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    Forum Crans Montana: L’Afrique doit bâtir l’avenir de sa jeunesse

    Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5477 Le 20/03/2019 | Partager
    «Elle a besoin d’être portée, formée, responsabilisée et surtout valorisée», indique le message royal
    Développer une force créatrice pour retenir les jeunes et aider au développement des femmes
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    Les différents panels du Forum Crans Montana a donné lieu d’explorer toutes les pistes de développement du continent au niveau de l’économie, l’énergie, la santé, l’ago-industrie et la technologie, le tout avec comme fil conducteur l’entrepreneuriat chez les jeunes et le leadership féminin (Ph. SB)

    Grand-messe de la matière grise africaine pour la 5e édition du Forum Crans Montana qui s’est déroulé du 14 au 17 mars à Dakhla. Placé sous le thème «bâtir une Afrique puissante et moderne au service de sa jeunesse», le Forum a confirmé son engagement à fédérer toutes les forces intellectuelles du continent africain afin de sortir avec des solutions pratiques et efficaces.

    «Le challenge de développement pour ce XXIe siècle sera relevé par la coopération régionale. La coopération sud-sud a le pouvoir d’accélérer le développement dans le domaine de la santé, le social, et le transfert de technologie», tient à rappeler Gerhard Schröder, ancien chancelier de l’Allemagne.

    Cette plateforme invite à explorer toutes les pistes de développement du continent au niveau de l’économie, l’énergie, la santé, l’agro-industrie et la technologie, le tout avec comme fil conducteur l’entrepreneuriat chez les jeunes et le leadership féminin. En effet, quel que soit le domaine à développer, les femmes et les jeunes sont ceux qui en ont le plus besoin.

    Mettre en place de réelles opportunités économiques

    Avec une population d'une moyenne d'âge de 19 ans, les pays africains sont face à un défi majeur: celui de développer une force créatrice pour garder et maintenir leurs jeunes. Le message royal lors du Forum a été très direct sur ce point: «Notre jeunesse a besoin d’être portée, formée, responsabilisée et surtout valorisée. Il faut la former pour convertir le potentiel économique d’aujourd’hui en réalité de demain.

    L’échec dans ce domaine serait un terrible désastre pour le continent et pour d’autres régions aussi. Le départ périlleux d’une partie de notre jeunesse à la recherche d’un avenir sous d’autres horizons ne doit pas être une fatalité, ni la figure d’une Afrique en échec». C’est une raison sérieuse que les gouvernements mettent en place de réelles opportunités économiques à même de retenir cette frange de la population dans leur pays natal.

    «La collaboration entre les gouvernements africains et les organisations des jeunes est à encourager, car bâtir l’avenir de cette jeunesse se fera en investissant dans l’éducation», renchérit Moustapha Cissé Lo, président du Parlement de la Cedeao lors de la session d’ouverture du forum. Les jeunes étant un maillon important dans la chaîne du développement du continent, la femme, elle, occupe une place encore plus stratégique.

    «La nouveauté du Crans Montana de cette année a été de créer pour la première fois une harmonie dans le contenu des différents panels du Forum, qui permet de sortir avec des solutions aux problématiques que connaît la situation de la femme en Afrique», note Bouthayna Iraqui-Houssaini, présidente de Locamed et co-présidente de Africa Woman Forum.

    D’après les témoignages partagés lors du panel Africa Woman Forum, dont le thème de cette année est «l’entrepreneuriat des jeunes et leadership féminin», il faut être créatif pour dépasser la discrimination entre les hommes et les femmes dans l’éducation et dans l’accès au financement et à l’information.

    Qu’il s’agisse du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau, de la Tanzanie, du Sénégal... toutes les femmes ayant témoigné de leurs parcours, associatif ou entrepreneurial, ont rencontré les mêmes obstacles et ont réussi en suivant le même cheminement: en innovant. En effet, si 25% des champions entrepreneurs de l’Afrique sont des femmes c’est parce que celles-ci ont su s’adapter à la situation économique et politique de leurs pays et su profiter des opportunités.

    Grâce aux possibilités offertes par le téléphone portable et internet, une femme dans le milieu rural de l’Afrique peut créer son entreprise, émettre et recevoir des commandes, réaliser des transactions monétaires sans avoir besoin de faire des études ou avoir un diplôme.

    L’innovation apparaît comme la meilleure manière de booster l’entrepreneuriat au féminin, tout en mettant en place l’environnement propice pour un meilleur réseautage, le renforcement des moyens financiers et l’accès à l’information.

    L’appel qui a émané du panel «Leadership féminin et entrepreneuriat des jeunes en Afrique» a pour idée principale que la femme est au centre de l’économie dans tous les pays africains, et doit donc être au centre des orientations et décisions économiques et politiques des gouvernements.

    Sabrina BELHOUARI

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