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    International

    Deutsche Bank et Commerzbank parlent d’une fusion

    Par L'Economiste | Edition N°:5476 Le 19/03/2019 | Partager
    Si les pourparlers aboutissent, un géant bancaire européen naîtra
    Un total de 1.800 milliards d’euros d’actifs

    Stimulées par l’officialisation de leurs négociations de fusion, les actions des deux premières banques allemandes, Deutsche Bank et Commerzbank, ont progressé nettement lundi 18 mars 2019 à la Bourse de Francfort. Hier dans la matinée, le titre Deutsche Bank gagnait 3,48% à 8,09 euros et celui de Commerzbank 6,59% à 7,62 euros, portant les gains annuels des deux titres à respectivement 16% et 32%.

    A travers ce projet, le gouvernement d’Angela Merkel souhaite pousser les deux banques en difficulté à créer un «champion national». Il est question ausi d’éviter que l’une ou l’autre ne soit engloutie par un concurrent étranger.

    Un tel projet s’avère pourtant délicat, puisque Commerzbank, dont Berlin détient 15%, enchaîne les restructurations depuis son sauvetage en 2009. De son côté, Deutsche Bank n’a pas fini d’intégrer sa filiale dans la banque de détail, Postbank, et peine à ranimer ses recettes après trois années de lourdes pertes.

    Si les pourparlers devaient aboutir, ils créeraient un géant bancaire européen avec un total de 1.800 milliards d’euros d’actifs, proche de la plus grande banque française, BNP Paribas. Mais en termes de capitalisation boursière, Deutsche Bank ne pèse que 16,1 milliards d’euros, en ayant perdu plus de 50% de sa valeur en 2018.

    Commerzbank vaut elle à peine 9 milliards d’euros. La comparaison est ici nettement défavorable face aux rivaux européens, avec BNP Paribas valant quelque 55 milliards d’euros ou la britannique HSBC (147 milliards d’euros), sans parler des mastodontes de Wall Street comme JP Morgan, qui culmine à 318 milliards d’euros. 

    Si certains soutiennent la fusion, d’autres demeurent sceptiques, ceux-ci évoquent en particulier d’importants problèmes de concurrence (rappelons que la Commission européenne a rejeté la fusion Alstom-Siemens pour ce même motif (cf. notre édition N°5455 du 18/02/2019).

    Pour leur part, les syndicats redoutent de voir des dizaines de milliers de salariés abandonnés, sur 80.000 environ employés aujourd’hui par les deux banques en Allemagne. Cité par le quotidien populaire Bild, le chef de la chancellerie Helge Braun (CDU) a fait savoir que «l’avenir de l’emploi dans les deux banques serait regardé de près…».

    F. Z. T. avec agences

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