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    Dossier Spécial

    Spécial Casablanca: 100 km de réseau d'ici 2022

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
    Aménagements de façade à façade, réorganisation de la circulation…
    Transmission de savoir-faire, nouveaux métiers, création d’emplois…
    L’interopérabilité tram/BHNS/bus au même tarif!
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    Les Casablancais se familiarisent encore avec la 2e ligne de tramway lancée il y a à peine 2 semaines. Beaucoup commencent à apprendre tant bien que mal à opérer des correspondances. Certains rouspètent car ils doivent traverser  plusieurs centaines de mètres avant de rejoindre la station de correspondance.

    Entre-temps, Casa-Transports est «en train d’examiner les solutions techniques qui ne vont pas impacter le confort de l’ensemble des usagers», selon une source bien informée auprès de la SDL en charge de la mobilité. L’enjeu est de taille, car d’ici 2022, le réseau complet (tram/BHNS/bus) comptera une dizaine de stations de correspondances.

    Mais il s’agit là d’un des points forts du réseau de transport en commun en site propre (TCSP). En effet, le même ticket (à 6 DH sauf décision contraire de la ville) donnera droit à plusieurs destinations aux quatre coins de la ville.

    A l’horizon 2022, Casablanca sera dotée de 100 km de réseau de transport en commun en site propre réduisant de 15% les émissions de chaque polluant de l’air dans les zones d’influence desservies. Ce réseau sera d’autant plus connecté aux lieux de vie, de travail, d’équipements publics, de sport et loisirs, de campus et au centre-ville, ainsi qu’aux gares ferroviaires de Aïn Sebaâ, Casa-Voyageurs, Casa Port, Oasis, Sidi Maârouf et à la gare routière d’Ouled Ziane.

    Doté de 15 parkings relais programmés, de services d’intermodalité et de 160 stations voyageurs, le réseau de TCSP de Casablanca vise à encourager la population à adopter les modes de déplacement durables dans son quotidien.

    La stratégie du réseau de transport en commun en site propre est aussi pensée autour du phénomène de multiplication des modes de transports utilisés par les citadins. L’objectif étant de faciliter la mobilité en associant plusieurs modes de transport.
    Le réseau de tramway de Casablanca comporte ainsi d’ores et déjà 5 pôles d’échanges à des points stratégiques, plus de 8 stations de correspondance programmées, 2 parkings relais opérationnels (L’Oasis et Aïn Sebaâ) et d’autres en cours de réalisation ainsi qu’un système de billetterie favorisant l’intégration tarifaire avec le réseau des bus et les services de mobilité.

    En effet, d’ici 2022, il sera possible avec le même ticket (à 6 DH sauf décision contraire de la ville) de profiter de l’interopérabilité tram/BHNS/bus. Après le départ de M’dina bus (dont le contrat vient d’être résilié par la ville), le nouveau délégataire devra dès le départ intégrer cette donne. «Si tout va bien, nous pourrons lancer des tickets intégrés bus/tram dès l’année prochaine», assure la même source auprès de Casa-Transports.

    Si chaque ligne réalise en moyenne de plus de 100.000 voyages/jour et si les bus sont mis à niveau et jouent pleinement leur rôle, des millions de Casablancais emprunteront chaque jour les transports en commun, soit autant de trafic en moins sur les artères de la ville. Le tramway aurait donc aussi un effet de réorganisation de trafic et de flux des voitures.

    Une chose est sûre, le tram est un mode de transport qui contribue aussi à la requalification des espaces publics. Rien que pour la 1re ligne, il aura fallu opérer des aménagements de façade à façade sur une superficie de près de 90 hectares, la plantation d’un corridor vert de plus de 2.000 arbres le long des 31 km, la requalification de deux places du centre-ville, la reconversion en zone piétonne du boulevard Mohamed V.

    Sur la trajectoire de la ligne 2, deux places ont été requalifiées: Sraghna au boulevard El Fida et les préfectures à Aïn Sebaâ, soit environ 265 hectares d’aménagement urbain de façade à façade: réfection de la voirie, réhabilitation des trottoirs, plantation d’un corridor vert, éclairage public en LED, nouveau mobilier urbain…
    Autre impact non négligeable du tramway, celui relatif aux centres d’exploitation et maintenance. Le réseau en compte aujourd’hui 2 (Sidi Moumen et Sidi Bernoussi). Un 3e centre est prévu à Hantat (pour les lignes 3 et 4). Un centre de remisage est également situé non loin de la station «Les Facultés». «Ce sont de véritables centres d’excellence et de transmission de savoir-faire et de métiers qui n’existaient pas auparavant», souligne cette même source.

    Sans oublier les créations de centaines de postes d’emploi pour les jeunes diplômés. Les lignes en mode BHNS (bus à haut niveau de service) seront également dotées de leurs centres de maintenance. Les BHNS auront d’ailleurs le même niveau de service que le tram, avec une différence cependant, c'est qu’ils roulent sur pneu et non sur rail.

    Au même titre d’un tram, ces bus high-tech auront aussi des stations fermées, des couloirs dédiés avec des correspondances avec les lignes de tram existante. Les premiers BHNS devront être opérationnels dès 2021.o

    Aziza EL AFFAS

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