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    Economie

    L’efficacité énergétique déclinée par les territoires

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5474 Le 15/03/2019 | Partager
    Eclairage public et smart cities au cœur des débats lors des rencontres africaines
    La 5e édition s’est tenue mercredi 13 mars à Casablanca

    «Les politiques d'efficacité énergétique (E0E) reposent notamment sur la réglementation, l'assistance technique et le soutien financier», souligne Said Mouline, DG de l'Agence marocaine de l'efficacité énergétique (AMEE). C’était lors de la 5e édition des rencontres africaines de l'efficacité énergétique, qui s’est tenue mercredi 13 mars à Casablanca.

    Le changement de comportements, la sensibilisation des citoyens, l'usage des technologies ou encore la mise en place de mécanismes financiers adaptés sont également au cœur des piliers des politiques d'efficacité énergétique, fait savoir Mouline.

    Mettant en avant le rôle de l'efficacité énergétique dans la croissance économique du pays, le DG de l’AMEE a appelé les décideurs des villes à  tenir compte de l'efficacité énergétique lors de l'octroi des autorisations pour des projets envisagés au niveau de la cité et ce, afin de réduire la consommation énergétique et protéger l'environnement.

    «Les villes ont intérêt à revoir leur système d'éclairage public afin de minimiser cette dépense et utiliser la partie à gagner dans d'autres services pour répondre aux attentes de la population, en particulier les jeunes», renchérit Aziz Rabbah, ministre de l'Energie, des Mines et du Développement durable.

    Le ministre a cité, à cet égard, l'exemple du transport, premier consommateur de l'énergie en particulier celle fossile (environ 38%), ainsi que du bâtiment (presque 32%), estimant que l'instauration de cette logique de durabilité nécessite de commencer notamment par des «triggers», des «success stories» et des niches où il y a moins de contraintes et plus de possibilités.

    A l’échelle de la ville, Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca, a relevé la nécessité de décliner la stratégie nationale de développement durable au niveau territorial. «C'est justement le rôle des territoires et des villes», a-t-il poursuivi, tout en précisant que la ville de Casablanca s'acquitte d'une «facture de 150 millions de DH rien que pour l'éclairage public».

    Le maire El Omari rappelle que Casablanca dispose d'un modèle de gestion délégué qui est intégré dans le cadre des autres métiers (eau, électricité, assainissement et éclairage public gérés par Lydec). Initié par AOB Group sous l’égide du ministère de l’Energie, en partenariat notamment avec l'Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), cet événement a réuni des professionnels de l'écosystème énergétique et des villes ainsi que des experts de l’efficacité énergétique du Maroc et d'ailleurs.

    Jusqu’à 95% d’économie d’énergie

    Près de 20% de la production totale d’électricité est consommée par l’éclairage électrique
    À l’horizon 2030, la demande d’énergie pour l’éclairage artificiel devrait être de 80% plus élevée qu’aujourd’hui
    L’introduction de solutions d’éclairage, plus économes en énergie, est considérée comme une priorité dans de nombreux pays
    Les LED offrent actuellement les plus hauts niveaux d’efficacité énergétique disponibles sur le marché
    Elles sont de plus en plus utilisées dans les systèmes d’éclairage des rues et des aéroports, où elles peuvent économiser jusqu’à 95% d’énergie par rapport aux autres technologies.

    A.E.

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