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    Visite du Pape François: Un évènement politique et interreligieux

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5484 Le 29/03/2019 | Partager
    Un programme marathon
    Une messe au complexe sportif Prince Moulay Abdallah
    34 ans après Jean-Paul II
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    La visite du Pape François sera placée sous le signe du dialogue interreligieux et la migration. Deux questions qui font la priorité de son pontificat (Ph. AFP)

    La visite du  pape François (samedi 30 et dimanche 31 mars)  répond à deux grandes priorités de son pontificat: le dialogue interreligieux et la migration. Une  visite qui trouvera écho aux appels répétés à la tolérance religieuse du Roi Mohammed VI, Commandeur des croyants, ainsi qu’à la politique volontariste du Royaume dans la gestion du dossier de la migration.

    Elle répond à une double invitation. Tout d’abord il y a celle du Souverain, ce qui lui confère une dimension politique mais également pastorale puisqu’elle intervient suite à l’invitation faite au chef de l’église catholique par  les évêques du Maroc, Mgr Cristóbal López Romero, archevêque de Rabat, et Mgr Santiago Agrelo Martínez, archevêque de Tanger.

    Ce qui explique le thème consacré à cette visite: «Serviteur de l’espérance». Le voyage de François au Maroc intervient près de 34 ans  après celui de Jean-Paul II, en 1985. Il avait été marqué par une rencontre interreligieuse avec 80.000 jeunes dans le stade Mohammed V. Premier chef d’Etat d’un pays arabe à inviter un pape, le roi Hassan II, avait été reçu au Vatican en novembre 1991.

    Ce week-end,  le pontife argentin sera accueilli par le Roi Mohammed VI pour  un entretien privé d'une trentaine de minutes. Sur l’esplanade de la Tour Hassan, les 2 souverains retrouvent le corps diplomatique, le peuple marocain et la société civile avant de se rendre à l’Institut Mohammed VI de formation des Imams Morchidines et des Morchidates,  où ils présideront une rencontre avec les étudiants de l'Institut en présence du ministre des Habbous et des Affaires Islamiques, le directeur de l’Institut et du secrétaire du Conseil des Oulémas.

    La visite se poursuit au siège de l’association Caritas du diocèse de Rabat. Le saint père y est accueilli par l'archevêque de Tanger et il y rencontre des personnes migrantes et ceux qui se mettent à leur service: Au menu: allocution, témoignages de migrant et spectacle musical.

    Le lendemain, le souverain pontife visite le service social rural de Temara tenu par les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, puis se rend à la cathédrale Saint-Pierre où Sa Sainteté rencontre les prêtres, les personnes consacrées, les représentants des chrétiens d'autres confessions et effectuera la prière de l'Angélus.

    En début d’après-midi le pape  se rend au complexe sportif  Prince Moulay Abdallah où il doit célébrer la messe et donner l'homélie. 500 choristes venus de tout le Royaume soutiendront la prière de l'assemblée qu'on estime entre 7.000 et 10.000 participants.

    Les chrétiens marocains passés sous silence

    Le voyage du chef spirituel de quelque 1,3 milliard de catholiques suscite l’espoir des minorités chrétiennes, de marocains convertis, qui demandent à pouvoir bénéficier pleinement de la liberté de culte inscrite dans la Constitution marocaine. La Coordination des chrétiens marocains a réitéré son souhait  de voir un «Maroc libre qui assume sa diversité religieuse», et souhaite que cette visite soit «une occasion historique» pour que le Maroc avance «tangiblement dans ce sens». La coordination avait fait sa première sortie officielle en 2017 en déposant un cahier de doléances au CNDH. Parmi les revendications, la possibilité pour les chrétiens marocains d’opter pour un mariage civil, à défaut d’un mariage à l’église, la liberté d’exercer leur culte dans les temples et églises, d’appeler les enfants par des noms chrétiens,  ou encore d’inhumer les morts selon leur tradition. «C’est une insulte aux défunts, mais également à l’Islam, religion que nous respectons beaucoup, que d’être obligés d’enterrer nos morts selon le rite musulman», avait précisé alors à L’Economiste,  le porte-parole de la coordination. Celle-ci appelle également à rendre l’éducation religieuse optionnelle à l’école. «Nous souhaitons aujourd’hui attirer l’attention sur les intimidations continues que nous subissons de la part des autorités publiques mais également des citoyens».

    A.Bo

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