×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Médecine légale: «Nous ne partons pas de rien»

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5447 Le 06/02/2019 | Partager
    Le directeur des affaires pénales relativise l’ampleur de la crise
    Des mesures sur les honoraires pour rendre la spécialité attractive
    hicham_mellati_047.jpg

    «Le terme catastrophique ne traduit pas la réalité. Malgré les contraintes et les défis que rencontre l’exercice de la médecine légale au Maroc, la situation s’apprête au changement», souligne Hicham Mellati, directeur des affaires pénales et de la grâce au ministère de la Justice (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: La médecine légale est dans une situation catastrophique. A part le projet de réforme, que faut-il faire pour relancer cette activité décisive pour une justice équitable?

    - Hicham Mellati: Le terme «catastrophique» ne traduit pas la réalité. Malgré les contraintes et les défis que rencontre l’exercice de la médecine légale au Maroc, la situation s’apprête au changement. L’obstacle majeur en matière de médecine légale est l’inexistence d’un cadre juridique adapté. Après l’élaboration de projet de loi, les difficultés du secteur peuvent être surmontées avec la mise en place des moyens humains, financiers et logistiques pour renforcer la médecine légale au Royaume. Le ministère de la Justice a également préparé un autre projet de loi visant à abroger et remplacer les dispositions de la loi 23.86 relative à l’organisation des taxes judiciaires en matière pénale. Ce texte a pour objectif d’augmenter les honoraires des médecins praticiens de la médecine légale.

    - Quels sont les besoins en médecins légistes?
    - Actuellement, 13 médecins légistes sont en activité dont la plupart exercent dans les métropoles. A ce chiffre, il faut rajouter des médecins exerçant aux bureaux municipaux d’hygiène et aux établissements sanitaires. Ils assurent un nombre important d’attributions en rapport avec la médecine légale. Ce constat a été pris en compte lors de la préparation du projet de loi. L’article 4 dispose que les attributions de la médecine légale s’effectuent aussi par les médecins exerçant aux bureaux municipaux d’hygiène et aux établissements sanitaires relevant du ministère de la Santé, et qui seront soumis, conformément aux dispositions de l’article 37, à un cycle de qualification en médecine légale.

    - Comment moderniser l’action des médecins légistes et rendre cette activité attractive?
    - En plus de l’adoption et la mise en œuvre de ce projet de loi, il faudra améliorer le régime indemnitaire des praticiens par l’augmentation de leurs honoraires. A cela s’ajoutent la mise en place des ressources humaines qualifiées et des moyens logistiques nécessaires à l’exercice de la médecine légale.

    Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc