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    C’est décidé, le bachelor remplace la licence

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5461 Le 26/02/2019 | Partager
    Un diplôme de 4 ans avec un focus sur les soft-skills durant la 1re année
    Ministère et universités se mettent d’accord sur une feuille de route
    Démarrage des inscriptions des étudiants en juillet 2020
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    Le ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi, s’active pour faire aboutir la réforme. Tutorat, passerelles, modules de langues, orientation, numérique, crédits ECT… de nombreux points ont été discutés lors de la rencontre qu’il a présidée vendredi dernier à Mohammedia. Une deuxième est prévue dans deux semaines pour consolider toutes les propositions retenues (Ph. Bziouat)

    Cela ne fait plus de doute, le diplôme de licence sur trois ans sera remplacé par un bachelor en quatre ans. Le ministère de l’Education nationale et les universités (publiques et reconnues par l’Etat), réunis vendredi dernier au siège de l’université Hassan II-Mohammedia, se sont mis d’accord sur une feuille de route pour la mise en application de cette réforme.

    «Il était devenu évident qu’il fallait changer le concept en place, et enrichir le système LMD», relève Omar Halli, président de l’université Ibn Zohr d’Agadir. «Cette feuille de route devrait être partagée avec toutes les parties prenantes, notamment les représentants des enseignants, afin de l’approuver et de la renforcer. Elle sera ensuite déclinée de manière progressive», souligne pour sa part, Houdaïfa Ameziane, président de l’université Abdelmalek Essaâdi de Tétouan.

    Dès le 23 avril prochain, une rencontre nationale sera tenue, en vue de valider les documents relatifs au système du bachelor. Trois jours plus tard, les documents seront soumis à la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur (Cnaces). Un appel à projets de formations en bachelor sera ensuite ouvert, le 29 avril.

    Entre mai et décembre 2019, les universités développeront leurs nouvelles filières. En parallèle, des tests de positionnement des étudiants en langues seront élaborés. L’idée est de pouvoir évaluer leur niveau en langues, pour leur offrir un accompagnement adapté à leurs besoins.

    A partir d’octobre, une plateforme informatique d’orientation et d’inscription sera lancée. L’Agence nationale d’évaluation et d’assurance qualité examinera, quant à elle, les filières entre janvier et mars 2020. Les étudiants pourront ainsi s’inscrire pour le bachelor en juillet, et démarrer les cours à partir du 7 septembre 2020.

    «Dans ce nouveau modèle, l’accent sera mis sur les langues et soft-skills durant les deux premières années, en parallèle avec les apprentissages de base», explique Ameziane. «Il s’agira de travailler l’utilisation de la langue d’enseignement de manière transversale. Mais dans un premier temps, il y aura des modules de français technique et commercial. Pareil pour l’anglais», poursuit-il.

    Autre nouveauté, le système de tutorat, destiné à faciliter l’insertion des étudiants dans l’enseignement supérieur, et surtout, à lutter contre les décrochages (les deux tiers des étudiants abandonnent avant la licence). Des étudiants en master, ou en doctorat, pourraient ainsi prendre en charge de nouveaux inscrits. Il faudra, cependant, prévoir un système de rémunération ou de bourses pour les tuteurs.

    «A Agadir, nous avons déjà introduit un système de tutorat, avec une charte, des rémunérations et des espaces réservés», assure Halli. Le nouveau schéma intègre, également, les crédits ECT que les étudiants doivent cumuler pour obtenir leur diplôme. Inspirés du modèle européen, les crédits ECT facilitent la mobilité à l’international.

    Tous les détails du modèle ne sont pas encore livrés. De nouvelles réunions seront bientôt organisées pour tout clarifier.

    Ahlam NAZIH

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