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    Dossier Spécial

    Logistique: Dislog perce malgré une conjoncture difficile

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5491 Le 09/04/2019 | Partager
    Baisse de l’activité distribution durant les 2 premiers mois de 2019
    Le débrayage des grossistes et des détaillants a impacté le business
    Une reprise amorcée durant le mois de mars

    L’année 2019 a démarré sur les chapeaux de roues pour Dislog. Le groupe s’est lancé dans une profonde réorganisation, orchestrée par son président-fondateur Moncef Belkhayat. Du coup, Dislog n’est aujourd’hui qu’un maillon dans une chaîne intégrée, composée de 5 pôles (distribution, industrie, plateformes logistiques, e-commerce et médias). Le tout sous la houlette de H&S Invest Holding.

    Le volet gestion d’actifs immobiliers et services logistiques est géré par BLS, l’une des 16 filiales du groupe. Dislog continue toutefois à gérer tout ce qui est distribution et logistique, sur une superficie globale de 100.000 m2 et 18 entrepôts à travers le Royaume (soit 60.000 positions palettes).

    L’entreprise tire donc son épingle du jeu, malgré une conjoncture difficile, marquée par le boycott de plusieurs marques en 2018 et surtout durant les 2 premiers mois de l’année en cours. En effet, le débrayage des détaillants et des grossistes (en réaction à la généralisation de l’identifiant commun de l’entreprise ou  l’ICE) a fortement impacté le business. Les quelques 1.500 grossistes et 100.000 détaillants sont les clients finaux de l’entreprise aux côtés de la distribution moderne (avec Marjane, Acima, Carrefour…).

    «Heureusement qu’une reprise s’est amorcée au mois de mars qu’on espère durable pour le reste de l’année», soutient Mehdi Bouamrani, DG du groupe. Les prochaines Assises du commerce et de la fiscalité (prévues en avril et mai prochain) donneront à coup sûr plus de visibilité sur l’avenir du secteur de la distribution.

    En attendant, Dislog continue d’étoffer son portefeuille clientèle. La marque Fine (papier hygiénique, mouchoirs…) vient de rejoindre le rang de partenaires comme P&G, JDE (cafés Samar, Carte Noire, Jacob’s) ainsi que des marques internationales à l’instar d’Ariel, Pampers, Head & Shoulders, Coty, Gilette, Ace, Duracell, Snickers, Kellogg’s, Pringles, Delonghi, Kenwood, Samsung, Nivea, Wella, Koleston… ou encore des marques marocaines (Aïcha, Dari)… «Les meilleures performances sont enregistrées sur Pringles dont le business a triplé depuis 2017», précise Bouamrani. Au lieu d’offrir de simples espaces de stockage, Dislog va au-delà en proposant à ses partenaires une solution complète de bout en bout (from plant to consumer), du port ou de l’usine jusqu’au consommateur final.

    Parallèlement, les marques propres du groupe continuent leur percée sur le marché. C’est le cas de Myaz et Selman, 2 nouvelles marques de thé lancées en 2017. Sur le rayon biscuiterie, Dislog vient de lancer de nouvelles gaufrettes, baptisées Freska en partenariat avec l’égyptien Edita. Le groupe s’est aussi lancé, avec un partenaire tunisien, dans la production de l’huile d’olive (sous les marques Terra Delicia et Moorish). Dislog investira aussi le marché des détergents (pâte de savon). Son usine est actuellement en construction à Berrechid.

    Par ailleurs, H&S Invest holding, actionnaire du groupe Dislog, vient d’annoncer une profonde réorganisation (cf. édition du 3 avril 2019). La holding, qui gère près de 3 milliards de DH de flux financiers, s’organise désormais autour de 5 pôles. Il s’agit de la distribution, l’industrie, la gestion des plateformes logistiques, l’e-commerce et les médias. Chaque pôle sera doté de sa propre direction générale. Cette autonomie managériale sera doublée d’une autonomie financière via la recapitalisation des filiales. H&S Invest holding a connu une croissance à deux chiffres sur les 12 dernières années. Le groupe revendique un total de 1.600 employés et 3 milliards de DH de chiffre d’affaires annuel.

    Autre actualité, le groupe Belkhayat lance sa nouvelle vision dénommée «Cap 2025». Cette feuille de route devra permettre de réaliser un chiffre d’affaires global de 6 milliards de DH et un ebitda annuel consolidé de 300 millions de DH. Pour y arriver, le top management compte investir fortement en ressources humaines avec le recrutement de 100 cadres sur les 700 recrutements prévus dans les 18 mois.

    Chiffres-clés

    • 5 sites industriels
    • 300 millions de DH d’investissements
    • 10.000 m² de surface industrielle
    • 30 produits
    • 5 marques propres
    • 3 millions d’unités co-packées par an
    • Une flotte de 600 véhicules
    • 70.000 points de vente couverts
    • 1.500 emplois
    • Premier distributeur des produits FMCG (1) au Maroc
    • 5.000 visites magasins/jour
    • 3.000 factures/jour

    (1) fast-moving consumer goods

    A.E.

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