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    Analyse

    Affichage urbain: Comment Casablanca veut en finir avec l’anarchie

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5486 Le 02/04/2019 | Partager
    3 documents de référence pour les panneaux et enseignes publicitaires
    Règles de base, zones d’implantation, sanctions…
    Obligation d’identifier chaque panneau
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    L’arrondissement d’Anfa (près de 18% de la superficie  globale de la ville) concentre, à lui seul, plus de la moitié du parc des panneaux publicitaires, soit une forte densité par rapport aux arrondissements périphériques (comme Ben M’Sik ou Bernoussi)

    De l’ordre dans la jungle des panneaux publicitaires? La mairie de Casablanca s’attaque au dossier épineux de l’affichage sauvage. Les élus de Casablanca ont validé récemment trois documents censés instaurer les règles de base en matière d’affichage urbain: une charte, un nouveau cahier des charges et un schéma directeur du mobilier urbain d’affichage.

    Le nouveau cahier des charges énumère les conditions auxquelles doivent se plier les opérateurs. Il s’agit de documents de référence visant à répertorier les types de panneaux et d’enseignes publicitaires existants, tout en définissant les bases réglementaires et les zones d’implantation.

    «Il faut mettre un terme à l’anarchie et à la pollution visuelle occasionnées par les panneaux d’affichage», a déclaré récemment Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville. Selon le maire, la ville dispose aujourd’hui, suite à une étude (pilotée par Casa Prestations), d’une base de données numérique sur le parc des panneaux d’affichage (nombre, emplacement, cordonnées GPS, nature, redevances…).

    Objectif: améliorer l’environnement urbain en utilisant des panneaux qui respectent les spécificités et les espaces verts de la ville, tout en incluant les panneaux publicitaires  dans la politique durable de la ville (en limitant la pollution visuelle et en respectant le patrimoine de la ville), selon cette charte, dont L’Economiste détient une copie.

    Les opérateurs du secteur ont largement le temps de s’aligner aux nouvelles règles du marché. Ils ont en effet un délai de 5 ans afin de se conformer au nouveau cahier des charges.

    La charte commence par définir les types d’affichage urbain sur différents supports dont notamment les panneaux, le mobilier urbain, les devantures d’immeubles, les palissades et les clôtures de chantiers, les échafaudages, les véhicules mobiles (bus, tram, voitures…), les enseignes commerciales…

    La charte définit également les périmètres de publicité réglementée en les classifiant par zone (A, B, C, D…). La zone A comprend, à titre d’exemple, les arrondissements d’Anfa, Maârif, Sidi Belyout, Mers Sultan, Roches Noires… Sur ces territoires, seuls les panneaux de taille moyenne ou petites sont autorisés, tout en respectant une distance minimale d’au moins 100 m entre 2 panneaux de taille moyenne et 50 m entre 2 panneaux de taille plus petite.

    La publicité sur le mobilier urbain est autorisée sur ces périmètres. En revanche, pour la pub sur les façades, elle doit respecter une distance de 400 m au moins entre deux affiches similaires et 200 m avec les autres types d’affichage urbain. Quant aux publicités sur les échafaudages, elles ne devraient pas dépasser 40% de la superficie du support.

    S’agissant des panneaux publicitaires  (lumineux, traditionnels ou digitaux), chaque unité doit obligatoirement arborer un numéro de série avec le nom de l’entreprise, le n° d’autorisation d’exploitation ainsi que toutes les informations requises pour l’identifier.

    Le contrôle de la conformité de l’affichage urbain sera effectué par la police administrative. La brigade dédiée à l’affichage urbain sera composée d’agents assermentés qui devront rédiger les PV et prendre les mesures ou les sanctions prévues par la loi. Tout contrevenant devra s’acquitter d’une somme qui équivaut à 3 fois le montant à payer pour l’exploitation annuelle du panneau.

    Zones interdites

    La charte de l’affichage urbain définit une liste de zones ou de lieux où l’affichage sera strictement interdit. Il s’agit notamment des monuments historiques, des sites classés, les lieux de culte (mosquée, synagogue ou église), les bâtiments classés patrimoine national, les constructions relevant du patrimoine architectural, les jardins et espaces verts ainsi qu’aux abords d’administrations et établissements publics, écoles et universités…

    Aziza EL AFFAS

     

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