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    Culture

    Des artistes au chevet d’un rêve

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5493 Le 11/04/2019 | Partager
    Une expo pour soutenir une résidence artistique
    Un hub pour la création marocaine et africaine
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    Titn’Art, un rêve qui a commencé à prendre forme grâce à la rencontre avec un architecte Badr Bouzoubaa, qui en a dessiné les plans et une multitude d’âmes volontaires (Ph. Dr)

    C’est un rêve caressé par un duo d’acteurs culturels reconnus de la place et partenaires dans la vie. L’artiste plasticienne Kenza Benjelloun et le critique d’art Moulime El Aroussi. Celui de recevoir des artistes dans un bel espace, un lieu de création et de partage où «l’on construit avec les artistes et pour eux», précise El Aroussi. Il s’agit de Titn’Art, une résidence artistique et culturelle. Un projet que le couple a décidé de monter dans la région d’El Jadida.

    La résidence tire son nom de Tit, un ancien fortin de l’antiquité édifié par les premiers Sanhajas, au sud de la ville et où se trouve actuellement le mausolée du célèbre saint Moulay Abdallah. «Tit est la source en amazigh, la source de l’art ou le retour aux sources, à la terre natale» précise Moulime, lui-même natif de la capitale des Doukkala.

    Un rêve qui a commencé à prendre forme grâce à la rencontre avec un architecte Badr Bouzoubaa, du cabinet Empreinte Architecture qui en a dessiné les plans et une multitude d’âmes volontaires à leurs têtes les artistes peintres Mohamed Melehi et Lahbib Mseffer qui mobiliseront les artistes pour faire aboutir le projet. Résultat: une belle expo-vente, destinée à lever les fonds indispensables à la pérennité du projet qui a lieu à partir d’aujourd’hui 11 avril à l’espace d’art l’Artorium à Casablanca.

    L’évènement réfléchi par Fadel Iraki et Simo Chaoui, bénéficie du soutien de la Fondation TGCC et se poursuit jusqu’au 21 avril. Plus de 50 artistes, toutes générations et médiums confondus, n’ont pas hésité à répondre à l’appel. Parmi eux de prestigieux doyens (Mohamed Melehi, Abdelkébir Rabi…), des valeurs sûres (Abdelkrim Ouazzani, Mahi Binebine…), des artistes confirmés (Larbi Cherkaoui, Hassan Darsi, Amina Agueznai…), ou encore de jeunes prodiges (Mariam Abou Zaïd). Les œuvres proposées à des prix qui, sans dévaloriser le travail artistique, restent abordables, de 10 à 15% sous la cote des artistes.

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    Plus de 50 artistes, toutes générations et médiums confondus, ont répondu à l’appel. Parmi eux de prestigieux doyens tels que Mohamed Melehi et Abdelkébir Rabi (Source: Fouad Maazouz)

    Le but étant d’encourager des personnes qui n’ont pas forcément des moyens illimités de pouvoir acquérir une œuvre d’art, précisent les organisateurs. Mécènes, artistes et acteurs de la scène culturelle au Maroc se mobilisent donc pour un lieu qui n’est pas franchement à vocation commerciale et qui doit vivre grâce aux fonds de soutien à la création aussi bien au Maroc que d’ailleurs. Car le lieu a également vocation à s’ouvrir vers l’international et particulièrement sur l’Afrique.

    «Notre rêve est aussi d’accueillir une création africaine en effervescence et qui cherche une ouverture sur le nord du continent. L’Afrique a toujours fait partie de notre mémoire vive, souvent refoulée à cause de l’écriture malintentionnée de l’histoire… Il est indispensable aujourd’hui de refonder les ponts symboliques et imaginaires qui plongent leurs racines dans le sol africain. Les artistes en seront les véritables bâtisseurs» expliquent les promoteurs du projet, qui n’excluent pas pour autant une ouverture vers le reste du monde.

    «Le Maroc est appelé aujourd’hui à assurer les liens et les passerelles artistiques et culturelles entre l’Afrique et les autres continents». La résidence entend créer une plateforme de recherche et de production favorisant les rencontres et la collaboration entre les artistes en devenir et les artistes établis ainsi que les acteurs du monde culturel toutes disciplines confondues (Musiciens, cinéastes, écrivains, chorégraphes…).

    Le rêve deviendra-t-il réalité? C’est ce que nous espérons en reprenant la citation de l’artiste autrichien Hundertwasser: «Lorsqu’un seul homme rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité».

    Amine BOUSHABA

     

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