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    Economie

    Finances participatives: «De nombreux challenges sont à relever l’année prochaine»

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5450 Le 11/02/2019 | Partager
    Après un an d’activité, «les réalisations sont satisfaisantes»
    4 clients sur 5 ayant contracté un financement participatif n’ont jamais eu recours au crédit
    De nouveaux produits, tels que l’Ijara, vont répondre aux besoins en épargne et financement
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    «La quasi-totalité des clients des banques participatives est bancarisée, mais non équipée en financement, vu que ces clients ouvrent leurs comptes chez les banques conventionnelles seulement pour y recevoir leur salaire, sans y recourir à de l’endettement», note Abdessamad Issami, DG de Umnia, filiale de CIH (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: Quelle est votre appréciation de l’évolution de l’activité des banques participatives?
    - Abdessamad Issami:
    Après un an et demi du démarrage de l’activité des banques participatives au Maroc, les réalisations sont satisfaisantes et les perspectives prometteuses à plusieurs égards. Les banques participatives ont permis d’apporter les capitaux des partenaires étrangers de l’ensemble des banques participatives pour un montant total dépassant les 650 millions de DH. En termes de couverture, près d’une centaine de nouvelles agences bancaires ont été ouvertes à travers le Royaume. Ce démarrage a été accompagné de création de chartes marketing des différents opérateurs, d’actions de communication et de vulgarisation des concepts de la finance participative au public. Il a contribué au marché de l’emploi, avec le recrutement et la formation de plus de 600 personnes, et le lancement de cycles de master et certification. Ces banques ont participé également au développement d’une inclusion financière par l’équipement des clients recrutés au niveau du financement immobilier et automobile. Plus de 52.000 clients ont été recrutés par les banques participatives. Par ailleurs, la banque participative a permis de familiariser l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème avec les nouveaux modes de financement, notamment les Impôts, la Conservation foncière, le service des mines, les notaires, les promoteurs immobiliers et les concessionnaires automobiles.
    Nous ne manquons pas de souligner et de louer l’engagement de toutes les parties prenantes pour développer le marché de la finance participative au Maroc, et dépasser toutes les contraintes qui pouvaient retarder le développement de ce nouveau marché.

    -Y a-t-il une forte demande pour les instruments offerts?
    - Elle a été exprimée par les clients dès le démarrage des banques participatives, qui ont sollicité ces dernières pour l’ensemble des produits et services proposés. D’après les chiffres présentés par le wali de Bank Al-Maghrib, le nombre de clients des banques participatives a presque doublé en une année. Les dépôts dépassent 1,3 milliard de DH, alors que les financements Mourabaha automobile et immobilière dépassent les 3,6 milliards de DH dont 3,3 milliards concernent uniquement le financement immobilier, et ce à fin octobre 2018.

    - Quels sont les produits et leur rémunération?
    - Les contrats-types de comptes d’investissement participatifs sont en cours de validation. Ces produits seront mis sur le marché après, et toutes leurs caractéristiques seront communiquées aux clients

    - Y a-t-il eu un transfert de fonds des banques classiques vers les participatives? Si oui, quelle en est l’ampleur?
    - La quasi-totalité des clients des banques participatives est bancarisée mais non équipée en financement, vu que ces clients ouvrent leurs comptes chez les banques conventionnelles seulement pour y recevoir leur salaire, sans y recourir à de l’endettement. Les banques participatives ont permis de dynamiser l’économie avec l’achat de véhicules et l’accès à la propriété immobilière. Il faut noter que quatre clients sur cinq ayant contracté un financement de la banque participative n’avaient jamais eu recours au crédit conventionnel auparavant, confirmant ainsi l’apport de la banque participative d’un nouveau marché jamais exploité.

    - Les banques participatives sont-elles allées vers des niches qui n’étaient pas bancables, y compris l’épargne?
    - Le catalogue de produits des banques participatives est en cours de développement, avec la validation des contrats de nouveaux produits, tels que l’Ijara et le compte d’investissement participatif par exemple. Ces nouveaux produits vont répondre à une bonne partie des besoins des clients en termes d’épargne et de financement.

    - Quid de vos réalisations 2018 et vos objectifs pour 2019?
    - Au titre du premier semestre 2018, Umnia Bank affiche un total bilan de près de 1 milliard de DH, avec 524 millions de financement et 288 millions de dépôts. Ces chiffres ont positivement évolué durant le deuxième semestre de l’année. Les résultats à fin décembre seront dévoilés vers la fin du 1er trimestre.
    Pour l’année 2019, les banques participatives vont poursuivre le développement de l’écosystème financier, et le lancement de nouveaux produits et services répondant aux besoins des clients, tout en maintenant l’effort de vulgarisation des modes de fonctionnement auprès des parties prenantes. De nombreux challenges sont à relever l’année prochaine, notamment la mise en place de toutes les composantes de l’écosystème, telles que la validation des contrats des nouveaux produits, le démarrage de l’activité Takaful, ….

    Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

     

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