du marché. «La dynamique que connaît le secteur devrait se maintenir pour les prochaines années, compte tenu des objectifs fixés par le programme gouvernemental de l'habitat», confirme Abdelahad Fassi Fihri, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville.

    Les matériaux de construction s'articulent autour de cinq écosystèmes porteurs de la nouvelle vision: ciment, préfabriqué, marbre, céramique et acier.  Objectif: créer un surplus de 3 milliards de DH de valeur ajoutée et générer près de 28.000 emplois additionnels (16.000 directs et 12.000 indirects) à l'horizon 2020. Les investissements attendus sont autour de 3,2 milliards de DH.

    Pour enclencher une nouvelle dynamique, revigorer les filières et réactiver les moteurs, l'Etat a programmé des aides financières. Ainsi, 11 millions de DH vont au préfabriqué pour industrialiser et appuyer la montée en gamme des constructions. 30 millions de DH sont dédiés à l'acier pour construire une industrie sidérurgique compétitive. Par ailleurs, 10 millions de DH vont au ciment afin de développer une activité complète de valorisation énergétique des déchets ménagers.

    Pour sa part, l'écosystème marbre (10 millions de DH) devra faire émerger une filière industrielle autour de locomotives d'envergure. Enfin, la céramique bénéficie d'une aide financière de l'Etat de l'ordre de 15 millions de DH pour appuyer la compétitivité, favoriser la substitution aux importations ainsi que le développement à l'export.

    La contribution et le soutien de l'Etat sont de plusieurs ordres. Au total, le budget global de l'enveloppe des subventions est de 750 millions de DH. S'y ajoutent les volets formation (15.000 profils à former) et le foncier (212 ha, soit 140 ha pour le marbre, 70 ha pour le préfabriqué et 2 ha pour les colorants/émaux). «Chaque fois qu'un dossier lié aux écosystèmes arrive au ministère des Finances, il est débloqué en moins de 48 heures», tient à préciser David Tolédano, président de la FMC.

    Côté industriels, les engagements devront se traduire par des créations d'emplois (28.000 postes), une balance commerciale de plus de 13 milliards de DH, voire un chiffre d'affaires additionnel de plus de 10 milliards de DH ou encore une valeur ajoutée additionnelle de plus de 3 milliards de DH. L'objectif est de produire plus et surtout produire mieux, faire monter les filières en gamme et en compétence pour plus de compétitivité tant sur le marché local qu'à l'export.

    Pour Othmane El Ferdaous, «les matériaux de construction sont un secteur assez particulier avec des industries racines dont nous avons besoin pour renforcer la compétitivité de l'ensemble du tissu économique et promouvoir l'économie nationale». Et d'ajouter: c'est un secteur très capitalistique avec une très forte valeur ajoutée. Pour le jeune ministre, l'avenir du secteur est tributaire de la notion d'écosystème.

    PPP

    Selon Othmane El Firdaous, secrétaire d'Etat en charge de l'Investissement, «à la différence du cluster qui est autonome et évolue entre les mains des opérateurs privés, l'écosystème repose sur la notion du PPP dans la mesure où l'Etat est très présent. Il n'intervient pas directement, mais il met à contribution des aides et de l'accompagnement. Dans le PPP, il y a aussi les synergies entre le public et le privé. C'est fondamental! Toute la philosophie consiste à compenser les 100 km qui séparent Casablanca et Rabat pour plus de proximité et de qualité dans le partenariat entre le public et le privé».   Le défi est de sortir du schéma de la fragmentation des filières et des activités en silo tout en optimisant le capital institutionnel du secteur.

    A.R.

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