×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Résultats annuels: Les bons comptes de BCP

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5480 Le 25/03/2019 | Partager
    Le PNB progresse de 4% à plus de 17 milliards de DH
    Le groupe revendique le leadership sur la collecte d’épargne
    La montée en puissance des filiales africaines se confirme
    resultats_bcp_080.jpg

    Sous l’effet des bonnes performances commerciales, le groupe BCP affiche des résultats annuels en croissance

    Baptême de feu réussi pour le nouveau top management du groupe Banque Populaire. Entouré des principaux directeurs généraux des différents pôles de la banque, Mohamed Karim Mounir, récemment nommé PDG du groupe (novembre 2018) en remplacement de Mohamed Benchaâboun, l’actuel ministre des Finances, s’est prêté avec enthousiasme au jeu des questions-réponses lors de la présentation des résultats annuels de la banque, jeudi dernier.

    Il faut dire que le nouveau patron avait de quoi se réjouir au vu des performances réalisées par la BCP en 2018. La 6e banque d’Afrique par la taille de ses fonds propres, qui est implantée dans 28 pays du continent, affiche un PNB en amélioration de 4% à plus de 17 milliards de DH.

    L’activité a été portée par l’amélioration de la marge d’intérêt (+5,8%) et de la marge sur commission (+12%). En 2018, le groupe a réussi à recruter 260.000 nouveaux clients, lui qui revendique le leadership en matière de collecte des dépôts avec un encours de 283 milliards de DH en hausse de 3,8%. En un exercice, il réussit à collecter 10 milliards de DH de dépôts auprès de sa clientèle aussi bien des particuliers ou des MRE.

    En face, BCP a augmenté les crédits qu’elle distribue portant l’encours des financements à 244 milliards de DH en hausse de près de 9%. «La banque a amélioré son positionnement sur l’encours de crédit avec une part de marché de 24,2%», assure Ghizlane Bouzoubaa, la nouvelle directrice financière du groupe. C’est donc un additionnel de 20 milliards de DH de financement en 2018 dont la majorité est accordée aux entreprises (11,6 milliards de DH).  

    Banque Populaire tient également sa forme de ses filiales spécialisées et des filiales à l’international, particulièrement en Afrique. Avec une croissance respective de 7% et 14% de leur PNB en 2018, elles contribuent à hauteur de 39% au chiffre d’affaires global du groupe.

    A la dynamique de la politique commerciale, il faut ajouter la maîtrise des coûts. A fin 2018,  les charges d’exploitation ont été contenues à (+5,9%) à 8,8 milliards de DH. Cette progression englobe une hausse de 6,2% des charges du personnel qui est principalement liée au changement de périmètre et à la structuration de nouvelles entités.

    Si les coûts ont été maîtrisés, on ne peut pas en dire autant pour le coût du risque. Ce poste progresse de 2% à 3,2 milliards de DH. Cette hausse illustre, pour le management, «la politique prudente de provisionnement de la banque». Les provisions incluent un montant  de 5,5 milliards de DH suite à l’implémentation de la nouvelle norme IFRS 9. Parallèlement, «le groupe continue de doter sa provision pour risques généraux qui affiche un encours à fin 2018 de 4,2 milliards de DH», soutient Choukri Oimdina, DG Risque et Support. La banque affiche ainsi un taux de couverture de 70%.

    Pour ce qui est de la rentabilité, le résultat net progresse de 3,8% à 3,6 milliards de DH sous l’effet des bonnes performances commerciales. Les bénéfices propres à la banque progressent également de 3,5% pour avoisiner les 3 milliards de DH.
    En termes de solvabilité, le président n’a pas manqué de contester les chiffres avancés par Fitch Rating et par CDG Capital mettant en cause les modes de calcul.

    Pour lui, les vrais chiffres de la solvabilité de BCP sont encore plus élevés que ceux des autres établissements bancaires. Considérée comme une banque systémique pour Bank Al-Maghrib, BCP se doit d’avoir des ratios plus élevés de 1 point de pourcentage que les autres. Elle affiche un ratio de solvabilité autour de 13% et un ratio Tier One de 10,5%. Même chose en matière de liquidité avec un LCR de 125% pour un minimum réglementaire à 90%.

    S’agissant des perspectives, BP entend préserver son positionnement de 1er collecteur de l’épargne et continue à s’impliquer fortement dans le financement de l’économie avec près d’1/3 de l’effort de distribution. Le groupe compte également maintenir les bonnes performances de ses filiales en particulier à l’international.

    Moulay Ahmed BELGHITI
       

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc