×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Statut d’étudiant-entrepreneur: Les appels à projets cette semaine!

    Par L'Economiste | Edition N°:5456 Le 19/02/2019 | Partager
    200 jeunes en dernière année licence ou master accompagnés d’ici juillet
    La phase pilote démarre dans les universités de Casablanca et Rabat et à HEM
    statut-detudiant-entrepreneur-056.jpg

    Après une présélection sur dossier, des pitchs seront organisés, afin de choisir les meilleurs projets. Des formations et un accompagnement d’une année seront offerts. Le programme sera généralisé à toutes les universités publiques à la rentrée 2019-2020 (Ph. libre de droits)

    Les étudiants pourront enfin porter la casquette d’entrepreneurs, avec un statut dédié et un accompagnement personnalisé. Le ministère de l’Education nationale a donné le coup d’envoi de ce statut d’étudiant-entrepreneur, inédit au Maroc, vendredi dernier à Rabat.

    Le projet rentre dans le cadre du programme euromaghrébin Saleem (Structuration et accompagnement de l’entrepreneuriat étudiant au Maghreb). Initié par un consortium de 14 partenaires (universités, écoles, associations…) de 5 pays (Maroc, Tunisie, France, Belgique, Roumanie), il est coordonné par l’Agence universitaire de la francophonie.

    Au Maroc, deux universités publiques, celles de Casablanca et de Rabat, ainsi qu’une école privée, HEM, y participent. «Les étudiants bénéficieront d’un accompagnement pendant un an pour mener à bien leurs projets innovants, et peut-être, créer leurs startups», explique Anas Kettani, directeur du pôle Saleem Casablanca. Un deuxième pôle a été monté à Rabat.

    Un appel à projets sera lancé sur les sites des deux universités, dès cette semaine à Casablanca, à l’intention des étudiants de dernière année licence ou master. Une présélection de dossiers sera opérée par le comité du pôle Saleem, avec la participation de représentants du monde socioéconomique. Des pitchs seront ensuite organisés afin de sélectionner les meilleurs candidats. La première promotion couvrira une centaine de projets par université, selon Kettani.

    «Cette phase pilote durera jusqu’en juillet. La généralisation à toutes les universités est prévue pour la rentrée 2019-2020», révèle le directeur du pôle de Casablanca.   Saleem est doté d’un budget de 750.000 euros (cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union européenne), destiné à l’accompagnement de l’initiative. Le pôle associe aussi des bailleurs de fonds.

    La fondation Banque populaire prend également part à cette initiative. Elle offrira ses conseils financiers aux étudiants, notamment dans les phases incubation/accélération des projets. Les étudiants-entrepreneurs pourront ensuite basculer vers le statut d’auto-entrepreneur, offrant des avantages fiscaux.   

    Pour sa part, HEM a déjà commencé à préparer la mise en place du programme. A la rentrée universitaire 2018-2019 déjà, la business-school a monté une nouvelle direction «Employabilité & Entrepreneurship», dirigée par Hicham Tassi, ancien directeur du campus HEM Casablanca.

    Cette entité est dédiée aux relations avec les entreprises, à la gestion globale des stages, au développement de carrière des HEMistes, ainsi qu’à la promotion de l’esprit d’entrepreneuriat. «Nous déciderons cette semaine si nous lancerons les appels à projets maintenant ou si nous reporterons à la rentrée 2019-2020, le temps de tout mettre en place», confie Hassan Sayarh, DG du groupe.

    Chaque année, plus de 300.000 jeunes débarquent sur le marché de l’emploi, alors que les créations ne suivent pas. Entre 2000 et 2014, l’économie marocaine n’a créé en moyenne que 129.000 postes par an, selon le HCP. L’entrepreneuriat s’impose comme une alternative permettant aux jeunes de se créer leur propre chance.

    HEM, première école privée à y adhérer

    Cela fait près d’un an et demi que HEM a commencé à préparer le statut d’étudiant-entrepreneur dans le cadre du programme Saleem. La business-school est de ce fait le premier établissement de l’enseignement supérieur privé à y participer au Maroc. Comme dans les universités publiques, des candidatures online sont prévues, avant une séance de pitchs destinée à sélectionner les projets les plus innovants. «Il n’y a pas de limite de nombre, tout étudiant de HEM peut postuler», souligne Hicham Tassi, directeur Employabilité & Entrepreneurship. Les futurs étudiants-entrepreneurs, inscrits en master 1 ou master 2,  bénéficieront d’un encadrement et un mentoring par des professionnels, un espace de co-working, des formations… Ils pourront, également, compter sur le soutien de la fondation Banque populaire pour le volet financement. Des aménagements d’emploi du temps seront proposés. Le projet entrepreneurial pourrait remplacer le stage obligatoire, le projet de fin d’études ou même certains modules.

    Ahlam NAZIH & Meryem KARAM

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc