×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Tout l’enjeu de la 5G tient à la sécurité

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5463 Le 28/02/2019 | Partager
    Les spécialistes rassurent mais ne tranchent pas
    Les opérateurs appelés à revoir totalement leur mode de fonctionnement
    5g_telecom_063.jpg

    La 5G va faire son apparition à la fin de cette année. Selon les prévisions, elle devrait multiplier par 1.000 la performance des réseaux.  D’ici à  cinq ans, le volume de données qui passeront par les réseaux devrait être 10.000 fois plus important, avec un temps de réponse inférieur à 1 milliseconde, contre 50 millisecondes actuellement

    Sécurité à toute épreuve. C’est le mot d’ordre qui monopolise le débat du Mobile World Congress, le grand salon mondial des télécoms qui se tient à Barcelone. Si les craintes des Etats-Unis sur les risques d'espionnage des futurs réseaux 5G par la Chine focalisent l'attention, les industriels cherchent depuis des années comment mieux sécuriser cette nouvelle génération de téléphonie.

    Voitures connectées, données de santé, communications gouvernementales sensibles ou encore secrets industriels, un flot toujours plus important de données, souvent critiques, sont appelées à transiter dans les tuyaux de la 5G.

    La possibilité que les services de renseignements chinois se servent des équipements réseaux 5G du géant chinois Huawei comme d'un cheval de Troie, ainsi que le redoute Washington, n'est qu'un des risques évoqués.

    Selon une source relayée par l’AFP, «il y aura nettement plus de données qui transiteront, plus d'équipements connectés et il est certain que la sécurisation s’annonce plus compliquée».

    «D'importants progrès ont été réalisés en la matière pour cette nouvelle génération», estime un responsable développement du domaine réseau et sécurité à l'institut de recherche <b>com, cité par l’agence française de presse. Les risques mis au jour ont été pris en compte dans les travaux de normalisation, l'élaboration en commun des futures normes de fonctionnement du réseau, est-il souligné.

    Pourtant, ce travail, toujours en cours, a laissé passer quelques failles de sécurité déjà présentes sur les générations précédentes, 3G et 4G, selon une étude réalisée par un laboratoire de l'Université de Lorraine. Certes la 5G offre une protection des données améliorée par rapport aux normes précédentes, relève l'étude, mais «des failles persistent et les faiblesses identifiées pourraient entraîner de nombreuses cyber-attaques avec des conséquences sur la protection de la vie privée».

    Plus encore que les normes, c'est la future architecture du réseau qui peut poser problème, selon  un gros fournisseur de logiciels pour réseaux. Car les opérateurs vont passer d'un réseau totalement matériel à un réseau pour partie virtualisé et totalement automatisé.

    Or entre la dématérialisation du réseau, son ouverture à des acteurs externes, notamment pour donner un accès aux nombreuses industries, automobile, énergie, aéronautique… mais également l'explosion des appareils connectés, il sera difficile pour les opérateurs de tout visualiser.

    Ce n'est pas tellement une question de réseaux mais de points d'entrées, compte tenu du nombre exponentiel d'objets qui y seront connectés. D'un point de vue sécurité, le réseau en lui-même est presque secondaire, rappelle un expert. Car les réseaux eux-mêmes sont adaptés, assurent la plupart des spécialistes.

    Avec la 5G, on peut séparer et isoler les accès là où on devait jusqu'ici les mutualiser, on pourra faire des sortes de micro-réseaux adaptés, avec des niveaux de sécurisation différents. L'idée est bien de compartimenter le réseau en fonction des différents usages,  expliquent les spécialistes.

    Une approche totalement nouvelle pour les opérateurs, qui les obligera à revoir totalement leur mode de fonctionnement et peut être un nouvel élément de différenciation, en particulier sur les marchés les plus compétitifs, notamment l’Europe.

    Pour autant, «il faut bien garder en tête que rien ne sera jamais sécurisé à 100 %», prévient un spécialiste.  Et pour cause! Aucune visibilité n’est encore permise quant à l’influence que plusieurs milliers ou millions de milliards d'objets connectés  peuvent avoir sur les réseaux.

    A.G

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc