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    Comment les EnR propulsent la R&D

    Par Nadia DREF | Edition N°:5451 Le 12/02/2019 | Partager
    Revue à la hausse des budgets alloués à l’Iresen pour la période 2017-2023
    La création de brevets et d’entreprises reste le parent pauvre de la stratégie
    Trois nouveaux parcs seront lancés entre 2019 et 2020
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    L’Institut a créé 12 laboratoires focalisant sur des sujets prioritaires de l’efficacité énergétique: solaire (thermique, PV), éolien, smart grids & villes vertes, efficacité énergétique & stockage, bioénergies & biomasse ou encore la mobilité durable

    Les énergies renouvelables sont en train de métamorphoser le paysage énergétique. Une mutation qui profite à la recherche et développement (R&D) et à l’innovation dans ce domaine dont le budget alloué pour la période 2017-2023 a été revu à la hausse.

    C’est ce qu’a affirmé Badr Ikken, directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen): «Nous avons décidé de doubler le budget pour la période 2017-2023. Ainsi, 800 millions de DH seront dédiés au soutien de la R&D et de l'innovation». Soit un supplément de 500 millions de DH par rapport au budget prévu initialement entre 2018-2023.

    «Le financement de projets de recherche collaboratifs dédiés à l’efficacité énergétique a totalisé, entre 2011 et 2017, 400 millions de DH alloués au profit de 18 universités, centres de recherche et écoles d’ingénieurs. Sur ce total, 50% ont été financés par la coopération allemande et coréenne», poursuit Badr Ikken. Ce soutien financier permettra de créer des liens entre les universités et le monde socio-économique.

    Pour booster davantage la création d’entreprises et de brevets, l’Iresen multiplie les efforts. Depuis 2012, l’Institut a soutenu 219 publications internationales, 361 communications scientifiques et seulement 15 brevets.

    «Nous constatons que le nombre de publications a été multiplié par 15 depuis le lancement des appels à projets. En revanche, nous n’avons pas remarqué le même impact sur la création de brevets et d’entreprises. Ce qui nous a poussé à créer Green Inno boost afin d’encourager l’incubation», explique le DG.

    Il s’agit d’un appel à projets qui vise le soutien de l’innovation et ce, à travers l’accompagnement des porteurs de projets innovants ayant déjà développé des produits, procédés ou services, en phase d’incubation ou d’accélération. Les consortiums doivent inclure au moins un partenaire académique national (université ou institution de recherche) et un partenaire industriel.

    Pour réussir les levées de fonds, l’Iresen a initié plusieurs partenariats. L’Institut vient de lancer un appel à projets maroco-espagnol avec l’Agence nationale de financement de l’innovation (CDTI). Ce programme bilatéral de financement est destiné aux institutions de recherche, aux entreprises et aux industries des deux pays. Le dispositif permettra un financement à hauteur de 10 millions de DH par projet. Le tiers du financement sera marocain et le reste espagnol.

    Les bénéficiaires doivent développer des produits, procédés et services innovants dans le domaine des technologies vertes, à fort potentiel de commercialisation sur les marchés marocain, espagnol et continental. «Nous espérons développer des projets similaires avec d’autres pays qui sont prêts à nous soutenir, notamment la Turquie, l’Allemagne, la Corée et la France», fait valoir Badr Ikken.

    En 2018, l’Iresen a dévoilé son programme annuel de financement de la recherche et de l'innovation, à hauteur de 50 millions de DH, dans les domaines des technologies vertes. 20 projets ont été présélectionnés dont 16 dédiés à la recherche et développement et 4 autres axés sur l’innovation. Ces projets collaboratifs sont portés par les universités ainsi que les entreprises et leurs homologues étrangères.

    A ce jour, l’Iresen a soutenu 540 chercheurs et doctorants. Il gère un réseau de 93 universités et centres de recherches ainsi que 70  partenaires industriels.

                                                                                   

    Tech-parcs

    L’institut a également pour mission la mise en place de plateformes de recherche et d’innovation mutualisées. Le Green & smart building park sera lancé en 2019. Les travaux de construction sont en cours. Cette plateforme de test, de formation et de recherche sera dédiée aux bâtiments verts, l’efficacité énergétique, les réseaux intelligents et la mobilité durable.

    Plusieurs acteurs y prendront part: centres de recherches, universités, agences de développement, PME… La plateforme contribuera également à réduire la consommation énergétique dans le secteur du bâtiment de 15% à l’horizon 2030 et à développer de nouvelles solutions intelligentes pour le bien-être des habitants.

    «Cette plateforme contribuera à passer de la recherche à l’innovation et à développer des produits, des services et des process pour la ville durable marocaine et africaine de demain, à travers l’intégration des énergies renouvelables et la digitalisation».

    Et ce n’est pas fini. L’Iresen lancera d’autres plateformes en 2020. Il s’agit du «Water Energy Nexus» qui sera dédiée au dessalement, au traitement des eaux et Nexus eau-énergie. S’y ajoute le «Bio-énergy & Storage Park» qui ambitionne de se concentrer sur la bioénergie, la biomasse et le stockage de l’énergie.

    Egalement dans le pipe, le «GreenH2A» pour la production de carburants verts à base d’énergies renouvelables (Power-to-X). En attendant, des recherches sont déjà en cours sur l’hydrogène sachant que le Maroc pourra exporter cette substance en 2030, confie Badr Ikken. A rappeler que la première plateforme est le «Green Energy Park».

    Inauguré en 2017, ce parc est dédié à l’énergie solaire photovoltaïque et thermique à concentration. C’est la première réalisation d’un réseau de plateformes de recherche et de formation dans l'écosystème de l'Université Mohammed VI Polytechnique.

    Depuis son lancement, 57 publications scientifiques ont été produites et 31 projets de recherche ont été développés. Cet écosystème compte 28 chercheurs et doctorants. Il a vu défiler 74 étudiants et stagiaires et a été visité par plus de 500 personnes.

    Nadia DREF

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