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    Créer des ponts entre écoles publiques et privées

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
    L’Académie de Casablanca vise des synergies, y compris avec les missions étrangères
    Réhabilitation d’établissements, partage d’expérience, activités parascolaires…
    Une task force dédiée au contrôle/suivi du secteur privé
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    Dans la région, où environ 1,4 million d’élèves sont scolarisés, le quart des effectifs, soit 340.253, est inscrit dans le privé (30% au primaire). La mixité sociale dans les établissements est en voie de disparition. L’école publique, désormais celle des pauvres, est désertée par les classes moyennes à aisées.   

    Entre écoles publiques et privées, il y a tant à partager. Les établissements privés, de par leurs infrastructures, moyens financiers, activités parascolaires… peuvent beaucoup offrir à leurs homologues publics, généralement dénués de tout.

    Or, entre les deux, il n’y a guère d’interactions. «Nous organisons de nombreuses activités dont nous pourrions faire profiter les  écoles publiques à proximité de notre établissement, mais cela reste difficile», avait confié à L’Economiste, une responsable du lycée Lyautey de Casablanca.

    En effet, non rompues à l’organisation de sorties et activités, pauvres en moyens, handicapées par des procédures administratives et peu connectées aux parents d’élèves, les écoles publiques restent souvent isolées.

    L’Académie régionale de l’éducation et de la formation (Aref) de Casablanca-Settat souhaite justement «créer des ponts» entre les deux. «Nous sommes en train de monter des partenariats entres écoles publiques et privées, afin de partager les bonnes pratiques sur le plan pédagogique, de lancer des formations pour enseignants et directeurs, et permettre aux élèves des deux secteurs de s’ouvrir les uns sur les autres», explique Abdelmoumen Taleb, directeur de l’Aref de Casablanca-Settat.

    «Le privé peut aussi être partenaire de projets de réhabilitation d’établissements, et de développement du préscolaire. Notre vision est de construire un projet pédagogique basé sur les deux composantes, publique et privée», poursuit-il.

    Un projet de «pont virtuel» entre le lycée Lyautey et le collège public Al Ouafa est, par exemple, en préparation, afin de faciliter les échanges entre les deux voisins. Le lycée français pourrait aussi participer à la réhabilitation du collège public. Une autre initiative, cette fois-ci sportive, est prévue avec la mission française.

    Un coach de rugby français a été mobilisé pour accompagner des équipes d’élèves du public. Un premier pas a, également, été franchi par la mission belge, qui a ouvert sa récente exposition Art & Math (du 11 février au 23 mars à Dar-Bouazza) aux élèves du public.

    En parallèle, l’Aref a dédié une équipe au contrôle et au suivi des écoles privées de la région. Elle sillonnera bientôt tous les établissements. «L’objectif n’est pas uniquement de contrôler, mais d’accompagner le secteur privé. Pour nous, il s’agit d’un partenaire et d’une composante essentielle du système éducatif», souligne Taleb. L’académie prévoit, d’ailleurs, de simplifier les procédures pour les investisseurs dans l’enseignement privé.

    Ahlam NAZIH

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