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    Lutte contre le blanchiment de capitaux: La liste gênante…

    Par L'Economiste | Edition N°:5469 Le 08/03/2019 | Partager
    Elle a été rejetée par les 28 membres de l’UE
    Outre Riyad, Bruxelles souhaitait ajouter d’autres pays
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    Les 28 membres de l'Union européenne ont enterré une liste noire contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, qui incluait l'Arabie saoudite. Ce rejet, attendu après les critiques sur la méthodologie employée, constitue un revers pour la Commission européenne.

    Laquelle avait proposé le 13 février (cf. notre édition N° 5454 du 15/02/2019) d'ajouter sept nouveaux pays à la liste, portant cette dernière à un total de 23 pays à haut risque (voir illustration). Sur une cinquantaine de pays passés à la loupe, la Commission avait conclu que ces derniers présentaient des «carences stratégiques».

    Sur la base d'une nouvelle méthode, qui prend en compte les critères plus stricts fixés dans la 5e directive anti-blanchiment en vigueur depuis juillet 2018, la liste a été établie à la suite d'une analyse approfondie, a-t-elle fait valoir.

    L’initiative a été aussitôt regrettée par les Etats concernés. C’est le cas de Riyad qui avait mis en garde sur les conséquences d'une telle décision, qui créerait «des difficultés dans le commerce et les flux d'investissement entre le Royaume et l'UE…».

    L'ONG Transparency International avait exhorté les pays européens à dire «Oui» à cette liste. Tout en pointant du doigt de récents scandales de blanchiment, dont celui révélé par l'association Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP). Il incluait plusieurs banques européennes dont l'allemande Commerzbank.

    Le fait de se retrouver sur cette liste ne déclenche pas des sanctions. Mais il oblige les banques européennes à appliquer des contrôles renforcés sur les opérations financières avec des clients ou des établissements financiers dans ces pays.

    Les Etats-Unis s'étaient félicités de l'abandon de cette liste. L'ambassadeur américain auprès de l'UE, Gordon Sondland, avait jugé «encourageant de voir le bon sens prévaloir de la part des Etats membres par rapport au positionnement de la Commission».

    Le Groupe d'action financière international (Gafi) s'était quant à lui déclaré très préoccupé par la liste noire proposée par Bruxelles, insistant sur son propre rôle central dans ce domaine. L'organisme est chargé de coordonner les efforts mondiaux pour assainir le système financier international, actuellement présidé par les Etats-Unis.

    F. Z. T. avec agences

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