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    Analyse

    Délais de paiement: «Assainissement» dans les établissements publics

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5460 Le 25/02/2019 | Partager
    Informatisation des paieries, refonte du modèle économique
    Hausse de 46 jours des délais de paiement de l'ONEE
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    Avec le déblocage des budgets, les Arefs qui avaient cumulé des arriérés de paiement importants sont parvenues à réduire leurs délais de paiement. Mais, à fin décembre 2018, leurs dettes échues s'élèvent à 1,5 milliard de DH

    Une remise en ordre dans le traitement des délais de paiement par les entreprises et établissements publics est activée. Un accompagnement spécifique est assuré pour celles qui engagent des investissements importants et qui ont cumulé des arriérés au cours des dernières années mettant à l'agonie l'écosystème qui tourne autour.

    Aujourd'hui, les Finances sont dans une logique de structuration des budgets et comptent intégrer des engagements sur les délais de paiement dans les contrats-programmes. L'informatisation des paieries est en cours et une réflexion sur la dématérialisation totale du processus de passation des marchés et de règlement des fournisseurs est lancée.

    Une refonte en profondeur du modèle économique de ces structures est également engagée. Celles-ci vont se recentrer sur leur cœur de métier et les investissements vont s'orienter vers des filières à forte valeur ajoutée. Du moins selon Mohamed Benchaaboun, ministre de l'Economie et des Finances, qui appelle à une amélioration des relations interentreprises.

    La Direction des entreprises publiques et de la privatisation se focalise sur le suivi trimestriel des délais de paiement pour 82 établissements qui concentrent 72% de la commande, soit 154,4 milliards de DH en 2017. Ces entreprises ont gagné 13,5 jours à fin décembre 2018 s'établissant ainsi à 64,4 jours. Une moyenne qui cache une réalité moins reluisante pour certains établissements.

    L'ONEE, qui mène des négociations avec l'Etat pour un nouveau contrat-programme, connaît une hausse de 46 jours de ses délais de paiement.  La Soread a également enregistré une augmentation de 21 jours. En revanche, les Académies régionales de l'éducation et de la formation créent la surprise puisqu'elles sont parvenues à mettre un peu d'ordre dans leur gestion.

    En tout cas, leurs délais de paiement ont reculé de 99 jours s'établissant à 51 jours en 2018 contre 150 en 2017. Pas de solution miracle, les Arefs doivent leur succès à l'accélération du déblocage des subventions de l'Etat, l'amélioration des processus couplée à une meilleure gestion de la trésorerie. Ceci étant, les dettes échues à fin 2018 atteignent 1,56 milliard de DH.

    Pour sa part, l'OCP, qui travaille avec un vivier important de fournisseur, reste sous la barre des 60 jours des délais de paiement, soit à 49 jours en légère hausse comparativement à 2017. C'est de loin le meilleur élève. L'Office a mis en place un service dédié. Il s'est doté de deux centres d’excellence comptable, un à Casablanca et un autre à Jorf Lasfar. Ces centres constituent les deux points d’entrée uniques pour les fournisseurs (Cf. L'Economiste Edition N°5378 du 24/10/2018).

    Khadija MASMOUDI

     

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