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    Economie

    Enseignants grévistes: Le gouvernement passe aux sanctions

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5484 Le 29/03/2019 | Partager
    Les ex-contractuels en débrayage depuis 4 semaines s’attirent les foudres de leur tutelle
    Licenciements et prélèvements sur salaire prévus
    Les nouvelles recrues ayant déserté leur formation seront éjectées

    L'intérêt du service public avant tout. Le gouvernement a donné son feu vert au ministre de l’Education nationale, Saïd Amzazi, pour appliquer la loi contre les cadres des Aref, ces professeurs ex-contractuels «contrevenants», en grève depuis 4 semaines. Une situation qui a porté préjudice à des milliers d'élèves, otages de ce bras de fer considéré comme «illégal».

    «Quelle est la situation juridique de cette coordination? Et a-t-elle le droit de lancer l’appel à la grève?», s’est interrogé Amzazi, lors de la conférence tenue mercredi dernier au siège de son ministère, insistant sur le fait qu'un appel à la grève relève des compétences des seuls syndicats, reconnus en tant qu’institutions constitutionnelles.

    «Les grèves lancées par les syndicats sont de courtes durées, alors qu’actuellement, on se trouve avec un arrêt de travail prolongé de près de quatre semaines, portant préjudice aux élèves et au service public», souligne Amzazi. Cela à un moment où le gouvernement a respecté ses engagements visant à améliorer le statut de cadres des Aref, en introduisant toutes les garanties nécessaires à la stabilité professionnelle et à la sécurité d’emploi pour ces cadres, est-il expliqué.

    Un statut qui s’inscrit dans le cadre du recrutement à la fonction publique régionale, avec les mêmes droits et obligations que celui des fonctionnaires de l’Etat, à commencer par la présence au travail. Ce qui a justifié l’annonce d’un certain nombre de mesures à l’encontre des cadres des Aref, qui n’ont pas encore rejoint leur poste de travail.

    Concernant les enseignants en cours de formation dans les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation, l’on procède à leur remplacement par les candidats sur la liste d’attente. Les enseignants en activité ont été invités à regagner leurs classes, en les rassurant qu’aucune mesure ne sera prise contre eux.

    Toutefois, ils ne dérogeront pas à des prélèvements sur leurs salaires. Ceux qui ne regagneront pas leur lieu de travail, la procédure administrative d’abandon de poste sera enclenchée, conformément à l’article 103 du statut particulier des cadres des Aref.

    En revanche, une procédure de leur licenciement sera entamée à l’encontre des membres de la coordination nationale des enseignants. «Il s’agit d’une décision du gouvernement, car ces personnes sont derrière la perturbation de la scolarisation des élèves. Ils portent ainsi atteinte à l’intérêt général», argumente le ministre de l’Education nationale.

    La responsabilité du gouvernement précédent est, également, engagée dans cette crise, car il a mal préparé le lancement du projet de recrutement dans les services publics à l’échelle des régions, avance une source proche de ce dossier.

    Près de 300.000 élèves touchés

    «Toutes les mesures nécessaires seront déployées pour assurer le temps scolaire et rattraper les heures perdues», rassure le ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi. La scolarisation de près de 300.000 élèves, dont la majorité est scolarisée en milieu rural, a été perturbée. Pour la grève des cadres des Aref, le taux de participation est actuellement de près de 65%, selon le ministre, contre plus de 90% avancés par la coordination. Quant à la grève de trois jours lancée par les syndicats depuis mardi dernier, le taux de participation avoisine seulement 15%.

    Noureddine EL AISSI

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