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    Analyse

    Essaouira/Aménagement du territoire: Les 40 travaux de la commune

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5471 Le 12/03/2019 | Partager
    Assainissement, voirie, éclairage public… tout y passe
    La médina poursuit son lifting quand le port s’agrandit
    Une cité des arts, le grand projet attendu

    Pour booster l’économie d’Essaouira, il faut voir au-delà des deux secteurs porteurs que sont la pêche et l’artisanat. La culture comme le tourisme, la ville ayant battu ses records d’affluence en 2018, s’imposent pleinement aujourd’hui pour venir à la rescousse. «Grâce aux différents événements qui y sont organisés tout au long de l’année, Essaouira est connue et rayonne dans le monde entier», constate le vice-président du conseil communal, Tarik Ottmani.

    Encore faut-il savoir en profiter. Car si le taux de chômage est l’un des plus bas de la région, il ne montre pas la réalité perçue par les habitants. «Il existe des zones de fragilité comme la femme rurale et l’emploi précaire, qu’il faut regarder en face pour construire la ville de demain», affirme Abdelali Tazi, vice-coordinateur du Remess, le réseau marocain de l’économie sociale et solidaire, et directeur à l’Anapec.

    Au programme du plan d’action d’aménagement du territoire, étendu jusqu’en 2022, quelque 40 projets localisés par zones urbaines, entre infrastructures sportives et culturelles, voirie, collecte des déchets, transport urbain, mobilité ou santé.

    L’exercice étant d’améliorer la qualité de vie des habitants, de rehausser le paysage urbain de la ville touristique tout en préservant les ressources et l’environnement. Assainissement des eaux pluviales, éclairage public, aménagement des jardins et places, voirie, circulation des véhicules… tout y passe. Sans oublier le stade municipal de football et l’hôpital provincial Sidi Mohammed Ben Abdellah. Zoom sur quelques autres grands projets.

    ■ La médina et son patrimoine

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    Inscrite en 2001 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, Essaouira poursuit le programme de mise à niveau de sa médina. Certaines maisons laissées à l’abandon du temps et du climat ont été réhabilitées, tout comme les remparts, côtés terre et océan, et certaines ruelles. Des lieux de culte ont rouvert leurs portes, des équipements de proximité comme l’ancien palais de justice attendent le grand lifting, et des espaces publics comme le marché aux poissons fonctionnent déjà, malgré les erreurs de conception. Le mot d’ordre étant le respect total des spécificités architecturales de la vieille ville.

    ■ Une Cité des arts et de la culture

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    Maquette Cité des arts

    «Essaouira organise des événements depuis 20 ans comme le festival Gnaoua, l’un des premiers lancés au Maroc, et pourtant nous n’avons toujours pas de scène, ni de salle de spectacle», déplore Ottmani. Le projet de «Cité des arts et de la culture» viendrait donc réparer le manque. Prévu sur un site à l’entrée de la ville, face à la mer, ce projet à vocation culturelle vise à confirmer la centralité de la culture comme levier structurel du développement de la ville. Un projet, offert clés en main par Oscar Niemeyer. Une salle couverte de 1.000 places, un conservatoire de musique, une scène découverte de 30.000 places, l’atelier des artisans et du design ou une maison du livre sont prévus sur ces 4 ha dédiés à la culture au sens large. 

    ■ Le port et son chantier naval

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    Son extension vise à accueillir de nouvelles infrastructures portuaires. Quai de déchargement, digue de protection de la Skala, équipements de salubrité pour la pêche collant aux normes internationales et européennes ou équipements de sécurité pour les pêcheurs et les plaisanciers. Son nouveau chantier naval vient tout juste d’être mis en service. Créneau important de la stratégie de développement socioéconomique de la ville, il devrait booster les emplois et améliorer la qualité des services fournis.

    Une aubaine

    Un projet vertueux en attente de soutien et d’accompagnement… A l’occasion du congrès sur les territoires innovants, mené à Essaouira par l’Ecole supérieure de technologie, le Souiri Georges Brami est venu présenter le projet «Village Maraîcher». Financement en poche, il prévient: «Il faut être rapide dans nos décisions car, si nous traînons, les investisseurs vont nous lâcher». L’objectif est de fixer les populations des zones rurales en leur octroyant une terre, une maison et un emploi. Basé sur l’agriculture raisonnée, il pourrait faire vivre une soixantaine de familles, sans compter les emplois indirects. Un modèle de développement économique et social parfaitement adapté à la région.

    J.A.

     

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