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    ICE: Le patronat fustige les calculs du PJD

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5455 Le 18/02/2019 | Partager
    Sortie tonitruante de la CGEM à la Chambre des conseillers
    Elle s’attaque à la marche arrière du gouvernement sur l’ICE
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    Abdelilah Hifdi, président du groupe de conseillers CGEM: «En décidant de suspendre l'ICE, le gouvernement commet une grave entorse à la séparation des pouvoirs» (Ph. Bziouat)

    Si le patronat a fait profil bas dans l’affaire des grèves des commerçants, son groupe parlementaire a décidé de passer à l’offensive. C’était lors de la séance de clôture de la Chambre des conseillers. Abdelilah Hifdi, président du groupe CGEM, a asséné ses quatre vérités au gouvernement sur les dispositions fiscales et douanières applicables au secteur du commerce.

    «Nous avons décidé de clarifier la position de la CGEM au sujet de la crise qui a marqué ces derniers temps les secteurs du commerce et de la distribution. Nous condamnons formellement les barons de l’informel et de la fraude fiscale qui ont manipulé les petits commerçants alors qu’ils ne sont nullement concernés par l’ICE ni la facturation électronique», a lancé Abdelilah Hifdi au chef du gouvernement.

    Ce dernier rappelle les précisions qui avaient été fournies par la direction générale des impôts, à savoir que les commerçants au forfait et les prestataires de services forfaitaires n’étaient pas concernés par ces dispositions car ils ne sont pas soumis à la comptabilité. Les mesures en question, faute de décret, ne s’appliquent pas encore aux contribuables tenant une comptabilité.

    Dans cette affaire, le groupe parlementaire de la CGEM a voulu se racheter. Le directeur général des impôts et celui de la douane avaient reproché à la confédération patronale son silence alors que les petits commerçants multipliaient les grèves.
    Les deux responsables s’attendaient à un minimum de solidarité de la part du patronat, qui était demandeur de ces mesures pour lutter contre la concurrence déloyale de l’informel.

    «La grève des commerçants interpelle la responsabilité de tous, gouvernement, administration et organisations d’intermédiation. Nous saluons la flexibilité dont l’administration fiscale et la douane ont fait preuve», a déclaré le président du groupe de conseillers de la CGEM. Il a rappelé l’intérêt de l’utilisation de l’ICE pour instaurer la transparence, la traçabilité des transactions commerciales via la lutte contre l’informel et la contrebande. Seules conditions pour moderniser le secteur du commerce.

    En s’attaquant à l’économie souterraine, le président épargne l’informel vivrier «qu’il faut aider pour qu’il se restructure». «Les barons de l’informel réalisent des chiffres d’affaires par milliards de DH, ne payant pas d’impôts. D’ailleurs, 2% des sociétés contribuent à 80% des recettes de l’IS. Ce qui n’est pas normal», s’indigne Hifdi.
    Dans le même temps, le président de la Fédération du transport et de la logistique interpelle le gouvernement en quête d’un nouveau modèle de développement: «Doit-on opter pour un choix économique ou électoraliste? ».

    Il y a quelques jours Aziz Akhannouch, président du RNI, avait pris ses distances par rapport aux mesures fiscales incriminées. Réponse du berger à la bergère: Saâdeddine El Othmani, SG du PJD, a décidé de suspendre les dispositions en question. L’échéance 2021 n’est pas loin.

    Hassan EL ARIF

     

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