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    Culture

    Expo: 30 et quelques nuances de bleu

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5452 Le 13/02/2019 | Partager
    Une exposition à l’Artorium jusqu’au 31 mars
    Des artistes jeunes, émergents, confirmés et des pionniers
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    De ses pérégrinations à travers le monde, l’artiste Zineb Andress Araraki a ramené des clichés où la fiction se confond avec la réalité. (Ph. Zaa)

    C’est une exposition qui nous emmène dans un monde bleu. Le bleu, ses variantes, ses nuances et sa  complexité. Des œuvres aux reflets tantôt froids, tantôt doux et veloutés. Une addition de talents jeunes, émergents ou confirmés autour d’un évènement placé sous le commissariat de l’artiste peintre Fouad Bellamine, à l’espace d’art  l’Artorium, de la fondation TGCC,  à Casablanca.

    «… Ce spécialiste du gris et de ses nuances, allant du blanc immaculé au noir le plus sombre, a relevé ce défi de faire travailler des artistes sur le bleu, que Miró désigne lui-même comme la couleur des rêves. Ces artistes ont donc eu comme seule contrainte de travailler sur ces nuances avant d’être confrontés à de grands noms de la peinture marocaine, aujourd’hui disparus, tels que Kacimi ou Gharbaoui, qui ont, eux aussi, travaillé avec magnificence sur cette couleur», dira le couple Bouzoubaa, fondateurs de la fondation TGCC, à propos du commissaire. «Blue note» rassemble une trentaine d’artistes visuels qui ont eu, donc, comme consigne d’interpréter à leur guise cette couleur.

    «Certains se dévoilent par elle (la couleur, ndlr), d’autres, au contraire, se mettent à l’abri derrière elle, mais, tous, racontent une histoire, un songe, une idéologie presque tout en couleurs mais finalement tout en bleu», précisent les Bouzoubaa. Parmi eux, de jeunes prodiges tels que Youssef Ouchra ou Younes Atbane, on retrouvera également les travaux d’artistes confirmés comme Ilias Selfati Yassine Balbzioui ou encore Amina Benbouchta.

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    De très belles pièces signées Gharbaoui, Cherkaoui, Labied, Saladi ou encore Kacimi (photo), donnent une dimension quasi muséale à l’exposition à voir jusqu’au 31 mars (Ph.TGCC)

    L’exposition rappelle par les nuances de sa couleur, la note jouée avec un léger abaissement, d’un demi-ton, qui donne sa couleur musicale au blues.  La fameuse «Blue note», qui a donné son nom au label mythique et légendaire de jazz fondé à New York en 1939. Elle rappelle également l’intimité de la nuit qui reste bleue comme le jazz, et l'un de ses étendards: l'inoubliable «Kind of  blue», album de référence de Miles Davis.

    Mais loin de toute nostalgie ou tristesse, le bleu de l’exposition se décline en une multitude de nuances que nous égrène  l’auteure Latifa Serghini, dans le catalogue dédié à l’évènement: «Désignations d’abord symboliques comme le bleu céleste, le bleu roi, souvent assorti d’or, le bleu azur. Puis la nature enrichit le nuancier avec le bleu pastel, le bleu indigo, le bleu de Cyan, le bleu de Nil, le bleu lavande, bleuet, pervenche, paon, canard, etc. La matière vient à son tour incarner les variations de bleu: Bleu outremer, bleu Majorelle, acier, ardoise, cobalt, pétrole, céruléen, azurite, sans oublier le bleu de Prusse. L’aigue-marine, le jade, la turquoise, le lapis-lazuli, le saphir nous livrent des tonalités précieuses. Et la liste est loin d’être exhaustive».

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    L’œuvre de Saad Hassani, constituée d’une immense toile, d’un bleu fauve et d’une monochromie à peine compromise dégage un sentiment de plénitude immense  (Ph.TGCC)

    De ses pérégrinations, l’artiste Zineb Andress Araki, nous  propose, avec ses clichés pris dans un palais bleu à Samarcande en Ouzbekistan,  une immersion entre fiction et réalité. «J’ai toujours pensé qu’entre la réalité et la fiction, il n’y avait pas vraiment de différence. Pour la première fois, je ne sais si cette série est le résultat du rêve ou de la factualité», commente l’artiste.

    Maria Karim, avec la même contrainte de bleu, met en scène, de son côté,  des autoportraits captivants, dévoilant des visages d'une grande intensité expressive, dans une esthétique des plus singulières.  L’œuvre de Saad Hassani, constituée d’une immense toile, d’un bleu fauve et d’une monochromie à peine compromise par  une forme oblongue et sourde, le tout dégageant un sentiment de plénitude immense… Des œuvres qui font écho à celles de pionniers, glanés dans la collection de la fondation ou dans celle de Pauline de Mazières. Des très belles pièces signées Gharbaoui, Cherkaoui, Labied, Saladi ou encore Kacimi, donnant une dimension quasi muséale à l’exposition à voir jusqu’au  31 mars.

    Amine BOUSHABA

     

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