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    Economie

    La facture de la compensation se stabilise

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5447 Le 06/02/2019 | Partager
    Le butane reste un amortisseur malgré des cours moyens en hausse
    La Caisse dégage une économie de 414 millions de DH sur le sucre importé
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    Les cours mondiaux du sucre ont amorcé une tendance baissière depuis début 2018. En moyenne, la baisse a atteint 22% par rapport à l’année précédente. Actuellement, la tonne du sucre est négociée à moins de 300 dollars   

    Comme nous l’annoncions dans notre édition du 16 août 2018, la charge de compensation a légèrement marqué le pas. Selon les données de la Trésorerie Générale du Royaume, le montant global décaissé s’est contracté de 2,1% par rapport à l’année précédente à 13,7 milliards de DH.

    Ceci, bien évidemment sous l’effet des cours du gaz butane qui se sont inscrits en forte baisse sur les deux derniers mois de l’année. Néanmoins, la charge pèse lourdement sur le budget: 5,1% des recettes fiscales ordinaires ou encore 1,2% du PIB. 

    Le montant total des dossiers présentés à l’instruction à la Caisse de compensation jusqu’au 31 janvier s’élève à 15,2 milliards de DH. Ce chiffre englobe les frais de transport, le premier mois de l’année 2019 et les arriérés à régler aux opérateurs: 5,2 milliards de DH. 

    L’année 2018 a été marquée par une fluctuation des prix du gaz butane à l’international. Avec des pics qui ont dépassé les 600 dollars la tonne sur les mois de septembre et octobre, suite aux sanctions annoncées contre l’Iran par l’administration américaine.

    Un niveau qui a enregistré une chute de 30% sur les deux derniers mois de 2018. A fin décembre dernier, la tonne du gaz butane se négociait à moins de 400 dollars. Toutefois, la moyenne des prix sur toute l’année s’était appréciée de 11% par rapport à 2017.

    En revanche, les prix du sucre ont été marqués par une tendance baissière sur toute l’année. Leur plus bas niveau a été constaté au mois de mai, avec l’annonce des prévisions de production, soit 286 dollars la tonne. Alors que le plus haut niveau a été enregistré  au mois de janvier 2018, soit 323 dollars la tonne (voir infographie ci-dessus).

    Le marché international du sucre est conditionné par plusieurs paramètres, notamment l’évolution des stocks, les prévisions de la production et surtout les conditions climatiques dans les pays gros producteurs et exportateurs. En particulier, le Brésil.

    Dans ce contexte, la moyenne annuelle des cours mondiaux du sucre a chuté de 22%  par rapport à l’année 2017. Cette situation a permis à la Caisse une recette de 414 millions de DH au titre du sucre brut importé contre une charge de 229 millions une année auparavant.

    Par contre, la subvention servie à la consommation du sucre produit localement dépasse toujours les 3 milliards de DH. Bien qu’en léger repli de 1%, le montant global s’est élevé à 3,15 milliards de DH en 2018 contre 1,19 milliard une année auparavant.

    C’est la combinaison d’une hausse soutenue de la consommation et une stabilité de la compétitivité de la production. Surtout de celle résultant de la canne à sucre. La subvention forfaitaire de sucre par kilogramme est toujours figée au niveau de 2,8 DH/kg. Selon la Caisse, le paiement de la subvention arrêtée à fin décembre 2018 a totalisé  un montant de 12,5 milliards de DH.

    Le gaz butane accapare plus de 9,6 milliards alors que le sucre a prélevé près de 2,9 milliards de DH. Les encours qui restent à fin janvier dernier s’élèvent à 5,27 milliards de DH dont 4,4 milliards pour le gaz butane. A noter que ce produit pèse pour les ¾ dans la charge de la compensation.

                                                                                  

    Le pétrole tire le gaz vers le bas

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    Les prix de pétrole ont connu une forte baisse fin 2018, suite à une hausse de l’offre et une faiblesse de la demande. La baisse de la production iranienne est plus que compensée par les autres grands producteurs. Ainsi, les cours du Brent ont chuté à 56 dollars en moyenne en décembre, leur plus bas niveau depuis septembre 2017, marquant une chute de 30% depuis leur pic d’octobre et de 12% depuis début 2018.

    Après avoir reculé à environ 50 dollars fin décembre, les cours pétroliers se sont inscrits en hausse pour atteindre 62 dollars le 18 janvier 2019. Cette reprise intervient suite à la décision de l’OPEP et de certains pays non membres de réduire leur production de 1,2 million de barils/jour, à partir du 1er janvier 2019.

    Dans le sillage du pétrole, les cours du gaz butane ont baissé de 12% en décembre 2018 pour s’établir à 379 dollars la tonne en moyenne, avant de repasser à 440 dollars la tonne le 18 janvier 2019.

    A.G.

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