×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Négoce de céréales: Les professionnels pour un nouveau modèle de gouvernance

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5467 Le 06/03/2019 | Partager
    Une couverture adaptée contre les risques de change et les fluctuations des cours
    Et une amélioration de la gestion des infrastructures logistiques portuaires
    Objectif, réduire les délais de déchargement des navires
    jamal_mhamdi_067.jpg

    Jamal M’hamdi, président de la FNCL, reste convaincu que pour les céréales, la production nationale et les importations sont complémentaires et indissociables pour sécuriser l’approvisionnement du pays (Ph. FNCL)

    - L’Economiste: Quels types de risques affrontent les négociants en céréales au Maroc?

    - Jamal M’hamdi: En l’absence d’outils de couverture adaptés, nous demeurons exposés à une multitude de risques, tels que les risques de change et les risques de retournements de marché.

    Nous sommes à cet effet en contact avec les autorités compétentes pour trouver des solutions, en adéquation avec les pratiques internationales. Cela dit, nous sommes également confrontés à des problématiques d'un autre ordre. Tout d’abord, l’absence de visibilité qui handicape notre performance, puis le cadre de gouvernance qui demeure très contraignant, et enfin une logistique de transit portuaire coûteuse et pénalisante.
    Je profite de l’occasion pour apporter un éclairage en ce qui concerne un certain amalgame et confusion entretenus par certaines parties prenantes, qui laissent entendre que les importations de blé tendre sont antinomiques avec la production nationale. Ceci est fondamentalement faux. La production nationale et les importations sont complémentaires et indissociables pour sécuriser l’approvisionnement du pays. Notre filière étant complexe, nous sommes convaincus que les solutions ne peuvent émerger que dans le cadre d’un nouveau modèle de gouvernance agile et fédérateur pour l’ensemble des acteurs de notre écosystème.

    - Quelles seraient les améliorations à apporter pour fluidifier le trafic des importations de céréales?
    - Pour nous, l’arrivée d’un navire céréalier au port est assimilée à une course contre la montre. Notre principale préoccupation est de le faire accoster dans les meilleurs délais pour le décharger et le libérer au plus vite afin d’éviter les surestaries. Nous ne comprenons pas que la chaîne logistique dans nos ports soit contrariée par des règles d’accostage restrictives qui limitent le nombre de quais de déchargement à un ou deux, et écartent les possibilités d’exploiter d’autres quais, fussent-ils libres et disponibles, pour décharger nos cargaisons. Ceci pour dire et rappeler qu’une bonne gouvernance des infrastructures logistiques portuaires doit se traduire par une réduction des temps d’attente et des délais de déchargement des navires, avec comme corollaire une baisse significative des montants de surestaries payées, en devise, par les importateurs céréaliers.    

    - Le marché des légumineuses reste encore marginalisé dans les activités de votre fédération. Avez-vous des projets en perspective?
    - Bien que nos statuts couvrent les légumineuses, le profil de nos adhérents a fait que nous n’avons pas eu l’occasion jusqu’à présent de nous consacrer à ce sujet avec toute l’attention qu’il mérite. Nous avons récemment été sensibilisés par les autorités publiques sur les particularités et potentialités de cette filière et de son organisation, et avons décidé de nous y atteler en entamant des premiers contacts avec certains négociants en légumineuses pour les amener à intégrer notre fédération.

    Les précisions de l’ANP

    En réaction aux reproches avancés par le président de la FNCL, des précisions ont été formulées par la direction du port de Casablanca. Premièrement, elle précise que les installations portuaires dédiées au traitement du trafic des céréales au port de Casablanca sont dimensionnées en tenant compte du volume annuel des céréales qui transitent par le port et qui est en moyenne entre 4 et 5 millions de tonnes. Ces installations disposent des capacités suffisantes permettant d’assurer le transit du trafic des céréales dans de meilleures conditions. Le port de Casablanca dispose de deux terminaux céréaliers spécialisés, le premier concédé à la société Sosipo avec une capacité de stockage de 70.000 T et un linéaire de quai de 27.000 m. Le deuxième concédé à la société Mass Céréales Al Maghreb avec une capacité de stockage de 68.000 T. Ces deux terminaux représentent l’avantage de permettre de réaliser des cadences de déchargement, par terminal, pouvant atteindre 17.000 tonnes par jour et une capacité théorique d’évacuation (trains et camions) allant jusqu’à 27.000 tonnes par jour à la différence des autres quais non spécialisés. La direction du port de Casablanca tient à rappeler que, dans l' objectif d’assurer la fluidité du trafic des céréales, l’ANP, la FNCL et les opérateurs de terminaux ont convenu depuis 2011 des règles à observer pour un meilleur transit au port de Casablanca. Ce qui permet de fixer les obligations et les engagements des différents acteurs notamment les cadences d’évacuation à respecter par les réceptionnaires au niveau de chaque terminal.

    Propos recueillis par Noureddine EL AISSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc